TAROT : Arcane majeur n° 03 – L’Impératrice

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“L’arcane L’impératrice est la troisième lame du Tarot de Marseille. C’est une femme assise sur un trône qui tient un sceptre et un bouclier avec un aigle. C’est la puissance féminine qui pense et s’exprime. L’arcane L’Impératrice symbolise l’art de la communication, les facilités pour s’exprimer et les capacités de créativité. C’est la sensibilité au service de l’échange et de l’expression de ses idées. L’Impératrice est une image de la femme et de la mère dans sa dimension sensible et expressive. Elle représente l’art de mettre en forme les idées et de trouver des solutions conviviales aux diverses situations. L’Impératrice symbolise les relations sociales et familiales harmonieuses. Elle prend sa place dans toute situation et sait imposer sa façon de voir. Elle possède une autorité naturelle. Dans sa face sombre, L’Impératrice a une parole blessante ou cassante. Elle parle trop ou mal à propos. Elle ne laisse pas assez de place à l’autre et ne communique pas assez bien ce qu’elle pense. Elle peut abuser de sa position de pouvoir.” [d’après ELLE.FR]


L’Impératrice (Tarot de Marseille)

    1. Lame droite : Des racontards. Un secret révélé au grand jour qui dissipera des calomnies. Une femme fera des aveux.
      1. A côté – LA LUNE : Il y a danger sérieux.
    2. Lame renversée : Gros rhume.
      1. A côté – LA LUNE : Maladie grave avec confession singulière.
      2. A côté – LE SIX DE DENIERS : Il y aura Banqueroute.

L’Impératrice ou la Vulve rieuse (Intuiti)

DESCRIPTION : Ici, on entre dans la sphère de la gestation, du papillon qui s’extrait de sa chrysalide, c’est la naissance, c’est le rire d’Athéna qui jaillit du crâne douloureusement ouvert de Zeus. C’est la féminité active, prêt à l’amour, généreuse, abondante, audacieuse et apparemment sans limite. C’est une lame qui évoque la Mère Nature, la beauté des Nymphes, la magie de la Femme. Mais il est également question de superficialité, comme dans un éclat de rire spontané qui explose sans raison ; c’est l’expression joyeuse d’un être qui n’est pas encore vraiment mature.
Enfin, la créativité devient réalité. C’est le moment de vous demander  : “Quel est mon rapport à ma propre spontanéité ? Ai-je peur de ne pas avoir des bases assez solides sous les pieds ? Est-ce que je permets au choses d’arriver librement ou est-ce que je les bloque dès le départ ?”
Les personnes qui aiment cette carte sont spontanées, elles sont prêtes à faire confiance à leur intuition et à se lancer dans une nouvelle aventure, même si elles ne sont pas toujours sûres de leur coup.  Les personnes qui n’aiment pas cette lame ont besoin de certitudes et regardent toute nouvelle idée avec méfiance si elle surgit sans prévenir. L’archétype évoqué par cette carte suggère une manière de vivre plus explosive et joyeuse : agir d’abord, sans s’interroger longuement pour savoir si une idée est bonne ou mauvaise. Le revers de la chose peut également constituer un avertissement : peut-être votre personnalité est-elle trop turbulente et il commence à être temps d’adopter une approche plus réfléchie.

L’HISTORIETTE : Quand elle rit, les fleurs se colorent dans l’herbe fraîche et c’est le Printemps qui marche. Quand elle rit, des enfants naissent dans ses pas. Quand elle rit, les poètes jubilent de leur inspiration retrouvée, les poivrots lèvent leurs verres pleins et même les voleurs fêtent leur évasion bien organisée. A la face de quiconque essaie de contrer les effets de son rire prodigieux, elle rit… simplement.

LA RECOMMANDATION : “Soyez spontané et ne craignez rien !


L’Impératrice : éclatement créatif, expression (Jodorowsky)

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EXTRAIT : “l’Impératrice, comme toutes les cartes du degré 3, signifie un éclatement sans expérience. Tout ce qui était accumulé dans le degré 2 explose de façon foudroyante, sans savoir où aller. C’est le passage de la virginité à la créativité, c’est l’œuf qui s’ouvre à la vie et laisse sortir le poussin. En ce sens, L’impératrice renvoie à l’énergie de l’adolescence, avec sa force vitale extrême, sa séduction, son manque d’expérience. C’est aussi une période de la vie où on est en pleine croissance, où le corps a un potentiel de régénération exceptionnel. C’est aussi l’âge de la puberté, la découverte du désir et de la puissance sexuelle.
L’Impératrice tient son sceptre, élément de pouvoir, appuyé contre la région du sexe. Sous sa main, on voit pousser une petite feuille verte : elle pourrait représenter la nature naturante, un printemps perpétuel. La petite tache jaune qui ferme le bâton du sceptre indique que son pouvoir créatif s’exerce avec une grande intelligence. Les jambes ouvertes, très à l’aise dans sa chair, on pourrait la voir dans une position d’accouchement, comme si, après un processus de gestation elle accouchait d’elle-même. A son côté, sur la droite de la carte, on découvre une pile baptismale : elle est prête à baptiser ou à être baptisée, célébrant incessamment dans la vie comme une naissance sans cesse renouvelée. La lune croissante qui se dessine dans sa robe rouge renvoie la réceptivité de La Papesse. Elle nous rappelle ainsi que nous sommes pas à l’origine de notre force sexuelle et créative, qu’il s’agit d’une énergie cosmique ou divine qui nous traverse. Sa réceptivité à cette puissance est symbolisée par le trône bleu qui dépasse derrière ses épaules comme une paire d’ailes célestes. C’est dans cette réceptivité que L’impératrice puise toute sa force, toute sa séduction et sa beauté. Ses yeux verts sont les yeux de la nature éternelle, en relation avec les forces célestes. Elle possède un blason où l’on reconnaît un aigle encore en formation (une aile n’est pas tout à fait terminée). Nous verrons en étudiant l’Arcane IIII que l’aigle de l’Impératrice est un aigle mâle, alors que celui de L’Empereur est femelle ; elle porte en elle un élément de masculinité. De même, on remarque à son cou une pomme d’Adam très virile : cela indique qu’au cœur de la féminité la plus grande il y a un noyau masculin. C’est le point Yang dans le Yin du Tao, de même qu’au centre de la plus forte masculinité, on trouve un noyau féminin.
Sur sa poitrine brille une pyramide de couleur jaune avec une sorte de porte. Elle nous offre une entrée : si nous pénétrons la lumière intelligente du cœur de L’impératrice, nous pourrons exercer notre pouvoir créateur. Dans sa couronne, véritable boîte à bijoux qui symbolise la beauté de la créativité mentale, on cerne une grande activité intelligente (la bande rouge) qui coule vers le jaune de ses cheveux.
Aux pieds de L’impératrice, on découvre un serpent blanc qui symbolise l’énergie sexuelle dominée et canalisée, prête à s’élever vers la réalisation. Le sol carrelé de couleurs évoque un palais, une plante exubérante y pousse : ce n’est pas un environnement figé, il est constamment enrichi par de nouveaux apports, et la nature y a une place de choix.
L’impératrice porte un costume rouge, actif au centre, bleu vers les extrémités. C’est exactement l’inverse de La Papesse avec son costume froid et bleu au centre, et rouge à l’extérieur.
La Papesse nous appelle, mais lorsqu’on entre en elle, on peu être gelé et broyé si on ne sait pas comment la traiter. L’Impératrice, elle, brûle intérieurement, mais à l’extérieur elle se pare de froideur. Pour entrer en elle, il va falloir la séduire, ce qui n’est pas si facile. Mais une fois que l’on dépasse les défenses, on est reçu dans le feu créatif.

Fécondité • Créativité • Séduction • Désir • Pouvoir • Sentiments •
Enthousiasme • Nature • Élégance • Abondance • Moisson • Beauté •
Éclosion • Adolescence…”


La Mère universelle (Vision Quest)

L’ESSENCE : FORCE CRÉATRICE – Sollicitude -Créativité – Force de féminité avancée- Sagesse – Sympathie profonde – Bon cœur – Amour – Protection – Compréhension – Se sentir en sécurité..

LE MESSAGE INTÉRIEUR : La bonté véritable est toujours un cadeau du ciel ! Celui qu’elle effleure, voit sa souffrance se dissiper. Son cœur s’ouvre et reflète cet amour avec une profonde gratitude. Vous disposez également de cette force en vous. Laissez-la se manifester. Rendez votre lumière intérieure et votre amour visible. Ouvrez-vous à la source de votre force féminine. L’HEURE DE LA FEMME EST VENUE ! Il est temps de montrer votre propre féminité, votre propre femme -votre être-, et de lui accorder le respect et l’amour dont elle est digne. Si vous ne montrez pas de tendresse envers vous-même, qui alors, croyez-vous, le fera pour vous ? Si vous ne vous assumez pas purement et simplement vous-même, de qui donc l’ attendez-vous ? Tournez-vous vers votre propre femme -votre vraie nature- en vous. Homme ou femme ,
tournez-vous à présent vers la force de votre femme intérieure.
.

LA MANIFESTATION EXTÉRIEURE : Vous disposez de la bonne attitude non seulement pour vous aider vous-même, mais aussi les autres personnes à s’assumer et à accomplir leur vie sur celle Terre de façon plus positive. Vous servez d’exemple ! Acceptez cette responsabilité. Elle peut se révéler être le plus grand cadeau de votre vie. Il n’y a rien de plus réjouissant que de puiser à la source de votre plénitude intérieure intarissable et de laisser la force de votre cœur et la force de votre sentiment maternel se délivrer. Si vous commencez à vous reconnaître également dans d’autres personnes, la seule possibilité qui vous
reste est de révéler tout votre potentiel. Votre cœur s’est réveillé, vous êtes de retour en vous, vous avez reconnu votre vraie nature. Vivez-la’


L’Impératrice – L’Entendement
(tarot maçonnique)

C’est en haut qu’il convient de chercher la base du clair esprit.

Les symboles suscitent l’intuition, ils parlent à l’imaginaire, mais la raison doit être le guide qui conduit à travers ces arcanes afin de ne pas perdre la voie. Socrate recommandait la connaissance de soi, d’autres parlent de la nécessité de structurer les expériences et d’organiser les pensées. Un raisonnement clair, un parfait contrôle des émotions, permettent d’acquérir les garde-fou nécessaires pour avancer impunément dans le monde difficile des expériences psychiques. Cette lame est construite sur une combinaison de triangles et une trinité de symboles qui allie les principes actifs et passifs ainsi que le catalyseur. Alchimiquement il s’agit du Soufre, du Mercure et du Sel. Maçonniquement ce sont les trois “Lumières” découvertes par le nouvel apprenti : Équerre, Compas et Livre de la Tradition (ou de la loi). Les couleurs dominantes, bleue, jaune et rouge sont fondamentales et découlent de la séparation physique de la lumière. Elles permettent toutes les combinaisons imaginables. La teinte dorée se répand ici à l’intérieur du cadre, contrairement à la carte précédente pour laquelle la dorure se limitait à la périphérie de l’image. La matière inaltérable de l’or est traditionnellement et par analogie associée au soleil et à sa lumière rayonnante


La Femme verte (Forêt enchantée)

“La Femme verte se tient au solstice d’été, le 21 juin. Son élément est le feu. Associée au midi, elle est la manifestation terrestre de l’énergie solaire féminine…

DESCRIPTION : La Femme verte, produisant généreusement la nature, couronnée de fougères et de roses sauvages, exhale la parole de vie divine. Son expression calme et sereine suggère une souveraineté gracieuse. Autour de son cou, un torque celte en or représente le soleil tout au long de l’année. La coupe d’ambre jaune or posée devant elle est remplie du lait de l’amour. La sheela-na-gig qui l’orne représente la force de vie de toutes les femmes. La Femme verte symbolise la forêt au milieu de l’été. Ici, dans le feuillage luxuriant, demeurent les petits animaux et oiseaux de la Forêt enchantée. Il y a tout un écosystème dans les branches et un refuge sûr pour les innocents et les vulnérables sous ses racines…

SIGNIFICATION : La Femme verte incarne l’archétype féminin de la nature et de l’énergie verte. Sa présence équilibre celle de l’homme sauvage et représente la manifestation terrestre de l’énergie solaire féminine et la plénitude de la Grande Mère. Elle personnifie aussi la déesse de la Terre, manifestée parfois en tant que souveraineté, qui met à l’épreuve tous les nouveaux arrivants et offre à ceux qui réussissent ses tests des présents de royauté intérieure et d’amour et un lien très profond avec les richesses de la Terre. La lumière éclatante du soleil du solstice d’été se déverse d’elle, animant tout ce qu’elle touche et conférant une énergie illimitée. Ce personnage est complexe et subtil, mais extrêmement dynamique dans son interaction avec qui conque cherche à comprendre la nature de la Forêt enchantée. Elle sert de médiateur à la bénédiction sacrée de la fécondité terrestre et aux animaux qui l’habitent, et établit un lien profond avec la personne qui cherche à s’accorder au rythme de la Roue de l’année.
Dans la tradition arthurienne, la Femme verte confirme la royauté d’Arthur en lui confiant l’épée sacrée et en le désignant comme gardien des objets sacrés de Grande-Bretagne. Elle apparaît parfois sous les traits de la Dame du Lac, qui éduque tant Arthur que le jeune Lancelot. Dans d’autres récits, elle se manifeste en tant que Blanchefleur, courtisée par plusieurs des chevaliers d’Arthur et offrant les attaches intimes du mariage et de la joie à ceux avec lesquels elle partage sa générosité. Son rôle sacré est celui d’initiatrice dans le domaine de la Forêt enchantée.

POINTS ESSENTIELS DE LA LECTURE : Se montrant à une époque d’éducation et de protection, d’apprentissage et d’initiation, lorsqu’abondent les relations affectueuses et fertiles, tant humaines qu’universelles, la Femme verte est l’intermédiaire de la souveraineté sacrée de l’âme de la Terre et montre le chemin de la compréhension et de la communion avec la nature. Cette bénédiction est néanmoins accompagnée de responsabilité. Rappelez-vous que cet esprit magnifique, magnanime et généreux vit à travers vous, engendré par le souffle sacré de vie et offert à ceux ayant besoin de direction et de guérison. Apprenez ce qu’enseigne l’esprit joyeux et abondant de la Terre et identifiez-vous au monde et à votre véritable moi.

