LAMBERT, Michaël (né en 1975)

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“Né le 23 octobre 1975, Michaël LAMBERT écrit du théâtre, de la poésie, des nouvelles, des scénarios de courts-métrages, de bandes-dessinées et des romans. Sa pièce Ali, l’invincible a obtenu le Prix de l’Aide à la Création et le Prix de la SACD lors du Concours de l’Union des Artistes 2005. En 2006, il a participé à l’écriture collective de la pièce Microsouft World, mise en scène par Alexandre Drouet. Sa pièce Achille et Sarabelle a été sélectionnée au Rencontres Jeunes Publics de Huy en 2007. Sa dernière pièce Buiten, quand j’ai démissionné j’ai embrassé ma femme et ma fille a été présentée à Liège en 2012 dans une mise en lecture de Luc Baba.

Sa nouvelle Pachyderme Péril a obtenu le deuxième prix du concours 2010 de la Maison de la Francité. Des extraits de son recueil de poésies Extinction de l’espace humain ont été lus en 2010 au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Michaël Lambert a travaillé dans la production de théâtre jeune public et animé des ateliers d’écriture pour l’asbl ImaginAction. Il a co-organisé pour le plaisir des soirées littéraires décontractées et familiales : les bolos-lectures. Il s’implique toujours dans plusieurs initiatives qui fédèrent des artistes liégeois dont le Comptoir des Ressources Créatives et le Collectif des Ecrivains Liégeois.

Depuis 2009, il participe régulièrement à des performances poétiques et à des scènes slam. Le 28 mars 2014, il a donné une lecture-performance de son recueil de poésie Ma petite boucherie (éditions Maelström). Le 17 octobre 2015, il était finaliste du championnat de Belgique de slam à Bruxelles. [d’après LIEGE-LETTRES.BE]

© Marie Jérôme

J’écris des récits inspirants pour celles et ceux qui veulent rendre le monde meilleur, en reprenant le contrôle de leurs propres histoires.


Le site LIEGE-LETTRES.BE propose également la bibliographie de l’auteur, que nous avons mise à jour :

Théâtre
  • Microcosme éthique, œuvre de jeunesse, inédit (1993)
  • Génération caoutchouc, sur le thème du sida et de l’exclusion, 1e version (2002) déposée à la Médiathèque de Vaise (Lyon) et 2e version (2003) au Centre d’Ecriture Dramatique – Wallonie-Bruxelles
  • Marx et Dingo, sur le thème de la société de consommation, déposée au Centre d’Ecritures Dramatique – Wallonie-Bruxelles (2003-2004)
  • Le cirque aux alouettes, sur le thème de la filiation, déposée au Centre d’Ecritures Dramatique – Wallonie-Bruxelles (2003-2004)
  • Graine de pistache, pièce jeune public, sur le thème de l’exil, déposée au Centre d’Ecritures Dramatique – Wallonie-Bruxelles (2005)
  • Bourse de relecture de la SACD avec Stanislas Cotton pour Espérance, sur le thème de la lutte contre l’extrême droite (2005)
  • Ali, l’invincible, pièce jeune public, sur le thème de l’enfance maltraitée, déposée au Centre d’Ecritures Dramatique – Wallonie-Bruxelles (2005)
  • Participation à l’écriture collective de Microsouft World de Macamada, sur le thème de la mondialisation (2006)
  • L’arbre à lait, pièce jeune public, sur le thème de l’alimentation, inédit (2006)
  • Les Autres, pièce jeune public, sur le thème de l’exclusion, inédit (2006)
  • Achille et Sarabelle, pièce jeune public, sur le thème de la solidarité, déposée au Centre d’Ecritures Dramatique – Wallonie-Bruxelles (2007)
  • Buiten, quand j’ai démissionné, j’ai embrassé ma femme et ma fille, sur le thème de l’aliénation, inédit (2012)
  • Du futur faisons fable rase, sur le thème de la tuerie de la place St Lambert (projet en cours)
Scénarios
  • Léo, scénario BD pour la dessinatrice Delphine Hermans, inédit (2005)
  • L’enveloppe jaune, aide à l’écriture du scénario de court-métrage de Delphine Hermans, Caméra-etc (2006)
  • Avec ou sans sel ; Le Carnet de Chico, aide à l’écriture de scénarios de court-métrage, Caméra-etc (2006-2007)
  • Papa et moi ; Bono, séries d’albums jeunesse, inédits (2011-2013)
  • Bourse de relecture de la SACD avec Frederik Peeters pour Génération
  • Standard de Liège : au coeur de Sclessin, scénario de BD avec David Rosel (2019)
  • Standard de Liège : tous ensemble !, scénario de BD avec David Rosel (2021) ; également traduit en Néerlandais, Allemaal Samen !
  • scénario de BD, avec le dessinateur Sébastien Godard (projet en cours).
Poésies
  • Le Croque-vivant, inédit (2003), extraits parus dans la revue Le Fram n°19 (hiver 2008-2009)
  • L’aube des oiseaux, inédit (2005),
  • Raisonnance, inédit (2008)
  • Extinction de l’espace humain, inédit (2009), extraits parus dans La nouvelle poésie française de Belgique, Le Taillis Pré (2009)
  • Déraison d’espérer, inédit (2012)
  • Ma petite boucherie, Bookleg #103, éditions Maelström (2014).
  • L’homme chouette et l’ours qui danse (projet en cours)
  • Habiter le monde (projet en cours)
  • Des humains chouettes, recueil (n.d.)
  • L’aube des oiseaux, éditions Boumboumtralala (2021), illustré par Bénédicte Wesel
Nouvelles et romans
  • Se fier aux apparences, recueil de nouvelles, inédit (2010)
  • Sans mentir, roman jeunesse, inédit (2011)
  • Mad, Murmure des Soirs (2016)
  • Femmes de Rops, Murmure des Soirs (2018)
  • Chamane – Tome 1 : Les esprits de la colline, roman jeunesse (à paraitre)
  • Sauver Fély (projet en cours)
  • Se fier aux apparences, nouvelles (n.d.)