Racines et branches
• Mère universelle • Guenièvre • Isis • Matrice de la nature • Blanchefleur • Lady Marian • Maîtresse des animaux • Femme sauvage”


Brigantia (tarot celtique)

“Fille du Dagda et de la déesse mère Morrigan, Brigantia (Belisama chez les Gaulois, et Brigit dans le panthéon irlandais) est une jeune femme à l’allure gracieuse et très grande aussi bien physiquement que spirituellement (brig signifie justement haute, élevée).
Elle apparaît assez souvent en compagnie de deux doubles, ses sœurs, avec lesquelles elle préside aux arts, à la musique, à la poésie, à la médecine et à l’artisanat des métaux.
Multiplier par trois une divinité dans le but de lui conférer davantage de force et d’ampleur est un phénomène courant dans la culture celtique (en Irlande, c’est le cas des trois Macha, des trois Morrigan ou de Banbla, Fotla et Eriu, la fondatrice du pays). Nombreux sont par exemple les édicules votifs avec trois figures féminines (les trois matres mentionnées par les classiques latins) dont une, celle du milieu, coiffée d’une espèce de bonnet et tenant un enfant dans son giron, revêt le plus d’importance. On retrouve de la même manière l’idée de la terre mère chez Dana ou Ana, ancêtre de la lignée divine des Tuatha De Danaan, chez Tailtiu , la nourrice de Lug, ou chez la lascive Medb, sorte de Vénus celtique mariée au moins quatre fois et pourvue d’une foule d’amants auxquels elle accorde ses faveurs.
Brigit est encore honorée de nos jours en tant que reine de la fécondité lors de la fête d’Oimelc ou d’lmbolc, au début du mois de février quand, selon la légende, entre les flammes des cierges et les bêlements des agnelets, la sorcière Caillach (l’hiver) cède la place à la belle et printanière Brigit.
Associée au lait, au feu perpétuel et aux agneaux, Brigit est devenue sous l’influence du christianisme irlandais sainte Brigide, patronne des crémiers, souvent représentée au milieu d’un troupeau.

La carte

Grande, jeune et gracieuse, Brigit est la quintessence de la beauté et de l’harmonie. On la voit ici dans toute sa splendeur de divinité printanière, vêtue de blanc (allusion à la luminosité de la saison), entourée d’herbes et de fleurs dont cette déesse guérisseuse tire des mixtures magiques. Les immanquables agneaux l’accompagnent, symboles de jeunesse et d’innocence que l’on retrouve également dans le pendentif qu’elle porte autour du cou. Maîtresse des arts, de la musique et de la poésie (Ecne, sa petite-fille, est justement la déesse de la sagesse), elle souffle dans un cor dont le son réveille et renouvelle la nature.

Signification ésotérique

Celui qui ne campe pas sur ses positions mais qui se montre toujours prêt à se remettre en question fait preuve d’intelligence. Tout change, tout se renouvelle, et c’est dans ce changement perpétuel que réside la poésie de la vie. L’harmonie est la loi qui préside aux destinées du monde : n’importe quel événement ou situation, personne ou chose, indépendamment de sa bonne ou mauvaise apparence, est positif et juste s’il suit le rythme harmonieux de l’univers.
Brigit représente l’habileté créatrice au féminin, l’approche correcte de la réalité qui condense, dans les meilleures proportions, esprit et cœur, faculté de raisonner et intuition.

Mots clés : habileté, intelligence, guérison, poésie, féminité.

À l’endroit : art, musique, poésie ; clairvoyance, lucidité, clarté  d’intentions, étude, dynamisme, fermeté ; capacités intellectuelles et artistiques, volonté d’atteindre des positions élevées ; beauté, sympathie, charme, harmonie intérieure, triomphe de la féminité ; développement, progrès, protection de la part d’une femme, conseils judicieux, certitude, allégresse, nouvelles ; une rencontre déterminante pour l’existence, un mariage heureux, des enfants en bonne santé et intelligents ; promotion, bien-être matériel, santé, force physique, fécondité, grossesse désirée ; l’épouse, la sœur, la fille, une étudiante , une bonne conseillère, l’amie de cœur.

À l’envers : vanité, mensonge, présomption, légèreté, stupidité, ignorance ; erreurs, manque d’inspiration, fausses intuitions ; flatteries, égoïsme, actions déconseillées, désirs inassouvis; fatigue, apathie, indécision ; commérages, infidélité, crise affective, problèmes de communication au sein du couple ; grossesse non désirée ; échec d ‘examens et de projets, perte de biens matériels ; épuisement, avortement, maladies de la peau, du sein, des intestins et des poumons.

Le temps : mercredi et vendredi, printemps, été.

Signes du zodiaque : Vierge, Gémeaux.

Le conseil : réveillez l’énergie féminine qui sommeille en vous et essayez de penser avec votre cœur au lieu de votre esprit. Écoutez la voix de l’intuition et vous éviterez bien des erreurs.


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Lisons encore les symboles…

Le Bitu Magnifique (1959)

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Le Bitu Magnifique, c’est à la fois le chanteur et le recueil de chants. C’est l’éternel student, jovial, superbe, aux portes de la Vie, épris d’idéal, qui sait l’essentiel et tourne en dérision le superflu. C’est aussi le recueil, héritage du folklore des générations de studiosi à l’Alma Mater, créé au sein de celle-ci ou amené par eux depuis leur ville, leur village, enrichi par les traditions d’autres langues et d’autres terroirs. Le Bitu Magnifique, c’est toi, carissime commilito, lorsque tu fais résonner tavernes et ruelles des échos de ces chants qui cinglent la joue du bourgeois et la fesse de la putain !” [BITU.ORG]

Ami du raffinement et de la dentelle, passe ton chemin : la transcription qui suit ne fera ton bonheur qu’à partir de la 7ème bière ! Encore faut-il que tu sois garçon, universitaire ou en passe de l’être, prompt au pet comme au rot et que la galanterie française te soit aussi naturelle qu’un chapeau à plumes sur un gorille ougandais. Toute allergie à la guindaille, au bizutage machiste ou aux combats de catch dans le vomi devrait te faire tourner le dos sans effort…

Pour ceux auront été interpellés par l’approche de Ernst Cassirer, ce philosophe allemand contemporain de Heidegger, qui avançait que l’homme -et la femme- étaient, par nécessité, créateurs de formes symboliques ; pour ceux qui s’intéressent justement à ces formes symboliques lorsqu’elles sont créées par des groupes et des communautés comme références de leur culture partagée et, partant, comme outil de contrôle de l’appartenance au dit groupe (gestes de reconnaissance, chansons à connaître par cœur, pratiques hebdomadaires et plus encore) ; pour tout ceux qui, comme Achille Chavée (1906-1969), sont des “vieux peaux-rouges qui ne marcheront jamais dans une file indienne” et qui, du coup, regardent d’un œil méfiant tout système fermé où l’allégeance à un code partagé est obligatoire ; pour tous ceux-là donc, le phénomène “Bitu” qu’il soit “petit” ou “magnifique” est d’un intérêt exotique certain.

La liste est longue des chansonniers estudiantins belges qui, édités par les confréries de chaque université, ont fini dans le caniveau après une guindaille sans matin. Le site CHANSONS-PAILLARDES.NET fait remonter l’édition de ces chansonniers au début du XVIIIe : l’éditeur Uriel Bandant (sic) aurait commis Le recueil du Cosmopolite dès 1735. Suivront, parmi d’autres, des ouvrages de haute tenue comme Le Parnasse libertin en 1772, La Gaudriole, chansonnier joyeux, facétieux et grivois chez les Frères Garnier (1849), Le panier aux ordures (Bruxelles, 1880), le Chansonnier des Etudiants Belges (publié par la Stùdentenverbindùng Lovania avec 800 chants, mélodie et paroles, 1901), La Chanson Estudiantine (Liège-Universitaire, 1909), Les Fleurs du mâle (ULB, 1922)… et en veux-tu en voilà. Qu’il s’agisse de ‘chansons de salle de garde’, de ‘chansons d’internat’ ou de ‘chansonniers de guindaille’, les grands éditeurs ne se sont pas toujours penchés sur le sujet et vous ne trouverez pas le Petit Bitu en Pléiade, avec une jaquette imperméable.

D’où l’intérêt de conserver sur nos serveurs des éditions anciennes de ces joyeux recueils, accessoires incontournables de fêtes paillardes dont on pourra débattre de l’intérêt. C’est le cas pour cette version de 1959 du Bitu Magnifique que nous transcrivons pour vous (et qui sera disponible en PDF dans la documenta) : il a été retrouvé en quasi décomposition dans la table de nuit d’un proche. A vous le plaisir de chercher dans le texte pourquoi on arrivait plus à refermer le cercueil de Saint-Nicolas…


TRANSCRIPTION EN COURS…


© Elio Nardellotto

Recueil de cantiques bachiques, à peine érotiques, agrémenté d’illustrations hardies (1959)

Ce chansonnier, édité par des étudiants, leur est strictement réservé et ne peut être mis dans le commerce.

Avertissement

Ce recueil ne doit pas entrer
Au sein des paisibles familles,
Il n’est pas fait pour pénétrer
Chez les jeunes filles ;

Ce n’est pas qu’il soit immoral,
Mais il est souvent assez leste ;
Il est gai, c’est le principal,
Qu’importe le reste.

Notre idée en faisant ceci,
Ce fut tout bonnement d’écrire
Et de perpétuer aussi
Des chants qui font rire.

Aux francs compagnons, dédié
Peut-être par des mains profanes,
Ce livre sera manié
Jusqu’à ses arcanes.

Il n’aura pas un bon accueil
Chez l’adolescent trop pudique,
Mais son avis, il s’en bat l’œil :
Allez la musique.

GEORGES


CHANSONS PATRIOTIQUES

LE CHANT DES ETUDIANTS WALLONS

CHANSON LIÉGEOISE
Refrain

Car nous restons
De gais Wallons,
Dignes de nos aïeux, Nom de Dieu!
Car nous sommes comme eux, Nom de Dieu !
Disciples de Bacchus
Et du roi Gambrinus

Que jusque tout au bord
On remplisse nos verres,
Qu’on les remplisse encore
De la même manière,
Car nous sommes les plus forts
Buveurs de blonde bière.

Nous ne craignons pas ceux
Qui dans la nuit nous guettent :
Les Flamands et les gueux
A la taille d’athlètes,
Ni même que les cieux,
Nous tombent sur la tête.

Nous assistons aux cours
Parfois, avec courage,
Nous bloquons certains jours,
Sans trop de surmenage,
Mais nous buvons toujours
Avec la même rage,

Et quand nous fermerons l’œil,
Le soir de la bataille,
Pour fêter notre deuil
Qu’on fasse une guindaille,
Et pour notre cercueil,
Qu’on prenne une futaille.

Et quand nous paraîtrons
Devant le grand saint Pierre,
Sans peur, nous lui dirons :
« Autrefois, sur la terre,
Grand saint, nous n’aimions
Que les femmes et la bière.

*

VALEUREUX LIÉGEOIS
Refrain

Valeureux Liégeois,
Fidèles à ma voix
Volez à la victoire.
Et la liberté
De notre cité
Vous couvrira de gloire.

César vainqueur de l’univers
Te décerna le titre de brave
Des Romains tu brisas les fers
Jamais tu ne vécus esclave.

Célébrons par nos accords
Les droits sacrés d’une si belle cause
Et rions des vains efforts
Que l’ennemi nous oppose.


S’amuser encore…

TAROT : Arcane majeur n° 02 – La Papesse

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“L’arcane La Papesse est la deuxième lame du Tarot de Marseille. Elle représente une femme assise tenant sur ses genoux un livre ouvert couleur chair, sa coiffe sort dans la case d’en haut. Cette femme symbolise le savoir. Elle est branchée sur la connaissance intuitive. Elle possède le livre de la sagesse. L’arcane La Papesse représente une position solide et stable pour le consultant. La Papesse est une image de mère protectrice et bienveillante. Elle apporte le soutien et le réconfort. La Papesse symbolise la puissance des acquis, la solidité des biens matériels qui donnent une assise stable et une autorité naturelle au consultant. La Papesse apprécie les choses de la vie et elle sait en user avec sagesse. C’est une bonne vivante. La Papesse est un symbole de fécondité et de patience. Elle prend le temps de préparer l’avenir et de laisser se faire les choses pour la réussite des projets. Dans sa face sombre, La Papesse devient écrasante et intrusive. C’est la mère envahissante. La Papesse est aussi le poids de l’inertie et le repli sur soi-même. Elle garde tout en elle et risque de s’étouffer à ne pas exprimer ce qu’elle retient.” [d’après ELLE.FR]


La Papesse (Tarot de Marseille)

    1. Lame droite : Accommodement – Le vol n’aura pas lieu
      1. à sa droite – Le Soleil : Calomnies
      2. à côté – Deux de Coupes : Festin – Banquet – Enivrement
    2. Lame renversée : Querelle violente – Festin raté, cause grande pluie
      1. à côté – Valet de Deniers : Vol dans la maison avec gros dégâts

La Grande Prêtresse ou la Sphère de la Gestation (Intuiti)

DESCRIPTION : Quand Victor Hugo a réalisé que sa vie sociale consommait le temps qu’il pouvait par ailleurs consacrer à l’écriture de Notre Dame de Paris, il a demandé à son majordome de cacher tous ses vêtements afin de l’empêcher de sortir avant qu’il n’eut fini le roman. Voilà la Sphère de la Gestation : ce qui est calculé et fermement décidé ne va pas s’encombrer du monde. C’est un symbole fort et lucide, qui sait ce qu’il veut et est bien conscient de ce qu’il faudra mettre en oeuvre pour y arriver, parfaitement capable de se retirer en soi pour trouver la nécessaire semence et attendre patiemment qu’elle éclose en une fleur épanouie. C’est une question d’apprentissage et de gestation. C’est le moment de se poser la question : “Qu’est-ce que je suis réellement en train de mijoter, à l’intérieur ? Pourquoi le garder caché si longtemps ? Est-ce chaud ou froid ? Est-ce que j’aime ce sentiment ou me refroidit-il ?” Les personnes qui aiment cette carte n’ont pas peur de se retirer du monde pour réaliser quelque chose ; elle est pour ceux qui accordent de l’importance à l’apprentissage et à la méditation. La carte est désagréable à ceux qui veulent tout, tout de suite, ceux qui n’ont peut-être pas le courage et la force de volonté de prendre le temps et l’espace nécessaires pour réellement créer quelque chose. L’archétype vous invite à vous offrir le temps de la recherche, où vous pouvez jouir de l’attente en termes profitables. En même temps, le risque existe d’attendre trop longtemps avant de sortir du buisson, voire de devenir une sorte d’intellectuel incapable d’agir : la pensée seule ne peut créer.

L’HISTORIETTE : Elle marche, insouciante, perdue dans ses pensées, au  milieu des tables de jeu. C’est avec la même insouciance qu’elle marcherait dans un bordel ou le long de rues mal famées ; jeune et pure, elle a les yeux voilés par une présence céleste. Elle marche comme une étoile dans la nuit…

LA RECOMMANDATION : “Jouissez du vide dont vous avez besoin !


La Papesse : gestation, accumulation (Jodorowsky)

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EXTRAIT : “La Papesse porte le numéro deux qui, dans les numérologies courantes, est associé à la dualité. Mais dans le Tarot, 2 n’est pas 1+1 : c’est une valeur pure, en soi, qui signifie accumulation. La Papesse couve. Première femme des Arcanes majeurs, elle nous apparaît cloîtrée, assise à côté d’un œuf aussi blanc que son visage ovale. Elle est doublement en gestation, de cet œuf et d’elle-même. Symbole de pureté totale, La Papesse révèle en nous la partie qui n’a jamais été blessée ni touchée, ce témoin virginal que nous portons, parfois sans le savoir, et qui représente, pour chacun d’entre nous, un puits de purification et de confiance, une forêt vierge inexploitée, source de potentialités. L’enfermement dans le temple, couvent ou cloître, est symbolisé par le rideau qui pend du ciel et s’enroule vers l’intérieur. La Papesse a souvent été vue comme une initiatrice, une magicienne. Elle a fréquemment été assimilée à deux grandes figures mythiques : la Vierge Marie, immaculée conception vouée à porter Dieu en son sein, et la déesse Isis, source magique de toute fécondité et de toute transformation. Sur sa coiffe, quatre pointes indiquent le nord, le sud, l’est et l’ouest : située au centre des points cardinaux, sa connaissance est reliée à la matière ; la prise de conscience s’effectue à travers le corps. Sa tiare sort légèrement du cadre, en se concentrant dans un point orange. La Papesse vient vers nous, pour parler à la fois de notre vie matérielle et de l’esprit pur. D’un point de vue négatif, on peut lire sa blancheur comme frigidité, rigidité normative, obsession de la virginité qui conduit à la castration, interdiction de vivre. Comme femme, elle peut être une mère néfaste qui ne laisse jamais éclore l’œuf et le couve d’une autorité glaciale. Le livre qu’elle porte la voue à l’étude et à la connaissance. De couleur chair, il nous indique qu’elle étudie les lois de l’incarnation humaine. On peut aussi penser, puisqu’elle n’est pas en train de le lire, que ce volume ouvert n’est autre qu’elle-même attendant qu’on vienne la déchiffrer, qu’on la réveille. Il renvoie également aux Écritures saintes : La Papesse accumule le langage de Dieu le Père, le langage vivant. Enfin, les dix-sept lignes signalent sa parenté avec L’Étoile : l’accumulation de La Papesse a pour horizon l’action de l’Arcane XVII. Dans le sens positif et initiatique. Papesse prépare une éclosion. Elle attend que Dieu vienne l’inséminer. Les trois petites croix qui ornent sa poitrine signifient que, bien que cloîtrée dans la matière, elle appartient au monde spirituel. Elle représente l’esprit pur qui habite en chacun de nous et nous appelle à communiquer avec cette force divine incorruptible. Hors de l’action, en pleine réception accumulative, elle épure avec intransigeance tout ce qui pourrait faire barrage à la vibration de l’énergie divine.

Foi • Connaissance • Patience • Sanctuaire • Fidélité • Pureté •
Solitude • Silence • Sévérité • Matriarcat • Rigueur • Gestation •
Virginité • Froid • Résignation…”


La guérisseuse (Vision Quest)

L’ESSENCE : INTUITION – Votre force de l’âme – Votre Anima – Initiation – Guérison – Amour pour l’humanité – Prophétie et Clarté – Force de vision.

LE MESSAGE INTÉRIEUR : La Guérisseuse est le symbole spirituel de votre Anima, votre force de l’âme, de votre profonde nature intérieure. Par la force de l’intuition et donc de l’initiation, elle a la capacité d’influencer et de favoriser les processus de guérison. Si vous faites confiance à cette énergie en vous, vous pouvez, vous aussi, vous guérir. Les adjectifs saint et sain comportent tous deux l’idée d’être raisonnable, sage et de mener une vie exemplaire. Initiation signifie dans ce cas être initié par sa propre force de guérison. La vraie intuition vient toujours des dimensions les plus profondes et plus élevées de notre être. Si vous vous détendez, elle monte d’elle-même des profondeurs de votre être. Plus vous manipulez votre inspiration avec allégresse et flexibilité et plus vos prévisions seront certaines. Plus vous êtes attentionné et éveillé et plus votre intuition travaillera avec simplicité et clarté.

LA MANIFESTATION EXTÉRIEURE : La vraie intuition ne peut être efficace  dans votre vie que si vous croyez en vous-même et si vous lui donnez les plages nécessaires pour s’épanouir. On ne peut ni la forcer, ni la produire par enchantement. Afin que votre intuition puisse également être efficace dans le quotidien, il est nécessaire d’observer vos schémas de pensées négatives et de les suspendre. De cette façon, il vous sera possible de puiser à partir de votre sagesse intuitive qui est très profondément liée à toute vie et à toutes les manifestations de l’univers. La sagesse profonde intérieure qui provient de cette base universelle de l’être est infinie et éternelle et souvent indicible. Il faut beaucoup d’attention pour se réveiller intérieurement. Et beaucoup d’amour pour guérir intérieurement. Le chemin qui y mène est de suivre votre intuition


La Papesse (tarot maçonnique)

Le miroir retourne l’image de soi, il aide à se bien connaître.

Cet arcane pose la question de l’être et de son devenir. Il invite à un retour sur soi. La Papesse située entre les deux colonnes est la gardienne de l’entrée du temple, de la frontière entre conscient et subconscient. Toute la lame est construite sur le principe de la dualité. La lumière a besoin des ténèbres pour s’exprimer ; le ciseau ne peut agir sans le maillet. L’équilibre est un continuel compromis de deux forces et il faut adapter son cheminement aux règles imposées par le pavé mosaïque noir et blanc. Avant de pénétrer dans le temple, il faut faire le point avec soi-même, c’est le rôle du cabinet de réflexion qui invite aux interrogations face à l’image que l’on perçoit de soi. Traditionnellement le serpent est symbole de prudence et de sagesse. En Occident il est le gardien des puissances terrestres, il veille dans les cavités enfouies. En Orient, le serpent Naga jaillit de la terre et trace dans le ciel un arc multicolore unissant le visible et l’invisible. Ainsi cet arcane invite à l’intériorisation pour faire surgir l’énergie vitale. C’est la voie de l’intuition.


Le Voyant (Forêt enchantée)

Le Voyant est au centre de la Roue dans le quadrant de l’eau et des émotions, se rapportant aux mystères de la Lune et de la Terre. Il a pour partenaire le Chaman et est un guide vers l’Arbre du monde.

DESCRIPTION : Le Voyant est enveloppé dans le manteau de sagesse du hibou, décoré d’animaux de pouvoir et d’esprits chamaniques. Il se tient devant l’Arbre du monde, tirant de la sagesse de ses racines descendant profondément dans le sol. Il est entouré des symboles des quatre éléments dont il est l’intermédiaire : la coupe, le bâton, la tête de flèche et la pierre. De l’ extrémité de son bâton pend un petit sac en cuir renfermant un jeu de runes. Son visage est caché dans la pénombre. Sa voix est grave et il parle par énigmes, mais si vous écoutez, il vous dirigera vers de nouveaux commencements plus sages.

SIGNIFICATION : Placé au cœur de la Roue et de la Forêt enchantée, dans le quadrant de l’eau, le Voyant représente l’intuition naissant du calme et de l’intériorisation du séjour auprès de l’Homme encapuchonné. Présent au cœur d’un univers intérieur personnel, il peut procurer la connaissance et l’aide nécessaires à l’extériorisation de cette énergie dans le monde matériel sous forme de pouvoir, de sagesse ou de fins créatives. Intermédiaire oraculaire du principe intuitif et imaginatif féminin, la médiation du Voyant repose sur l’énergie ancrée et le savoir-faire. Tout cela est symbolisé par son manteau emplumé, qui représente l’envol de la pensée et de l’intellect, mûri et stabilisé grâce à son pouvoir profondément enraciné dans la mémoire de la Terre. Le Voyant se tient au centre de la Roue et du monde intérieur de l’individu, devant le Chaman. En plus de guider l’âme, il est un catalyseur de la manifestation du travail créatif et artistique. Les idées passent par le domaine irréel des rêves et des états de transe, mais le Voyant est le médiateur intérieur archétypal qui les transforme en œuvres littéraires, en chants et en danses. Il inspire le lien émotionnel avec un livre ou un morceau de musique, fait monter les larmes aux yeux à la fin d’un film touchant ou fait rire à une histoire drôle. Grâce à sa capacité inhérente à équilibrer l’émotion, l’intellect et la volonté, il nous incite à changer notre monde matériel et se fait le meilleur médiateur de toutes les forces élémentales présentes dans la Forêt enchantée. Le Voyant encourage l’exercice positif de la volonté, manifesté à travers l’émotion et l’engagement et incarné par un effet matériel. Il représente l’une des formes plus pures et les plus bénéfiques de magie terrestre.

POINTS ESSENTIELS DE LA LECTURE : Le moment est venu de focaliser votre pouvoir et le laisser vous traverser. Beaucoup de rêves ou de désirs liés au processus émotionnel créatif sont prêts à être appliqués dans la vie quotidienne et vous devez donner maintenant libre cours aux envies cachées ou refoulées. Cela peut aussi se rapporter à la guérison, aux relations sexuelles ou aux partenariats. La manifestation des intuitions spirituelles ou ésotériques dans la vie pratique et matérielle de tous les jours apportera des récompenses et des résultats notables. C’est un signe de maturité. Le Voyant se rapporte aussi aux impulsions créatives comme les beaux-arts, les savoir-faire et les arts mécaniques, ainsi qu’à la joie d’offrir du plaisir et du savoir à autrui.

Racines et branches
Inspiration et sagesse • Prophétie oraculaire • Vision intérieure • Vol chamanique • Guérison de l’âme • Empathie avec la nature


Damona ou Morrigan (tarot celtique)

“La déesse mère des Gaulois, qui exprime la qualité féminine de son énergie maternelle et fécondatrice à travers la présence de la corne d’abondance, ne revêt pas comme Cerumno l’apparence d’une jeune biche, mais souligne son appartenance à la forêt en chevauchant un cerf, justement. Dans le mythe irlandais, la réincarnation devient métamorphose, série de passages à des formes de vie différentes. C’est le cas du dieu gallois Gwydion, fils du dieu-ours Math, qui est puni pour avoir volé les porcs du seigneur d’outre-tombe et condamné à une longue suite de transformations animales, dont une en jeune faon. Damona est le prototype gaulois de la déesse mère, qui apparaît souvent seule et parfois amplifiée par groupes de trois. Il en va de même dans les cycles légendaires irlandais, où les trois Morrigan, les trois Macha et les autres divinités de la terre (parmi lesquelles Eriu, qui donne son nom au pays) associent les qualités féminines de la fécondité et de la réceptivité à la valeur guerrière et à l’habileté à la course et à la lutte.

LA CARTE : La déesse mère est représentée à cheval sur un cerf qu’elle enserre d’un geste protecteur de la main droite, tandis que le creux du bras gauche accueille une corne d’abondance, symbole de profusion et de fécondité. Vêtue et coiffée simplement comme il sied à une divinité de la terre et de la végétation (d’où ses habits aux couleurs de la forêt), elle porte ce pendant autour du cou un lourd collier agrémenté de la forme d’un oiseau, emblème de l’âme dans la pensée celtique.

SIGNIFICATION ÉSOTÉRIQUE : Accueillir, comme le fait la terre mère avec la graine qui germe dans les profondeurs de ses entrailles, devenir coupe ou corne d’abondance pour recevoir et produire en silence, avec la patience de ceux qui connaissent les rythmes de la nature et des saisons, suivre son cœur : telle est la voie qui convient le mieux à la réalisation ; une voie lente, voire douloureuse, comme l’indiquent les épines des ronces et de l’églantine qui barrent le chemin au cerf, mais sûre.

MOTS CLEFS : fécondité, sagesse, instinct, secret, énergie de la nature, végétation.

A L’ENDROIT : énergies naturelles, fécondité ; timidité, réserve, patience, fidélité, prudence ; désirs exaucés après un long mûrissement, fin heureuse ; harmonie, paix, sérénité, certitude ; intuition, inspiration, divination ; faculté de persuasion, rapports affectifs sereins et constructifs, amour maternel ; réussite professionnelle et scolaire à force d’ application ; équilibre psychophysique, guérison; la sœur, l’épouse, la mère, une magicienne, une bonne amie.

A L’ENVERS : craintes, fermeture, contretemps, secrets, trahisons, absence de fiabilité, risques ou buts cachés ; blocage psychologique ou d’une situation ; paresse, superficialité, passivité dangereuse, fausses intuitions ; tromperie, remords, vengeance, orgueil ; indécision, manque de préparation, ignorance, demande d’aide refusée.

LE TEMPS : lundi, mai, juin.

SIGNE DU ZODIAQUE : Cancer, Taureau.

LE CONSEIL : le silence sera le ferment de vos actions : quiconque agit en silence atteint mille fois son objectif.


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Lisons encore les symboles…

TAROT : Arcane majeur n° 01 – Le Bateleur

Temps de lecture : 13 minutes >

L’arcane Le Bateleur est la première lame du Tarot de Marseille. Elle représente un jeune homme debout derrière sa table garnie qui tient un denier et un bâton. Ce jeune homme représente notre capacité à être là et à exister. Il a en main des potentiels et d’autres capacités en lui-même sur sa table. L’arcane Le Bateleur symbolise le fait de commencer quelque chose. C’est un projet, une idée nouvelle, les débuts d’une activité. C’est une nouveauté qui ouvre des perspectives d’avenir. Le Bateleur représente la jeunesse, l’énergie active, la santé et la force vitale. Avec Le Bateleur le consultant est prêt à faire des choses, à se manifester dans la vie de façon joyeuse et ludique. Le Bateleur c’est l’art de faire et de jouer. Le Bateleur est une image des capacités du consultant. Il possède les quatre éléments qui se retrouvent dans les arcanes mineurs du Tarot de Marseille, à savoir le Denier, l’art de manier la matière et l’argent, le Bâton, l’art de créer et d’user de son intuition, l’Epée, l’art de penser et de s’exprimer et enfin la Coupe, l’art d’aimer et de manifester ses sentiments. Dans sa face sombre, Le Bateleur est un indécis, un touche à tout incapable de poursuivre ce qu’il a commencé. Il est dans le peut-être qui ne se détermine pas suffisamment. Le Bateleur est trop impulsif, il veut tout tout de suite et ne sait pas se poser et n’agit pas avec assez de sagesse…” [d’après ELLE.FR]


Le Bateleur (Tarot de Marseille)

    1. Lame droite : Sens pratique – Ruse – Diplomatie
      1. à sa droite : le 5 d’Epée > Bientôt des enfants
      2. à sa droite : le 5 de Deniers > Récompense – Honneur
    2. Lame renversée : Querelles violentes – Obstacles

Le Magicien ou le Sceptre des éléments (Intuiti)

DESCRIPTION : C’est la flamme qui n’a pas encore été allumée, l’aurore qui porte tous les espoirs du jour naissant, un moment où tout peut arriver. C’est le début qui porte en lui le pouvoir du premier acte, c’est le magicien qui joue avec les éléments, l’enfant qui a dans les yeux le rêve d’une infinité de réalités possibles. Dans le sceptre, il y a l’embryon d’une vie qui est prête à se concrétiser : il porte la joie de l’illusion, qui peut facilement se muter en illusion de la joie. Il est lié au commencement. La question est dès lors : “Suis-je tracassé ou excité à l’idée de commencer quelque chose de nouveau ? Si je suis inquiet, est-ce parce que j’ai peur de ne pas être à la hauteur ou est-ce simplement par paresse ? Les personnes qui aiment bien cette carte ont en général un bon rapport avec les premières phases d’un déroulement, elles sont excitées par de nouveaux défis et elles ont confiance dans leur capacités. A l’inverse, lorsque cette carte provoque l’inconfort,  la personne qui l’a sélectionnée est plutôt angoissée et se sent plutôt impuissante face à la nouveauté ; la peur de l’échec est si forte que cette personne choisit souvent de ne pas agir du tout.