Enfin, aujourd’hui, je mets mon expérience au service de celles et ceux qui cherchent des récits inspirants ou qui souhaitent en écrire en créant la communauté de l’arbre qui marche. J’y développe la notion de bionarration et les laboratoires de récits inspirants !

 

Plusieurs œuvres de Michaël Lambert sont présentes dans notre boutique, parmi lesquelles son dernier recueil de poésie : L’aube des oiseaux (2021)

 

 


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Nestor : du burlesque au grave, tous les coups sont permis

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Nestor, Camille Pier de son vrai nom, compose et interprète des shows mêlant plusieurs genres littéraires que sont la chanson, la poésie, le slam, le one-man-show. Slameur actif en Belgique et ailleurs en Europe, sa poésie mêle l’humour cartoon, la détresse humaine, et la grandiloquence de Broadway. Rencontre avec Nestor, à la fois personnalité militante pour la cause trans’ et artiste inspiré.

Retrouvez-le sur scène lors de la finale des
prix Paroles Urbaines, le 23 avril prochain

LES DÉBUTS…

Après mes études de romanes à Liège, je suis allé dans une école de théâtre à Bruxelles, à LASSAAD. Je suis passé de l’étude des mots à l’absence de mots avec un travail axé sur l’expression corporelle et le mime. Le cabaret m’a donné plus d’espace et de liberté que le théâtre.
J’ai commencé le slam il y a cinq ans, à Liège, à La Zone. Sur les scènes slam, j’ai retrouvé une part performative et improvisée, comme au cabaret. Tu viens avec ton texte étudié et la façon dont tu l’interprètes dépend beaucoup de la réception du public et du lieu. J’aime beaucoup cette prise de risque. A l’époque, je chantais et j’étais accompagné d’un ukulélé et là, a cappella, j’ai senti que la dimension poétique était amplifiée car elle n’était pas conduite par la musique.

Au début, je faisais les choses un peu de manière intuitive, sans trop me poser de questions. J’avais très envie de mélanger le chant, la danse, un côté burlesque. L’un des premiers retours que l’on m’ait fait sur la technique que j’employais, c’était que j’étais trop théâtral, trop cabaret, notamment après ma première participation aux Prix littéraires Paroles Urbaines. Suite à ça, j’ai essayé de m’adapter un peu et de faire des choses plus littéraires mais je n’y suis pas arrivé. Que du contraire, je ne me suis pas arrangé : j’ai traduit des chansons de Disney pour les adapter à la transidentité, j’ai écrit un texte sur le cancer de mon père durant lequel je twerke sur scène… Je fais pas mal de choses que les gens qualifieraient de cabotinage mais, pour moi, l’aspect surjoué a beaucoup de sens.

EVOLUTION, TRANSITION…

Ce qui n’a pas vraiment changé entre les deux participations aux Prix, c’est le style, le mélange des genres, le côté surjoué, un peu cartoon, burlesque mais entre les deux moments, j’ai vécu une transition, un événement qui a chamboulé toute ma vie personnelle mais aussi ma vie artistique. Je me rends compte que je ne suis plus le même sur scène. J’ai une joie de performer que je ressentais déjà avant mais que maintenant je suis plus à même de communiquer. Avant, il y avait une peur systématique et pas du tout justifiée de ne pas être accepté par le public et de devoir batailler pour faire entendre une sensibilité que je ne croyais pas normale. Avant, quand je montais sur scène, j’avais peur que cela se voie que j’étais trans et pourtant je parlais déjà de ces thématiques-là mais j’avais peur que ce ne soit pas accepté. Maintenant, je n’ai plus peur de ce que les gens peuvent penser de mon intériorité et de ma sensibilité particulière. Je crois qu’assumer qui je suis et ce que je suis émotionnellement est beaucoup plus important qu’assumer une technique particulière, issue du cabaret.

Continuer à lire l’article de Lisette LOMBE (Lezarts Urbains)