L’HISTORIETTE : Aux uns, il raconte qu’il va devenir le meilleur pilote au monde ;  aux autres, comment il sera le roi des pirates, ou un grand compositeur. Il est satisfait de chacun de ces grands objectifs, parce qu’ils sont tous vrais et que personne ne peut les mettre en doute. C’est parce qu’il est l’enfant et que ses yeux abritent le rêve de milliers de vies possibles.

LA RECOMMANDATION : “Reprenez au début !


Le Bateleur : commencer et choisir (Jodorowsky)

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EXTRAIT : “Le Bateleur porte le numéro un. Ce chiffre contient la totalité en puissance, il est comme le point originel d’où surgit un univers. Pour Le Bateleur, tout est possible : il a sur sa table, une série d’éléments qu’il peut employer à sa guise, et un sac qu’on peut rêver inépuisable, comme une corne d’abondance. Ce personnage agit depuis sa table vers le cosmos, vers la vie spirituelle. Bien qu’il soit représenté par une figure masculine, Le Bateleur est un androgyne qui travaille avec la lumière et l’ombre, jonglant
de l’inconscient au supra-conscient. Sa main gauche tient un bâton actif et sa main droite, un denier réceptif. Cette pièce jaune, soleil miniature, symbolise la perfection, la vérité, mais elle nous signale aussi que Le Bateleur n’oublie pas les nécessités quotidiennes. Dans l’autre main, son bâton bleu cherche à capter la force cosmique. On y distingue aussi une excroissance couleur chair, comme un sixième doigt qui trouvera son écho, dans la seconde série décimale, dans le sixième orteil de La Force. Ce sixième doigt est peut-être une indication de sa dextérité, de son habileté à organiser le réel selon son intelligence, mais il demeure mystérieux. Le Bateleur pourrait être un prestidigitateur qui cache quelque chose sous la table, ou au contraire un initié…

Astuce • Initiation• Commencement• Besoin d’aide •
Habileté • Jeunesse • Potentialités • Concrétiser •
Disciple • Malice • Verve • Talent • Tricheur (sacré)…”


Le guérisseur (Vision Quest)

L’ESSENCE : Forces mystiques – Votre Animus – Confiance dans la force de la nature – Clairvoyance – Aptitude à ressentir intuitivement de l’intérieur – Energie qui coule – Capacité et volonté à apporter de l’aide – Expérimenter avec le nouveau et le manifester dans le monde matériel.

LE MESSAGE INTÉRIEUR : Le Guérisseur attire votre attention sur le fait que vous vous trouvez juste  devant ce que vous cherchez. Dès que vous transformerez votre sentiment du vouloir être en ETRE, vous goûterez à la première force de cette carte. Dès que vous vous concentrez sur la SIMPLICITE en quelque sorte de votre vie, et que vous refuserez à la ténacité de votre pensée à vouloir compliquer les choses de plus en plus, alors vous une nouvelle compréhension naîtra en vous. En vous consacrant dans le cœur de la simplicité des choses, vous reconnaissez vos plus grandes capacités , vous découvrez ce que signifient force véritable et créativité réelle. Avec votre confiance grandissante dans le merveilleux de votre vie, et donc dans le Grand Mystère , qui nous entoure tous, votre capacité à utiliser les forces que vous redoutiez se développe. Acceptez maintenant avec gratitude l’aide qui s ‘offre à vous.

LA MANIFESTATION EXTÉRIEURE : Risquer quelque chose qui doit être risqué est favorablement soutenu par la force du guérisseur en vous. Peu importe si ce risque est d’ordre professionnel ou privé. Vous pouvez plus que vous ne le croyez. Vous êtes bien plus que ce que vous savez. Votre vraie nature existe au-delà de toutes imaginations humaines. Si vous laissez en vous les portes spirituelles s’ouvrir et si vous vous adonnez à la nouveauté de tout votre cœur, plein d’énergie et de force , votre vie extérieure fleurira inopinément. Vous avez la chance de guérir aussi bien intérieurement qu’extérieurement et de dépasser les limites que vous vous êtes fixées. Méditez sur vos forces en vous I La vraie force du guérisseur en vous repose sur la confiance dans les lois de la nature de la vie qui reflètent fidèlement les forces du Grand Mystère. Sa plus grande force se trouve dans l’ouverture et la clarté de sa perception. Elle est la clé qui mène à son intérieur.


Le Bateleur (tarot maçonnique)

La plante se cherche au sein des éléments. Le Bateleur puise les qualités de sa régénération dans la nature profane.

Le sens général de cet arcane est similaire à celui de la materia prima pour l’alchimiste ; matière brute qui cependant porte en elle le potentiel de l’or le plus pur. C’est pourquoi il est logique d’assimiler le Bateleur au profane qui vient frapper à la porte du Temple, espérant y trouver les éléments qui lui permettront de faire fructifier ses propres qualités potentielles. Les quatre éléments de la Tradition sont ici symbolisés par des objets propres au Tarot (bâton, épée, denier, et coupe qui seront étudiés plus loin). Mais cette carte est aussi le constat d’une réalité présente, c’est pourquoi les symboles des éléments sont doublés de leur représentation directe : en haut le feu et l’air, en bas l’eau et la terre sur laquelle le bateleur est encore enraciné. Celui-ci est comme une plante qui croîtra dans l’ordre de la nature, et dont le calice est prêt à s’épanouir. Ce personnage n’a pas de visage car son moi profond est encore indifférencié et n’existe pas par lui-même. La couleur verte dominante est celle qui correspond à l’onde médiane du spectre chromatique. C’est la couleur de la nature, c’est aussi la première et la dernière des teintes perçues par l’œil humain qui s’éveille à la vie et qui sombre dans la mort.


Le Chaman (Forêt enchantée)

Position sur la Roue : le Chaman est placé sur le moyeu de la Roue, à l’opposé du Voyant. Il se trouve dans le quadrant représentant l’air et symbolise des aspects de la magie, de la protection et de l’intuition.

DESCRIPTION : Le Chaman vous fixe depuis la lame de ses yeux clairs, son regard intense évoquant quelque chose d’ancien et de profond. Il est enveloppé d’une peau d’ours ornée de dessins paléolithiques d’esprits animaux, pareils à ceux découverts dans la grotte des Trois Frères, dans l’Ariège. Un des dessins montre une forme humaine arborant une peau de bison et jouant d’un arc, en train de danser, un autre, une créature à tête de hibou et bois de cerf. Sur le sol, devant lui, sont posés des objets représentant les quatre éléments : une crécelle faite d’un crâne de chevreuil (air), un couteau de pierre (terre), un fagot dégageant de la Fumée (feu) et une coupe faite d’un bois de cerf évidé (eau). Il se tient à l’opposé du Voyant sur le moyeu de la Roue et est l’intermédiaire de l’élément air, représentant les énergies et les plans de conscience qui défient la rationalisation humaine et sont donc tenus pour magiques.

SIGNIFICATION : Pour les auteurs de ces dessin s anciens, l’univers était un lieu où les éléments et les savoir-faire humains étaient étroitement entrelacés avec les qualités et les prouesses des créatures sauvages. Le bien-être spirituel humain était dépendant de l’échange empathique et du respect de la mémoire ancestrale sacrée de toute vie. La médiation des gardiens totémiques et des déités était l’une des principales fonctions spirituelles du chaman. Cette lame ouvre les portes, éclairant le labyrinthe de l’univers intérieur et l’autre monde du mental universel. La qualité unique du Chaman est sa capacité d’entrer en contact avec tous les plans de vie douée de sensibilité de la Terre et de communiquer avec eux. La sagesse et la joie suggérées par le chant obsédant des baleines le font frémir, sa peau picote d’excitation en entendant le hurlement des loups. Son âme résonne avec l’appel inaudible des montagnes et sourit avec joie pure au bruit d’une cascade. Le Chaman pratique sa magie avec intention. Il étudie les habitudes des créatures sauvages, il comprend les modifications climatiques qui apportent de bonnes ou de mauvaises récoltes. li connaît les plantes curatives et les champignons vénéneux, il peut traverser les ténèbres en observant la danse rituelle des êtres magiques qui peuplent le ciel nocturne. Il remercie les arbres qui fournissent chaleur et lumière en hiver et rassemble les jeunes autour du feu pour les enchanter et les éduquer en leur contant des récits de grande aventure et courage. Grâce au travail intérieur et à la méditation, le Chaman vous donne une idée de votre véritable place dans le monde et vous aidera à la comprendre, rendant possible l’application pratique et la manifestation de la sagesse et de la volonté dans votre monde physique. Cela exige consécration, patience et engagement – c’est la nature de la vraie magie.

POINTS ESSENTIELS DE LA LECTURE : Vous entendrez le son d’un tambour ou le chant du vent, la lumière dansera sur l’eau ou un renard aboiera à minuit. Quoi que ce soit qui éveille votre désir de revenir à la nature, votre Chaman intérieur. est prêt pour l’initiation aux mystères. Celle-ci se manifestera sous la forme d’une envie d’étudier une science ou une philosophie ésotérique et d’appliquer ce que vous avez appris. Un voyage s’avère parfois nécessaire pour acquérir confiance et expérience. Si vous voulez ouvrir un nouveau chapitre spirituel, vous êtes maintenant dans la position émotionnelle et intellectuelle de susciter un véritable changement dans votre vie pour le plus grand bien de tous. Ce processus de focalisation, de médiation et d’application de la sagesse de l’autre monde à la réalité quotidienne est le véritable travail du Chaman.

Racines et branches
Homme sauvage des bois • Merlin comme maître et disciple • Mémoire ancestrale des animaux sauvages • Déplacement entre les mondes • Rituels et fonctions de l’homme-médecine


Lug (tarot celtique)

En matière de divinités, César observait que chez les Celtes, Mercure est le dieu qui reçoit le plus d’hommages. Ses effigies sont les plus répandues. Il est, pour eux, l’inventeur de tous les arts, celui qui guide les voyageurs sur les routes, qui protège les marchands et peut leur faire gagner beaucoup d’argent. Qu’il s’agisse d’un dieu particulièrement important, l’abondance du matériel archéologique (plus de deux cents statues et environ quatre cent cinquante inscriptions) le confirme. Mais derrière cette divinité à l’empreinte gréco-romaine évidente se cachent des dieux plus anciens au caractère typiquement celtique. Le Mercure gaulois, que bon nombre de spécialistes assimilent à l’ancien dieu Lug (d’autres, en revanche, l’identifient à Teutates, Esus et Sucellos), porte bien le pétase et le caducée, mais les serpents qui s’enroulent autour de ce dernier possèdent souvent une tête de bélier, chère au symbolisme des Celtes. Doté d’une longue barbe, il est par ailleurs vêtu de l’habit de voyage celtique : un manteau de peau, avec une besace et un bâton de pèlerin sur lequel s’entrelacent justement les deux serpents. Le torque (collier d’or torsadé) qui orne son cou ne laisse subsister aucun doute. Tout comme ses armes qui sont celles, classiques, du guerrier celte : la fronde (qui lui sert, dans le mythe, à frapper l’œil de Balor, le chef des mauvais géants, ennemis des dieux, et néanmoins son grand-père) ; l’épée invincible (originaire de la mythique cité de Gorias) ; le javelot et la lance magique plongée dans le poison. À l’instar d’Odin (germanique) et de Varuna (indien) , il accomplit au combat des actions magiques en restant sur un seul pied, en gardant un seul œil ouvert et en chantant une sorte de charme. Détail curieux : adoré comme dieu du ciel (et aussi forgeron , artisan et généralement maître des arts et de la magie), Lug a des mains énormes. Il pourrait s’agir d’une allusion aux rayons du Soleil ou à la foudre, mais il ne faut pas oublier non plus le lien symbolique entre la planète Mercure et l’habileté manuelle. Ce n’est pas un hasard si, dans la légende irlandaise, quand le dieu se présente au palais du roi Nuada en se faisant passer tour à tour pour un menuisier, un forgeron , un guerrier, un joueur de harpe, un médecin, un poète ou bien encore un magicien, on le qualifie de Samildranach (habile dans tous les arts), et si son entrée à la cour intervient au terme d’une série d’épreuves (dont une partie d’échecs avec le roi, un privilège accordé seulement aux souverains) dont il sort vainqueur. Comme cela arrive souvent dans la caractérisation des anciennes divinités de la nature et des éléments, Lug est un dieu belliqueux , violent, mais aussi bienfaisant, doué pour les opérations intellectuelles, artisanales et l’exercice de la médecine. Son ascendance moitié sombre (par sa mère, il est le petit-fils du géant Balor, qui tue d’ un regard de son œil unique), moitié claire (son père Kian est le dieu du Soleil) justifie d’ailleurs cette ambivalence. La légende raconte que Balor, roi des méchants Fomoiré, apprit par une prophétie qu’il mourrait de la main de son propre petit-fils. Il fit alors enfermer sa fille unique Ethlin dans une tour gardée par douze nourrices. Cela n’empêcha cependant pas Kian, déguisé en femme et grâce à un sommeil magique qui mit les nourrices hors jeu, de pénétrer dans la tour, fermement décidé à séduire Ethlin pour se venger de Balor qui l’avait trompé. Devenue très belle, Ethlin rencontra ainsi son époux et les deux êtres s’éprirent tout de suite l’un de l’autre. Des triplés naquirent de leur amour et Balor, furieux, ordonna à un héraut d’en faire un paquet et d’aller le jeter dans la mer. Mais en chemin, le paquet se dénoua et l’un des trois enfants, le petit Lug , tomba et échoua dans une baie où il fut recueilli par une druidesse qui, par magie, le transporta chez Kian, son père. Kian le confia à son frère forgeron, qui l’éleva et lui enseigna tous les trucs du métier. L’une des quatre fêtes principales de l’année celtique (Lugnasad, mariage de Lug) avait lieu au début du mois d’août en l’honneur de Lug et de sa mère adoptive Tailtiu, une divinité de la terre. On célébrait à cette occasion les noces entre les jeunes de la tribu.

LA CARTE : Bonnet pointu de magicien, manteau de pèlerin, bourse de marchand remplie de pièces de monnaie et bâton typique du voyageur sur lequel s’enlacent, sous la forme de serpents, les deux courants énergétiques masculin et féminin, contraires et complémentaires : il s’agit sans aucun doute d’ une version celtique du caducée de Mercure, la baguette magique du dieu grec doté, exactement comme Lug, de diverses capacités suggérées par les énormes mains. Le coq qui l’accompagne constitue un autre symbole mercurien, de même que le bouc, la tortue et, naturellement, le serpent. Mais au côté clair et lumineux du dieu polyvalent vient s’ajouter la face obscure et violente du guerrier redoutable, fort comme un lion, comme les flots de la mer déchaînée, très bien représentée par le lance-pierre et la lance trempée dans le poison.

SIGNIFICATION ÉSOTÉRIQUE : Avec toute la fougue de ses qualités guerrières alliées à la ruse et à l’intelligence dont il est le champion, Lug incarne l’approche correcte de l’action, éventuellement envisagée rationnellement, avec un soupçon de froideur, mais affrontée avec élan et enthousiasme. En partant du bon pied, tel le voyageur qui progresse avec assurance le long de sentiers inaccessibles, le succès est déjà à moitié garanti. L’autre moitié dépend de l’ étoffe de chacun et de la nature du temps. Quelle que soit la situation, la diplomatie, la faculté d’adaptation, l’esprit d’initiative et, surtout, la polyvalence permettant de s’attaquer aux difficultés simultanément sur plusieurs fronts vous aideront à en sortir vainqueur. Rien n’est statique, tout bouge, mais le mouvement requiert du courage, de la résistance et de la curiosité face à l’imprévu: attention à ne pas reculer ou, pire encore, à camper sur des positions dépassées ! En exploitant au mieux ses talents, on s’en découvre toujours de nouveaux. Dans l’optique du guerrier celte prêt à mourir pour prouver sa valeur, s’abstenir d’agir, par paresse ou par peur, équivaut à mal agir, avec une violence disproportionnée par rapport à la situation.

MOTS CLEFS : initiative, éclectisme, voyage.

A L’ENDROIT : initiative, diplomatie, habileté, éclectisme, enthousiasme, audace, progrès ; début d’une relation importante, conquête, recherche, étude, bonnes chances de réussite ; excellente santé, vitalité, résistance à la fatigue ; un homme jeune, un commerçant, un agent de voyages ; le fiancé, l’amant ; une personne libre et indépendante.

A L’ENVERS : incapacité, statisme, lâcheté, illusion, indécision, erreur, tromperie ; frustration, manque de volonté, paresse, peurs injustifiées ; violence, imprudence, ambition sans frein , impatience, discorde ; commencement raté d’une entreprise, apprentissage insatisfaisant, obstacles au succès de diverse nature ; dangers liés à des armes, blessures, fièvres, maux de tête, problèmes respiratoires ; un escroc, un menteur, un incapable.

LE TEMPS : matin, mardi et mercredi, printemps, avril et juin.

SIGNE DU ZODIAQUE : Gémeaux.

LE CONSEIL : mettez à profit tout ce que vous savez faire et risquez une tentative : perdre un temps précieux ne vous mènera à rien.


RETOUR A L’INDEX DES ARCANES…


Lisons encore les symboles…

TAROT : Les tarots

Temps de lecture : 12 minutes >

A notre époque troublée, aussi percluse de certitudes techniques que de ‘vérités alternatives‘, garder le cap n’est pas chose aisée et raison garder, étonnamment, demande souvent d’accepter la rencontre avec le mystère, l’informulé. Notre connaissance du monde ne passe manifestement pas toujours par des terminologies contrôlées, qu’elles soient scientifiques, poétiques, propres à des fumeurs de moquette qui jouent les gourous New-Age ou tristement censurées par les NVF (les Nouveaux Victoriens Frustrés), les rois de la cancélisation et de la censure puritaine.

La troisième voie

Entre froideur scientifique et aveuglement affectif, une troisième voie a été ouverte par des philosophes comme Ernst Cassirer [lire dans nos pages : Doktor Frankenstein et le body-building]. Constatant que l’homme est avant tout un créateur de formes symboliques et que celles-ci lui sont nécessaires pour son appropriation du monde, il a consacré son oeuvre à l’identification de ces formes symboliques dans les cultures, à la vérification de leur cohésion interne et à l’évaluation de leur degré d’opacité : en quoi offrent-elles une représentation utilisable de ce qui Est (ex. “en quoi la physique représente-t-elle fiablement le monde qui nous entoure, avant que nous ne le percevions individuellement ?”).

C’est ici que le tarot s’impose de plein droit dans la réflexion : ces cartes que l’on va retourner sur une table et consulter avec l’air grave, traduisent-elles une vérité transcendante, où chacun pourra lire son destin ou sont-elles plutôt de petites pierres à tailler, des prétextes à une introspection plus libre des préjugés rationnels qui nous brident ? Plus simplement : consulter le tarot est-ce (a) interpréter le sens mystérieux des cartes ou (b) créer du sens en travaillant leur association, pourtant aléatoire ?

Mais d’abord, le tarot, c’est quoi ? “A l’heure actuelle il existe, dans le commerce des dizaines de jeux de tarot. L’un d’eux peut être considéré comme représentant la forme canonique du tarot : le Tarot de Marseille.

Contrairement à ce que pense la plupart des gens le tarot peut avoir bien d’autres usages que la cartomancie. C’est également un jeu de cartes avec des règles, des clubs et des tournois comme n’importe quel jeu de cartes. Il peut aussi servir de support iconographique pour une méditation personnelle, au point que certains psychothérapeutes peuvent s’en servir comme support de travail soit pour aider leurs patients à conscientiser leurs problèmes soit pour les aider dans leur travail sur eux-mêmes. Il peut aussi, évidemment, être utilisé par les cartomancien(ne)s pour dire la bonne aventure…” [d’après RTBF.BE]


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A l’entrée “tarot” de leur Dictionnaire des symboles, Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT expliquent :

Jeu de cartes sans doute des plus anciens, le Tarot met en oeuvre un monde de symboles. On ne peut douter de son enseignement ésotérique, plus ou moins secrètement transmis à travers les siècles. Le problème de ses origines est très difficile, sinon impossible à résoudre. Depuis Court de Gébelin qui, au XVIIIe, se passionna pour son interprétation, les théories les plus diverses ont été avancées. Qu’il vienne de Chine, des Indes, de l’Égypte, qu’il soit l’oeuvre même de Thot-Hermès Trismégiste, celle de Bohémiens, d’Alchimistes, de Kabbalistes ou d’un homme sage entre les sages, le Tarot présente en fait une iconographie assez nettement moyenâgeuse et mêlée de symboles chrétiens.

Les couleurs et les nombres

Sous sa forme la plus traditionnelle, celle du Tarot de Marseille (le seul auquel se rapportent nos descriptions détaillées), le jeu se compose de soixante-dix-huit (78) lames : cinquante-six arcanes mineurs, vingt-deux arcanes majeurs. […] Ce nombre, dans le tarot, est fait de vingt et un arcanes numérotés et du mat […] Le mat qui lui est ajouté est, dirait un sage africain, la parole donnée à la perfection, son animation. Des cinquante-six arcanes mineurs, on retiendra surtout qu’ils constituent quatre groupes, on pourrait dire quatre colonnes de quatorze lames, qui correspondent aux quatre familles des jeux de carte, dérivés du tarot. […] Toutes ces lames sont vivement coloriées. […] nous rappellerons ici en quelques lignes la symbolique des couleurs dominantes du tarot : ocre rose (chair), bleu, rouge et jaune. L’ocre rose indique toujours ce qui est humain ou se
rattache à l’humanité ( visages, corps, constructions). Le bleu, couleur nocturne, passive, lunaire, est la couleur du secret, du sentiment, de l’anima, des valeurs féminines par excellence. Le rouge est la couleur mâle de la force interne, de l’énergie potentielle, des manifestations de l’anima, du sang et de l’Esprit. Le jaune enfin, dans toute son ambivalence, est en même temps la couleur de la terre et celle du soleil, de la richesse du miel et des mois sons, de la lumière intellectuelle en sa pureté d’or inaltérable. […]

Seul en face du monde, l’homme cherche la voie de la sagesse dans l’acquisition d’une double maîtrise : celle du monde extérieur et celle de son univers intérieur. Cette maîtrise procède d’une initiation progressive qui distingue elle-même deux
voies, deux modes ou deux phases principales, à prédominance active ou passive,
solaire ou lunaire. “La première se fonde sur l’exaltation du principe d’initiative individuelle, sur la raison et la volonté. Elle convient au sage qui reste toujours en pleine possession de lui-même et ne compte que sur les ressources de sa propre personnalité, sans attendre aucun secours des influences extérieures. Il en va tout autrement de la seconde, qui prend l’exact contre-pied de la première. Loin de développer ce qu’on a en soi et de donner selon toute l’expansion de ses énergies intimes, il s’agit pour le mystique de se mettre en état de recevoir dans toute la mesure d’une réceptivité spécialement cultivée” [WIRTH]. […]

Quelle que soit la valeur de tous ces points de vue, nous ne devons pas  oublier que le tarot ne se soumet entièrement à aucune tentative de systématisation : il reste toujours en lui quelque chose qui nous échappe. Son aspect divinatoire n’est pas le moins difficile à saisir. Nous ne l’envisagerons pas ici, car les combinaisons sont infinies et les interprétations, même si elles s’appuient sur les symboles que nous avons tenté de mettre en lumière, exigent une éducation de l’imagination, qui ne s’acquiert que par une longue pratique, et une grande réserve de jugement.”


Les tarots de wallonica.org

L’équipe wallonica ne pouvait être en reste face à une pratique ancienne comme celle du tarot, riche d’une iconographie foisonnante et, hélas aussi, objet de toutes les charlataneries. Pour vous permettre d’approcher la pratique du tarot avec un œil à la fois curieux et critique, nous avons choisi de la documenter via une travail de comparaison. Nous allons créer un article wallonica par lame (= carte) et juxtaposer pour chacune les interprétations et commentaires de sept tarots différents : le traditionnel Tarot de Marseille (dont l’original est conservé à la BnF), le tarot des Intuiti, le tarot d’Alexandro Jodorowsky, le tarot indien Vision Quest, le tarot symbolique maconnique de Jean Beauchard, le tarot de la Forêt enchantée et un tarot celtique. Nous renvoyons aux notices de chacune des éditions du tarot pour les différentes manières de “tirer les cartes“.

“Lorsque je tire des cartes, j’aime toujours confronter plusieurs tarots (et oracles) car il me semble qu’ils répondent chacun à une strate de la personnalité, une sphère de préoccupation, un aspect de ma question, qu’ils racontent chacun l’histoire à sa manière. Par ailleurs, chaque tarot a son ton, incisif, bienveillant ou insipide (celui-là alors on l’écarte !). Certains trouveront qu’un tarot suffit, qu’un bateleur est un bateleur, qu’un deux de coupe est de bonne augure de toute façon. Pourtant, c’est comme demander l’avis à plusieurs amis plutôt qu’un !”

Elisabeth Joachim [Tête d’Arbre Ecriture]

1. Le Tarot de Marseille

Une fois n’est pas coutume, nous partageons la fiche wikipedia sur le tarot de Marseille. Son auteur indique avec précision : “Les cartes de tarot sont un type de cartes à jouer apparu en Italie au XVe siècle. Les carte da trionfi ou naipe a trionfi sont mentionnées pour la première fois au milieu du XVe siècle en Italie du Nord. Le mot italien tarocchi et le mot français tarot sont mentionnés pour la première fois au début du XVIe siècle. Les plus anciennes cartes de tarot connues aujourd’hui ont été peintes pour la famille Visconti-Sforza. Le tarot dit de Marseille désigne un ensemble de cartes à enseignes (ou couleurs) latines qui ont la particularité de posséder une cinquième suite de vingt-deux cartes décorées d’images allégoriques spécifiques. Depuis la fin du XVIIIe siècle, il est associé à la Taromancie (cartomancie utilisant le tarot). L’appellation tarot de Marseille est utilisée par Papus, puis elle est popularisée à partir de 1930 par Paul Marteau qui choisit d’intituler son tarot destiné au marché de la cartomancie. Le type dit tarot belge à couleurs latines (ou Rouen-Bruxelles) a coexisté en France (avant de passer en Belgique) au XVIIIe siècle. Le Tarot bruxellois, indiqué par une source allemande de 1772, désigne les tarots à couleurs françaises faits à Bruxelles. Le tarot dit de Besançon est une variante du tarot de Marseille, née probablement à Strasbourg au début du XVIIIe siècle et où deux cartes, la Papesse et le Pape, sont remplacées en général par Junon et Jupiter ; peut-être ces deux cartes étaient-elles jugées blasphématoires ou bien peut-être voulait-on gommer la référence à la papauté. Sa production à Besançon tout au long du XIXe siècle (et alors qu’on n’en faisait plus à Strasbourg) lui a valu ce nom, lui aussi connu de Romain Merlin et Papus.

2. Les Intuiti de Matteo di Pascale (2017)

Intùiti est un paquet de cartes qui veut vous mettre en contact avec votre créativité. C’est un projet de Matteo di Pascale, qui l’a mis en place durant ses études à l’Université Polytechnique de Milan, en collaboration avec Alessandra Mazzucchelli. Matteo n’est pas convaincu par les techniques qui forcent les gens à trouver des idées (il prend en exemple le brainstorming) et a imaginé un système où on accueille la création dans le calme. Les cartes sont donc là pour apporter des suggestions. Pour cela, il s’est notamment inspiré de la numérologie et du tarot dont il s’est réapproprié certaines figures. […] le paquet de cartes est livré avec une notice assez claire. Pour l’utiliser, il vous faudra d’abord séparer les cartes primaires des cartes secondaires (facile de les différencier : les numéros des cartes sont inscrits différemment). […] Vous pouvez par exemple laisser venir les idées, prendre la carte primaire comme direction principale et des cartes secondaires comme suggestions complémentaires. Chaque carte est illustrée par Matteo (je ne sais pas si c’est volontaire, cependant certaines d’entre elles me semblent bien tendancieuses : j’ai une affection toute particulière pour la vulve flamboyante, mais il y a aussi un pénis multicolore). Elles correspondent toutes à une entrée du manuel avec un petit conte et un conseil. A vous de vous laisser inspirer par un ou plusieurs de ces éléments.” [CIELDORAGE.COM]

3. Le tarot d’Alexandro Jodorowsky (2004)
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Alexandro Jodorowsky, artiste multiforme – cinéaste, acteur, dramaturge, auteur visionnaire… – et psychothérapeute novateur, s’est engagé depuis une trentaine d’années dans la Voie du tarot. Avec Marianne Costa, ce compagnon de route des surréalistes a extrait la quintessence de ses innombrables conférences, leçons et lectures données aux quatre coins du monde pour écrire cet ouvrage unique, qui explore l’architecture subtile du tarot, cette cathédrale nomade. Jeu de cartes de vingt-deux arcanes majeurs et cinquante-six arcanes mineurs, le tarot voyage à travers les cultures et les siècles depuis le Moyen-Âge. Même s’il est souvent employé comme art divinatoire, il est avant tout un fabuleux instrument de connaissance de soi et une représentation de la structure de l’âme. En tirant les cartes, celui qui interroge le tarot est confronté à son état intérieur et guidé dans l’exploration de sa propre profondeur. Source inépuisable de symboles, La Voie du tarot est une invitation à l’aventure spirituelle et un outil d’interprétation du quotidien.” [BABELIO.COM] Alexandro Jodorowsky utilise le tarot de Marseille traditionnel.

4. Le tarot Vision Quest de Gayan Sylvie Winter et Jo Dosé (1998)

Le tarot Vision Quest peut être d’un grand soutien dans la prise de conscience des forces du cosmos et de la voie unique de la vie. Même notre relation personnelle avec le cosmos diffère suivant les différents cycles de notre vie. Des changements de perspectives qui impliquent tout naturellement un nouveau passage de vie transposent et élargissent notre centre intérieur. C’est comme si nous apprenions à observer peu à peu les facettes les plus variées d’une pierre précieuse, ses rayonnements lumineux ainsi que ses couleurs à une échelle multidimensionnelle. Petit à petit notre conscience perçoit les différentes parties de cette pierre précieuse et nous dévoile toujours de cette façon une toute nouvelle image, insoupçonnée jusqu’ici . Et c’est ainsi que nous découvrons égaiement progressivement en nous-mêmes nos facettes les plus variées ainsi que les messages de notre subconscient ou de notre inconscient que le Tarot s’efforce, à travers ses images, de nous rendre visible…

5. Le tarot maçonnique de Jean Beauchard

Plus tard, au Siècle des Lumières, Tarot et Franc-Maçonnerie inscriront leur marque et se feront connaître dans leurs formes actuelles. C’est précisément un franc-maçon, Court de Gébelin, qui redécouvrit et fit connaitre le sens profond des arcanes du Tarot. Pourquoi ces rencontres ? Tarot et Franc-Maçonnerie véhiculent une même pensée traditionnelle et participent également à l’évolution de l’esprit de l’humanité dont ils sont les éléments moteurs. Leur finalité même est semblable : la Franc-Maçonnerie, école philosophique dans son essence, a pour but la recherche et la compréhension de l’individu en lui-même et dans ses rapports à l’univers ; elle est fidèle en cela à la vénérable devise socratique “connais-toi, toi-même… et tu connaîtras l’univers et ses dieux …” Le Tarot, quant à lui, est avant tout un révélateur et un moyen d’investigation. La réflexion qu’il propose sur les signes et leurs possibles associations, apporte à l’individu des clés pour la compréhension de son Etre propre…

Stéphane Lupasco, Du rêve, de la mathématique et de la mort

6. Le tarot de la Forêt enchantée de Mark Ryan & John Matthews (2011)

Les forêts et les bois m’ont fasciné dès mon jeune âge et aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours entendu leur chant. Le secret des régions boisées associé à l’obscurité et à l’épaisseur impénétrable me ravissait. Depuis lors, elles ont été un aspect central de mon paysage intérieur, influençant tout ce que j’ai écrit. Dès la naissance de la littérature occidentale, les forêts ont été tenues pour fournir abri à une foule de créatures mythologiques bizarres : les Hommes sauvages vêtus de feuilles, que le Moyen Âge voyait plus comme des animaux que des hommes, l’Homme vert et la Femme verte, les images les plus anciennes de l’interaction entre l’humanité et la nature, le Wodwose, être pareil à un troll, très fort et féroce, qui garde les recoins les plus secrets de la forêt et, bien entendu, toute la légion d’êtres féeriques, de monstres et de créatures puissantes. Vous en rencontrerez plusieurs dans Le Tarot de la Forêt enchantée. J’ai toujours aimé le Greenwood Tarot. J’ai été consulté par ses créateurs et, bien que l’idée fût entièrement la leur, je me suis senti un peu comme un grand-père se tenant en arrière pendant que les jeunes continuent à créer. J’ai donc été particulièrement ravi quand Mark Ryan m’a demandé d’ajouter mes idées à ce jeu. La vision de cette nouvelle variante appartient surtout à Mark, mais ici et là nous avons travaillé ensemble pour intensifier l’image et la signification des lames, enrichir l’Arcane mineur, et généralement transformer ce qui était déjà un Tarot dynamique en quelque chose de nouveau, reflétant les mondes les plus anciens de la forêt et ceux qui y demeurent. Travailler une fois de plus avec l’illustrateur Will Worthington a été un grand plaisir. Il a apporté au projet sa sagesse et une compréhension inégalée du monde naturel, dans une évocation visuelle riche et puissante de la Forêt enchantée. Comme Mark, un grand merci à Chesca Porter pour sa contribution au Greenwood Tarot d’où est né Le Tarot de la Forêt enchantée. Chesca, nous espérons que vous aimerez cette nouvelle présentation du Grand bois.

John Matthews

7. Le tarot des Celtes de L. Tuan (1998)

“S’il est vrai que, d’un point de vue historique, il ne reste aujourd’hui plus grand-chose de l’esprit celtique, le souffle de la nature et de la vie continue en revanche imperturbablement d’animer les ombres des forêts, les remous des ruisseaux, les grottes, les anfractuosités et les racines noueuses. L’univers celtique est enchanté, peuplé de créatures fantastiques plus ou moins bienveillantes et gentilles, mais toujours héroïques : les anciens dieux , les mythiques Tuatha De Danaan vaincus par les Milésiens et exilés dans une autre dimension, double subtil et archaïque du monde réel, en transformation constante. Observés à travers les yeux émerveillés d’un enfant qui n’a pas encore érigé les barrières rationnelles bridant l’imagination, chaque pierre, chaque tas de ruines recouvertes de lierre se transforment instantanément en un palais fastueux où les héros conversent autour de longues tables somptueusement parées, où les dieux livrent leurs batailles, où les morts interagissent avec les vivants. Et au printemps, avec la reprise de la végétation, ils se réincarnent tandis qu’un peuple minuscule et laborieux (nymphes, gnomes, elfes, fées) complote au milieu des fleurs, échafaude de mauvais tours, prend parti pour l’un au détriment de l’autre, tisse en somme la trame du destin à l’aide d’un fil impalpable. Avant d’aborder les tarots celtiques, où les dieux, les plantes, les esprits de la nature, les animaux , les oiseaux et les symboles s’enchaînent et se combinent pour former un réseau très dense d’ombres et de lumières, il faut commencer par se nettoyer les yeux en les lavant avec un seau de lait, comme l’écrit le poète danois Hans Christian Andersen dans le conte du Petit elfe. Les tarots sont des fenêtres sur l’invisible, et chacun des soixante-dix-huit arcanes (vingt-deux majeurs et cinquante-six mineurs, comme dans le jeu de cartes traditionnel) concentre en soi une myriade de symboles, de couleurs, de personnages, d’objets : d’inductions qui aident à se détacher lentement du plan matériel pour s’élancer, tels des papillons (ou comme les oiseaux, emblèmes de l’âme si chers à la pensée celtique) dans la dimension subtile habitée par les anciens druides, les dieux, les gnomes, les esprits. Il devient alors très facile de s’écarter du chemin de la raison pour emprunter celui, plus incertain mais infiniment plus intrigant, de l’intuition qui ne connaît aucune limite d’espace ou de temps. Le même chemin que celui parcouru il y a plusieurs milliers d’années par les druides et les devins, les poètes et les joueurs de harpe, par le mythique Merlin, l’astucieuse Viviane et le candide Galaad qui réussit à trouver le Saint-Graal : son cœur.”


Index des arcanes majeurs [en construction]

Petit à petit, nous allons ajouter un article distinct pour chacun des arcanes ci-dessous, dans l’ordre des numéros adoptés par le traditionnel tarot de Marseille. En cliquant sur le lien dans la liste, vous ouvrirez la page de l’arcane et vous pourrez comparer les différentes conceptions du symbole évoqué. Cliquez curieux…

          1. Le Bateleur
          2. La Papesse
          3. L’Impératrice
          4. L’Empereur
          5. Le Pape
          6. L’Amoureux
          7. Le Chariot
          8. La Justice
          9. L’Hermite
          10. La Roue de fortune
          11. La Force
          12. Le Pendu
          13. La Mort
          14. La Tempérance
          15. Le Diable
          16. La Maison-Dieu
          17. L’Etoile
          18. La Lune
          19. Le Soleil
          20. Le Jugement
          21. Le Monde
          • et le Mat !
  • Plusieurs ouvrages mentionnés dans l’article sont disponibles via notre boutique wallonica ;
  • L’illustration de l’article montre une oeuvre de street-art, rue de la Halle à Mons.

D’autres symboles à étudier…

Saints de glace

Temps de lecture : 5 minutes >

Les Saints de glace correspondent, selon une croyance populaire qui remonte au Moyen-Age, à une période de 3 jours en mai, durant laquelle le risque de froid et de gelées est particulièrement important : le jardinier doit donc s’en méfier. Les 3 saints catholiques incriminés sont : Saint Mamert (11 mai), Saint Pancrace (12 mai) et Saint Servais (13 mai). Inutile de chercher leurs noms sur votre calendrier, il a été remanié en 1960 par Rome et, aujourd’hui, ils sont remplacés par Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande. Mais qu’importe le ‘saint’ du jour : les jardiniers continuent à se méfier de ces 3 dates-là !

Avis à la population

Croyances, traditions, balivernes ou sagesse de bonne femme : faut-il vraiment se méfier des Saints de Glace au jardin ? En pratique, les statistiques météo montrent que le risque de gelées n’est pas plus important durant ces 3 jours-là que durant les jours qui précèdent ou ceux qui suivent. C’est en fait toute la période de la première quinzaine de mai (et jusqu’à fin mai en montagne ou dans les régions septentrionales) qui est à craindre : en mai, on peut observer des descentes d’air froid sur l’Europe occidentale, et lorsque celles-ci coïncident avec une période anticyclonique se traduisant par un ciel dégagé, notamment la nuit, les températures nocturnes peuvent très vite chuter et entraîner des gelées (un peu comme au moment de la lune rousse), alors même que les journées sont douces grâce à l’ensoleillement. Il est donc conseillé au jardinier d’attendre, pour mettre en place les plantes les plus frileuses, que les Saints de glace soient passés (donc, raisonnablement, la 2e quinzaine de mai). A défaut, il faudra prendre la précaution de protéger les cultures sensibles au gel (notamment au potager) sous un voile d’hivernage ou un tunnel !


© V. Sauvage
Les Saints de glace : on nous a menti !

Mais qui sont-ils, où sont-ils, pourquoi cette attente de leur passage de la part de tout botaniste ou autres jardiniers amateurs ? Basé sur une vieille croyance (reposant sur des observations dans les champs et les vignes), cette mini-vague de froid peut être expliquée par le fait qu’aux environs des 11-12-13 mai, la terre traverse un disque de poussières diffuses dans le système solaire, provenant de résidus de la formation de planètes. Durant quelques heures, cette poussière représente un obstacle aux rayons du soleil. Tous les ans, la question revient comme un leitmotiv : elle fait chaque fois référence aux Saints de glace et aux variations climatiques de cette période.

Il faut d’abord savoir que comme les Mousquetaires, les 3 saints en question étaient en fait 4 :

    1. Saint Mamert († 474) fut évêque de Vienne, en Dauphiné (FR) ; il est fêté le 11 mai. Le dicton du jour sera alors “Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace.” Il avait institué les ‘rogations’ : il avait ordonné que, durant les trois jours précédant l’Ascension, les hommes fassent des prières contre les calamités.
    2. Saint Pancrace fut martyr à Rome en 304. Fêté le 12 mai, ma grand-mère disait alors “Saint Pancrace, Gervais et Boniface apportent souvent la glace.
    3. Saint Servais, attendu le 13 mai, fut évêque de Tongres vers 384. Et ce jour-là vous pourrez vous exclamer : “Avant Saint Servais : point d’été, après Saint Servais : plus de gelée.” Ou encore “Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé, signe mauvais.” Saint Gervais est souvent cité à la place de saint Servais, ce pourquoi les anciens reprennent en cœur “Saint Gervais quand il est beau, tire saint Médard de l’eau.
    4. En dernier, le 25 mai arrive saint Urbain (fêté désormais le 19 décembre). On associe souvent saint Urbain (pape du IIIe siècle, de 222 à 230) et sainte Sophie. On a coutume de dire “Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré.” Ou encore “Mamert, Pancrace, Servais sont les trois saints de glace, mais saint Urbain les tient tous dans sa main.

Les 11, 12 et 13 mai sont donc des dates de mauvaise réputation pour toutes les mains vertes qui ne jardinent jamais avant le passage de ces journées de retour tardif des gelées, capables de réduire à zéro le travail des téméraires qui auraient osé planter avant cette échéance.

Ne cherchez pas sur les calendriers la trilogie de ces saints que sont saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais : ils ont été remplacés par sainte Estelle, saint Achille et sainte Rolande. Cette substitution fut décidée après le dernier concile romain afin de ‘nettoyer’ le calendrier de tous les personnages donnant lieu à des pratiques rituelles peu conforme avec la liturgie et considérées comme entachées de fond païen. Ainsi nos ‘braves saints de glace’ furent rayés au même titre que les guérisseurs, retrouveurs d’objets perdus ou annonceurs du temps.

Bien sûr ils étaient tous les ans implorés par les agriculteurs et les viticulteurs croyants ou superstitieux, qui, à cette occasion, participaient à des processions religieuses qui n’étaient pas forcément dénuées d’arrière-pensées… pragmatiques. Reste que, si nous en recherchons les origines lointaines, très lointaines même, des gens d’alors avaient constaté qu’une brutale chute de la température nocturne (ou plutôt matinale) arrivait tous les ans aux alentours de ces trois journées. Cet élément climatologique, particulièrement désastreux pour les plantations qui pourraient se trouver alors en début de germination, les incitait à laisser passer l’événement avant d’entreprendre les grands travaux de printemps, et pour les jardiniers et maraîchers, avant de planter, repiquer, semer, mettre en terre en toute quiétude. Alors, pour vos géraniums et tomates, patientez encore un peu…”

d’après Eric Harald Schwartz-Baton


ISBN 2070382532

L’expression “Les Saints de glace” a été habilement dévoyée par le traducteur d’un roman policier de Richard Matheson (paru en 1953), pour donner un équivalent percutant au titre anglais “Someone is Bleeding“. Traduttore, traditore ?

Ce n’est donc pas au film de Georges Lautner (co-écrit avec Matheson), Les seins de glace (sorti en 1974), que l’on doit le jeu de mots, ni au service publicitaire qui jouait alors l’association libre avec le physique de l’actrice Mireille Darc (1938-2017).

Mireille Darc dans “Les seins de glace” de Georges Lautner © Jacques Dejean

Vivons mieux…

GOMZE : Barcarolle vervîtwesse

Temps de lecture : 4 minutes >

Corneil GOMZÉ (Verviers, 28 février 1829 – Verviers, 24 août 1900) est l’auteur de la Barcarolle vervîtwesse (la Barcarolle verviétoise), écrite en l’honneur de Rodolphe Closset. Né en 1850 à Verviers, Closset était marchand de laines ainsi qu’un brillant homme de lettres, cheville ouvrière et président de la Société Polyglotte. Ce serait le 20 janvier 1872 que Corneille Gomzé lui aurait dédié la Barcarolle lors d’un souper de cette association. Gomzé a par ailleurs inventé une plume baptisée ‘la plume vapeur‘ (sic), destinée à la calligraphie et au tracé d’arabesques. Il a écrit plusieurs ouvrages mettant en valeur les potentiels de son invention.

La Barcarolle, quant à elle, est considérée (et pratiquée) comme l’hymne verviétois (Verviers, BE) et si elle a bien été écrite en wallon du coin par Corneil Gomzé, ce dernier n’en est pas le compositeur. Au pays de Vieuxtemps, de Lekeu -de la blanque dôreye (tarte au riz)- et d’une tribu complète de jazzmen wallons, c’est un certain Albert ERNOTTE qui l’a mise en musique et a choisi un air vénitien pour donner à la Cité lainière son chant emblématique…

Corneil Gomzé

Homme engagé, Corneil Gomzé, “était calligraphe et grand voyageur à l’étranger. Il prend part en 1848 aux activités du club républicain La Société des droits et des devoirs de l’homme. II anime en 1865-1866 le cercle La Réforme par l’action qui organise les premiers meetings ouvriers verviétois. Il contribue aux premiers pas des Francs-ouvriers, future section verviétoise de l’Association internationale des travailleurs. Il trouve notamment le titre de leur journal, Le Mirabeau. Corneil Gomzé est l’auteur de nombreux poèmes wallons réunis après sa mort dans une brochure, Avaû les Champs, et du texte de la Barcarolle vervîtwesse…” [LEMAITRON.FR]

Correspondant de Victor Hugo, Corneil Gomzé fut un des premiers écrivains en wallon verviétois. Sa tombe fut érigée dans le cimetière de Verviers, à l’initiative du cercle littéraire L’Élan wallon créé en 1893, à une époque où quatre autres sociétés wallonnes virent le jour à Verviers entre 1890 (Les Wallons) et 1903 (Lu Steûle wallonne).

Oh ! Por mi, dju so fir
Quand sj’so-st-à l’étrandjir
D’aveur sutu hossi
En on trô come à Vervî !

[Oh! Pour moi, je suis fier
Quand je suis à l’étranger
D’avoir été bercé
Dans un trou comme Verviers !] …

Il est aussi amusant de découvrir que le pianiste verviétois, Jean-François MALJEAN, a baptisé un de ses albums : Apormidjusofir !

Cet album de 2012 propose des artistes invités précieux comme : Jacques Stotzem, Didier Laloy, Robert Jeanne, Olivier Bodson, Rhonny Ventat, René Thomas, Silvano Macaluso, Jean-François Hustin, Krystell Mandy, Philippe De Cock, Angelo Crisci, Domenico Ferlisi-Greco, Alain Rinallo et Frédéric Malempré. Le disque est produit par Hans Kusters Music, réalisé et arrangé par Jean-François Maljean & Silvano Macaluso aux studios ESSEM Music.

Le site du musicien est en anglais, vu le succès rencontré par sa musique en Asie et, plus particulièrement en Chine depuis qu’il a composé Chime Of The Dawn Bells, une chanson sortie en février 2020 pour soutenir la population de Wuhan frappée par le Covid-19 (le clip a dépassé les 100 millions de vues sur le YouTube chinois) : JEANFRANCOIS-MALJEAN.COM

La Barcarolle vervîtwesse
Oh ! Por mi, dju so fir
Quand sj’so-st-à l’étrandjir
D’aveur sutu hossi
En on trô come à Vervî !
Oh ! Pour moi, je suis fier,
Quand je suis à l’étranger,
D’avoir été bercé
Dans un trou comme Verviers !
1. So noste air qu’on rosinêye
Tos lès djous qu’on s’atavelêye,
Dj’à sèyî bèle cupagnêye,
Du mete ci refrain-voci :
Sur cet air que l’on fredonne,
Chaque fois que l’on s’attable,
J’ai essayé, belle compagnie,
De mettre le refrain que voici :
2. Nos n’avans rin èl makète.
Vèrvî c’noh quu l’plokète.
Mais, foûs d’one pê d’bèrbisète,
Quu n’faît-i donc nin moussi ?
Nous n’avons rien dans la tête.
Verviers ne connaît que les ploquettes*.
Mais d’un seul pis de brebis,
Que n’avons nous baratté** ?
3. Inte lès bruts du nos fabriques,
-Tchèstês pleins du mécaniques
Hoûtez donc quêne bèle musique…
C’est Vieuxtemps qui d’jowe ainsi !
Entre les bruits des fabriques
-Châteaux pleins de mécaniques-
Ecoutez donc quelle belle musique…
C’est Vieuxtemps qui joue ainsi !
4. Totes lès fleurs du nosse valêye,
-Sêpes ou dobes, bèles ou djolêyes,-
Qu’a printimps on veût florêyes,
A l’djeûne n’ont rin catchi
Toutes les fleurs de notre vallée,
-Simples ou doubles, belles ou jolies-
Qu’au printemps on voit fleurir,
Au matin n’ont rien caché.
5. A mitant d’on grand carnadje,
-Qwans lès canons fint ravadje-Djardon, came on vrai savadje,
Sabréve a brès’ rutrossîs.
Au milieu d’un grand carnage,
-Quand les canons faisaient ravage-
Jardon, comme un vrai sauvage,
Sabrait à bras raccourcis.
6. Nos polans bin lèver l’tièsse,
Câ lu Liberté qu’on c’tchèsse,
A s’grand martyr so nosse plèce :
Adjunians nos d’vant Chapuis !
Nous pouvons bien relever la tête,
Car la liberté qu’on chasse,
A son grand martyr sur notre place :
Agenouillons-nous devant Chapuis !
7. Nos avans, sins qu’on n’i pinse,
On tereû quu l’providince
A covrou d’one bone sumince ;
Biolley n’est nin co roûvi !
Nous avons, sans qu’on y pense,
Un terreau que la Providence
A couvert d’une bonne semence ;
Biolley n’est pas oublié !
8. N’acontans nin lès marotes
Qui tchafetet hâr ou bin hot’.
Lu drapa dèl Polyglotte
Nu pout nin èsse mi tchûzi
N’accomptons pas les commères
Qui jacassent à hue ou à dia.
Le drapeau de la Polyglotte
Ne peut pas être mon choix.

* ploquettes : déchets de laine.
** baratter : battre le beurre dans une baratte.

Texte : Corneil Gomzé – Musique : Albert Ernotte
Traduction : Marianne Rathmès et Christine Pagnoulle


Plus de musique ?

Brûlures d’estomac : remède naturel

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Ingrédients
  • 3 tasses d’eau
  • 5 cm de racine de gingembre frais
  • ½ citron
  • 1 cuillère à soupe de miel
Préparation

Râpez la racine de gingembre et pressez le demi-citron, versez les 3 tasses d’eau dans un bocal puis ajoutez-y le miel, le jus de citron, et la racine râpée de gingembre. Mélangez bien les ingrédients et mettez le bocal au réfrigérateur. Consommer un verre de cette boisson lorsque nécessaire.

Bienfaits des ingrédients

Selon plusieurs études, le gingembre favorise la sécrétion de la bile, stimule l’activité des enzymes digestives, et soulage les troubles digestifs, en évacuant les gaz intestinaux, et en soulageant les brûlures d’estomac.

Le citron donne un coup de pouce au corps dans son processus de digestion pour éliminer les symptômes douloureux. Les enzymes trouvées dans le citron sont similaires à celles des sucs digestifs, donc l’estomac remarque peu de différence entre les deux et reprend ses tâches digestives.

Des recherches indiquent que le miel peut être efficace pour éradiquer les infections à Helicobacter pylori, qui peuvent causer des ulcères d’estomac, en plus d’avoir un effet sur le reflux gastrique. [pour en savoir plus sur le miel et ses vertus, voyez ci-dessous]

Mises en garde

Le gingembre est à ne pas consommer pour les diabétiques, les femmes enceintes et allaitantes, et les personnes chétives. Le citron est déconseillé aux personnes qui ont des allergies aux agrumes, ou souffrant de troubles rénaux ou biliaires…

Autre recette (et probablement la meilleure)

Prenez un verre d’eau avec une cuillère à café de bicarbonate de soude quand vous souffrez de brûlures d’estomac, le bicarbonate grâce à son pouvoir alcalinisant apaise les brûlures.


© Daria-Yakovleva

“Quels sont les bienfaits du miel ? Un peu plus de 4.000 études scientifiques ont été réalisées sur le miel et le moins qu’on puisse dire est que ses vertus thérapeutiques sont nombreuses. En effet, le miel est capable d’agir contre une soixantaine de germes impliqués dans les infections qui touchent différentes sphères de l’organisme (ORL, stomacale, intestinale, cutanée, etc.). En plus de disposer de propriétés antifongiques et antivirales, il agit aussi efficacement contre les infections à E. ColiStaphyloccocus aureusHelicobacter pylori (cause principale de l’ulcère à l’estomac et de la gastrite) et Salmonella. Sa teneur élevée en antioxydants aide l’organisme à lutter contre les radicaux libres impliqués dans le vieillissement cellulaire et le développement de nombreuses pathologies. Bref, le miel est donc un alicament vivant hautement actif. À lui seul, il peut avoir un effet thérapeutique contre de nombreuses maladies dans le domaine des infections ORL, des infections gastro-intestinales et des infections cutanées.” [source : Kevin DESIMPELAERE sur REFLUX-GASTRO-OESOPHAGIEN.COM]


Plus de vie pratique…

LE SAVIEZ-VOUS : pourquoi les bouteilles de vin contiennent-elles 75 cl et non 1 litre ?

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La contenance d’une bouteille de vin a été normalisée au XIXe siècle et les explications les plus folles ont couru, qui correspondaient souvent à des hypothèses du genre :

      • la capacité pulmonaire ;
      • la consommation moyenne pendant un repas ;
      • la meilleure capacité de stockage du vin ;
      • la facilité de transport…

En réalité, il s’agit simplement d’une disposition pratique avec une base historique, datant d’une époque où les principaux clients des vignerons français étaient les Britanniques.

L’unité de volume pour les Britanniques était le gallon impérial, équivalent à… 4,54609 litres. Pour simplifier les comptes de conversion, on a transporté les vins du Bordelais notamment en fûts de 225 litres, soit exactement 50 gallons, correspondant à 300 bouteilles de 750 ml (75 centilitres : vous l’aviez calculé spontanément). Comme le calcul était plus simple, les vignerons ont adopté un baril = 50 gallons = 300 bouteilles.

De cette façon, un gallon correspond à 6 bouteilles. Qui plus est, c’est pour cette raison, même aujourd’hui, les caisses de vin contiennent souvent 6 ou 12 bouteilles.

Pour ce qui est du fond creux ou concave de la bouteille de vin, il remonte au IVe siècle. Grâce à la création de ce qu’on appelle la piqûre, les souffleurs sont enfin arrivés à stabiliser la bouteille. Une forme qui s’est ensuite généralisée sur tous les types de bouteilles de vin. Sauf sur la cuvée Cristal de Champagne Louis Roederer dont le fond plat était exigé par le tsar de Russie Alexandre II, se méfiant des explosifs cachés dans la piqûre.

Si non è vero, è ben trovato : voilà de quoi briller en société entre deux gorgée !


Boire plus ?

Musée de la gourmandise : la Bibliotheca gastronomica (Hermalle-sous-Huy, BE)

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L’initiative est belle de regrouper sous un même toit le maximum de ressources liées à la… gourmandise. Et c’est arrivé près de chez vous ! Peut-être même y retrouve-t-on la recette de la Poularde Valentine Thonart, d’heureuse mémoire...

LIEGETOURISME.BE y consacre une page pour le moins élogieuse : “Le musée qui plait aux gourmets, gourmands, gastronomes et goinfres ! Véritable cabinet de curiosités culinaires, ce musée décline la gourmandise sous ses aspects historiques, archéologiques, ethnographiques, folkloriques et artistiques grâce à quelques 1.200 objets, meubles et tableaux authentiques, rares ou curieux, de l’Antiquité à nos jours. Dégustez de délicieuses recettes anciennes ou régionales à la taverne et choisissez un souvenir à la boutique. La Bibliothèque du musée contient la plus importante collection de livres de gastronomie en Belgique avec plus de 20.000 bouquins. Le musée vous ouvre ses portes toute l’année et vous propose des visites en français et en néerlandais.

Autobaptisé Bibliothèque & Musée de la Gourmandise, la désormais ‘institution épulaire’ donne de plus amples informations sur son site, MUSEE-GOURMANDISE.BE :

“Sous la responsabilité de Charles-Xavier Ménage († 2020), bibliothécaire et conservateur du musée de la Gourmandise, la Bibliotheca gastronomica rassemble plus de 20.000 ouvrages concernant l’alimentation, la cuisine (principalement européenne), les arts de la table et… le tabac traditionnellement inclus dans la gastronomie, puisqu’il est repris dans la classe 663-9 de la classification décimale universelle, au même titre que le chocolat, le cacao, le café et le thé.

Cette classification n’est cependant pas appliquée à Hermalle car l’importance du fonds, la diversité des ouvrages et la nécessité de recouper rapidement les informations ont amené Charles Ménage à imaginer un système différent, parfaitement opérationnel.

Charles-Xavier Ménage en action © Paul Ilegems 2015

Les réceptaires occupent évidemment de nombreux rayons car les recettes constituent la plupart du temps la base du livre de cuisine. Mais celui-ci peut également couvrir une large variété de sujets, incluant les techniques de cuisson, les recettes et commentaires de chefs, les conseils diététiques, l’établissement des menus, la tenue du ménage, les règles de savoir-vivre, les conventions de réception, etc.

L’alimentation et la cuisine étant au centre même de la vie –on ne peut s’en passer-, leur étude débouche sur toutes les disciplines, qu’elles soient scientifiques, artistiques, philosophiques ou religieuses. La bibliothèque comprend donc aussi des bibliographies, des biographies, des ouvrages d’histoire, d’économie domestique, des livres sur les boissons, la conservation alimentaire, la chimie alimentaire, la physiologie du goût, etc. et de nombreuses monographies. Publicité, iconographie, littérature, musique n’y sont pas oubliées.

À cela s’ajoutent les documents plats : étiquettes de vin, bagues de tabac et des menus par milliers qui traduisent les mœurs épulaires de nos contemporains depuis plus de deux siècles.

Le tout forme un ensemble impressionnant accessible en consultation par tout un chacun, mais sur demande motivée et sur rendez-vous car la bibliothèque dépend uniquement du volontariat : quelques (trop rares) bénévoles aident le bibliothécaire pour l’encodage informatique loin d’être terminé, le rangement et l’entretien. Si cela vous dit de les rejoindre…

C’est sur base de ce fonds –que vous pouvez enrichir en y déposant vos manuscrits, livres, cahiers de recettes ou menus de famille– que nous effectuons des recherches (par exemple sur le café liégeois à la demande de la Ville de Liège), que nous écrivons des articles de fond, que nous donnons des conférences illustrées sur l’Histoire du livre de cuisine occidental jusqu’au XXe siècle et que nous préparons des expositions temporaires au Musée de la Gourmandise de Hermalle-sous-Huy.

© Daniel Baise – Fonds Primo

Si la lecture apporte une satisfaction virtuelle, parfois littéraire –certains écrits peuvent s’apprécier pour leur poésie, leur humour, la qualité de leur rédaction–, parfois gustative –ne salivons-nous pas en lisant certaines compositions de mets ?–, elle ne suffit pas toujours pour appréhender les recettes car leur réalisation recèle parfois bien des surprises… ne fût-ce que dans l’estimation du temps (17 heures de cuisson pour une Julienne au consommé, par exemple) !

Des bénévoles de notre asbl ont donc choisi d’entrer dans le vif du sujet, d’oser entreprendre la réalisation de recettes de cuisiniers du passé, de faire cette recherche d’ingrédients, ce calcul des proportions, cette estimation de durée de préparation et de modes de cuisson, et de les appliquer concrètement. Cela a débouché sur quelques soirées de dégustation de recettes d’auteurs culinaires célèbres comme Menon (XVIIIe siècle), Gouffé et Cauderlier (XIXe siècle), mais aussi sur l’expérimentation de la cuisine médiévale et de l’inventive cuisine de guerre –ou comment faire de la soupe au chocolat sans chocolat…

La Bibliothèque de la Gourmandise comporte également 4 autres fonds :

    1. Bibliothèque d’histoire de l’art et d’archéologie (2.500 ouvrages concernant l’architecture, la peinture, le mobilier, la décoration, la ferronnerie, l’orfèvrerie, la verrerie, la céramique, etc.) ;
    2. Bibliothèque de danse et chorégraphie (2.000 ouvrages sur la danse concernant notamment la bibliographie, les biographies, l’histoire de la danse – du ballet, les livrets, les dictionnaires, l’anatomie, le mouvement, les manuels techniques -danse classique, moderne, de jazz, danse espagnole, folklorique, de salon-, les grandes écoles, les compagnies de ballet, la littérature, l’iconographie, etc.) ;
    3. Fonds Georges Plumier (archives locales et littérature dialectale de Hermalle-sous-Huy) ;
    4. Écriture et poste (documentation liée au Musée Postes restantes).

Participez à l’enrichissement de ces fonds en y déposant vos manuscrits, livres, cahiers de recettes ou menus de famille !” [MUSEE-GOURMANDISE.BE]


Manger encore ?

CHANDELEUR : des crêpes, par hasard ?

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Février 2021 – “Donc, on fait des crêpes… parce qu’au Ve siècle, le pape Gélase (kabyle chrétien de la tribu des Djelass), a remplacé les Lupercales, fête du Dieu Pan, divinité de la fécondité (Lupercus en latin) par la commémoration d’un rite juif devenu catholique : la présentation de bébé Jésus au Temple et la “purification” de Marie, 40 jours après l’accouchement.

A ce propos, il y a une très belle influence de la tragédie grecque dans l’évangile de Luc, quand le prêtre Siméon et la vieille prophétesse Anne disent à la jeune Marie : “Ton enfant amènera la chute et le relèvement mais toi… un glaive de douleur te transpercera le cœur…” (Luc, 2, 34-35 ; on dirait du Sophocle et on ne sait rien de Saint Luc sauf qu’il avait une très grande culture hellénistique).

Mais revenons au pape berbère qui nous fait faire des crêpes pour commémorer un rite juif devenu catholique pour remplacer une fête païenne sur base d’un récit écrit par un inconnu qui aimait la tragédie grecque. Pour métamorphoser la fête du Dieu Pan, dieu du désir dansant, des forces de la nature, incarnation prodigieuse du Panthéisme (ça veut dire tous les Dieux, les gars), Gélase a donné aux pèlerins venus à Rome des torches pour leur procession (candela en latin d’où chandeleur) et des crêpes (symbole celte du soleil, symbole germain de purification, symbole berbère de fécondité).

GENTHE Arnold, Anna Duncan Dancing © Library of Congress

Peut-être que cette nuit-là comme Plutarque l’avait raconté dans “La disparition des oracles“, les navigateurs entendirent une voix sur la Méditerranée, une voix venue de nulle part, qui clamait dans la nuit noire : “Le Grand Pan est mort !” suivi des murmures d’une tristesse immense…

La poésie panthéiste n’était plus, la nuit du monothéisme tombait sur le monde. Plutarque (un type qui était vraiment très bien : historien, ambassadeur en Egypte, prêtre d’Apollon à Delphes, philosophe, astronome) avait compris que la lune qui ressemble tellement à une crêpe, ne brille pas mais reflète la lumière du soleil. Allez, ma pause est finie, fuyons les chimères identitaires, et non : le Grand Pan n’est pas mort. Le Grand Pan est éternel et ce soir on mange des crêpes !”

Jean-Paul MAHOUX

  • L’illustration principale de l’article est © rtbf.be

D’autres orateurs à notre tribune…

Remèdes populaires wallons & remèdes de “bonne femme”

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Arbre à clous de Herchies (Jurbize) © Gregory Mathelot

“Jadis, dans les milieux populaires, l’homme confronté à la maladie essaye d’abord de la combattre seul. S’il n’y parvient pas, il fait appel aux remèdes de bonne femme, il va aussi en pèlerinage vénérer des reliques de saints spécialisés. En dernier recours, il demande l’aide du médecin.

Au début du siècle, même en 1940, les parents craignaient pour leurs enfants les “convulsions“. Elles étaient fréquentes chez les enfants affaiblis au cours de maladies infectieuses.

Convulsions : ce sont des contractions violentes, involontaires qui donnent lieu à des mouvements saccadés. Maladies convulsives : chorée (ou Danse de Saint Guy) – épilepsie.

Pour les éviter, des parents faisaient porter à leurs enfants un collier fait de graines ou de racines de pivoine. Celles-ci devaient être récoltées par une nuit sans lune.

Comme le traitement de ces plantes n’apportaient, au mieux qu’une amélioration passagère, les croyants priaient les saints pour obtenir une guérison définitive. En Wallonie, on implorait saint Ghislain. Dans le nord du pays, on demandait plus particulièrement la protection de saint Corneille.

Une coutume qui se retrouve encore dans le choix des prénoms des enfants, afin de les protéger des convulsions : Fabienne, Blanche, Lucienne, Ghislaine.

Des guérisseurs pour éviter les convulsions, recommandaient des infusions de fleurs de la passion, de fleurs de thym serpolet ou de racines séchées de pétasite.

Pétasite : genre de composées, comprenant des herbes européennes, vivaces, à grandes feuilles radicales et à panicules de fleurs blanches ou rouges, dont certaines rappellent le parfum de l’héliotrope.

Catherine Seret

Certains guérisseurs prescrivent des tisanes, des pommades ou liquides à diluer dans une boisson. Au siècle dernier, Catherine Seret, de Sur-les-Bois, met au point quelques onguents et eau “améliorée”. La légende veut que les premières expériences aient lieu vers 1830, lorsqu’un médecin des armées napoléoniennes confie l’incroyable secret à la jeune Catherine. Très vite, la réputation des produits dépasse largement le cadre du petit village hesbignon, on se déplace de loin pour s’en procurer. Encore aujourd’hui, l’eau et les pommades de Catherine Seret ont leurs adeptes.

Pour les ophtalmies, certaines maladies cutanées on s’adresse à sainte Geneviève. Etre atteint du mal sainte Geneviève, c’était avoir des plaies au visage. Pour les faire disparaître, on allait chercher de l’eau à la fontaine de Sainte Geneviève à Strée-lez-Huy et l’on faisait des compresses avec cette eau. Il se formait des croûtes qui tombaient toutes seules sans laisser de traces.

A Florée (Assesse) il existe également une source dédiée à Saint Geneviève réputée pour soigner les maladies de la peau, l’impétigo par exemple.

Le saindoux est utilisé pour guérir des angines : “J’ai guéri mon fils d’une angine très grave avec du saindoux. Je lui ai fait un papin de saindoux, un essuie de cuisine et une écharpe autour du cou. Je l’ai renouvelé deux fois par jour et le troisième, mon gamin était guéri.” D’autres se souviennent que c’était non avec du saindoux mais avec du lard gras non salé que les gorges enflammées avaient été guéries.

Pendant la guerre, en hiver, pour prévenir la toux, des parents préparent du sirop de betteraves : “La betterave était brossée, évidée et l’on mettait dedans du sucre candi. La betterave était placée près d’une source de chaleur, le sucre fondait et chaque soir avant d’aller dormir, nous pouvions en prendre une cuillère“. [QUENOVELLE.BE]


Les extraits : pour et contre…

D’après le CNRTL (Centre national de ressources textuelles et lexicales), EXTRAIRE signifie, entre autres :

Séparer une substance du corps auquel elle appartient, par divers procédés mécaniques ou chimiques. Extraire la quintessence de… “En 1816, Sertürner découvrit que l’on pouvait extraire de l’opium une substance cristallisée, la morphine” (Berthelot, Synth. chim., 1876, p. 116). “Les éléments utiles [du malt] ne sont pas pour la plupart à l’état soluble et il faut, pour les extraire, les solubiliser sous l’action des diastases” (Boullanger, Malt., brass., 1934, p. 217). “Pratiquement, les matières sucrées du commerce sont extraites des sucs de quelques plantes seulement, par pression, par diffusion ou même par incision ou saignée de la plante” (Brunerie, Industr. alim., 1949, p. 23). “Les substances à éliminer peuvent se classer en deux catégories : les matières solubles ou susceptibles d’être extraites par rinçage, c’est-à-dire la boue, le sang, les matières protéiques interfibrillaires, les sels de conservation, la crotte, etc., (…) − et les matières insolubles…” (Bérard, Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p. 31).
P. métaph. : “Voici l’heure du poète qui distillait la vie dans son cœur, pour en extraire l’essence secrète, embaumée, empoisonnée.” (Bernanos, Sous le soleil de Satan, 1926, p. 59)

Quelques exemples d’extraits actifs, conseillés dans une brochure médicale des années 1970 (pas d’automédication, svp) :

Bardane contre la chute des cheveux
Myrtilles améliore l’acuité visuelle
Géranium éclaircit la voix et combat l’angine
Thym meilleur antiseptique naturel
Cyprès déodorant très actif
Hysope régulateur des glandes sudoripares
Pin puissant protecteur des poumons
Bouleau antirides par excellence
Cyprès pour gommer la cellulite
Sauge “spécifique de la femme de 40 ans” [la plaquette ne précise pas ce qui est sous-entendu ici]
Menthe crème chauffante pour les douillettes
Aspérule odorante bain calmant pour les nerveux.ses
Menthe & Mélisse stimulants physiques…

Les eaux & les pommades de Catherine Seret

© quenovelle.be

Catherine Seret a vécu au siècle dernier [XIXème] à Sur les Bois, et c’est grâce à elle que la réputation de ce petit hameau alors bien paisible c’est répandu au-delà des frontières. Son vrai nom est Catherine Langlois et elle naquit en 1828.

A cette époque, l’épopée napoléonienne venait de se terminer et plusieurs familles comptaient un ou plusieurs membres qui avaient été mêlés à la guerre ou aux armées de Napoléon. C’est le grand-père qui avait été ordonnance d’un colonel-médecin anglais qui a hérité du “secret” de celui-ci. Quand Catherine atteignit ses 18 ans, il lui a transmis ce secret. Elle se marie alors avec un mineur, Dieudonné Moulin, et de cette union naissent trois filles, mais son mari décède à l’âge de 33 ans.

En cette dure période de la seconde moitié du XIXe siècle, la médecine était loin de ce qu’elle est le jour d’aujourd’hui et très vite la réputation des “eaux et pommades de Catherine Seret” prend de l’ampleur.

Ce sont souvent les pauvres qui viennent consulter, les riches le font par personne interposée et le payement se fait en nature (poules, œufs, coqs ou chandelles).

Malheureusement déjà à cette époque la jalousie n’avait pas de borne, et elle se retrouve au banc des accusées, dont elle sort victorieuse. Le succès devient tel que Flamands, Wallons, Allemands et Hollandais se bousculent dans le petit café, mais hélas en 1915, à l’âge de 87 ans, elle va soigner les malades dans l’au-delà. Le secret n’est transmissible que par les femmes et c’est pour cette raison que jusque l’année dernière c’était l’arrière-petite-fille de Catherine Seret qui continua l’oeuvre de sa célèbre aïeule. Alors, pour rester dans la tradition, celle-ci a transmis le secret à sa fille Michèle, laquelle espère bien dans le futur, le transmettre à ses descendantes.

Que l’histoire n’oublie pas celle qui a fait déplacer des milliers de personnes vers le petit hameau de Sur les bois et dont les habitants sont fiers. Un patrimoine sera ainsi sauvé. Signé : M. Lenaerts”


Des remèdes de bonne femme ou de bonne fame ?

© Collection privée

“L’expression « remèdes de bonne femme » a parfois subi ce que les linguistes appellent la remotivation étymologique. Pierre Larousse les avait fort bien définis dans son Grand Dictionnnaire universel en écrivant qu’il s’agissait de “remèdes populaires ordonnés et administrés par des personnes étrangères à l’art de guérir“. Mais quelque habile latiniste s’est un jour avisé qu’en latin fama signifiait renommée, et que l’on emploie aujourd’hui encore les adjectifs fameux et famé pour évoquer la réputation de telle ou telle personne, de telle ou telle chose. Sans doute avait-il aussi entendu l’histoire, que l’on racontait naguère au sujet de ce nonce installé à Paris qui, s’entretenant avec un grand de l’Église de France mêla joyeusement, mais un peu mal à propos, français, latin et italien en lui posant cette question, qui pouvait prêter à sourire et à mauvaise interprétation : “Et comment va votre fame ?” Le prélat, qui voulait savoir quelle était la réputation de son interlocuteur, était bien excusable puisque, après tout, en ancien et en moyen français, réputation se disait fame et que les expressions bone fame et de bone fame, se lisent fréquemment dans les textes médiévaux, avec de nombreuses variantes orthographiques comme de bon famle, de bones faumes, de si grant fame, etc. Mais pour éviter ce type de fâcheux malentendu, l’usage adjoignait à ce fame d’autres noms, le plus souvent renommee, mais également merite, loenge (« louange »), ou encore renom. Et s’il en était encore besoin, un petit détour par des langues voisines confirmerait ce qu’écrivait Pierre Larousse : nos amis anglais parlent de old wives’ remedy, littéralement “remède de vieilles épouses“, nos amis allemands disent Hausmittel, “l’expédient, le remède” ou, plus familièrement, “le truc de la maison“. Cette notion de remède familial, fait à la maison, se retrouve dans l’espagnol remedio casero. Et pour conclure, rappelons que nos amis italiens, pour signaler qu’il s’agit là de remèdes qui sont plus le résultat d’observations pratiques que d’études théoriques, parlent de rimedio empirico.” [ACADEMIE-FRANCAISE.FR]


Savoir-vivre tous les jours…

Poularde Valentine Thonart

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Menu du 15 mai 1965 pour le Club Royal des Gastronomes de Belgique (grand merci à Fabien PETITCOLAS)

La Poularde Valentine Thonart est l’une des plus grandes recettes de la cuisine belge. Elle a été créée dans les années 60 par Auguste Thonart, propriétaire de l’Hôtel de la Vallée à Lorcé-Chevron (Stoumont, BE), célèbre rendez-vous des gourmets au bord de l’Amblève. Il avait baptisé sa création du nom de sa mère Valentine, qui avait été la première et remarquable cuisinière de l’hôtel-restaurant en 1914, avant de lui céder la place, bien plus tard. Elle a disparu en 1955. Auguste Thonart, disparu lui aussi aujourd’hui (comme son restaurant), l’avait fait enregistrer par l’Académie Culinaire de France (la recette).

Quand elle cède la toque à son fils, la cuisine de Valentine Thonart (née Hendrick) a déjà connu bien des aventures : la légende familiale veut que Valentine ait d’abord tenu un café à l’emplacement de ce qui allait devenir l’Hôtel de la Vallée. Les différents mouvements de troupes et la destruction du pont voisin pendant 14-18 n’en ont pas eu raison : des “dommages de guerre” sonnants et trébuchants (dédommagements pour les dégâts occasionnés par le conflit) permettent l’agrandissement du café qui devient un hôtel-restaurant. Le scénario se répète en 40-45 et permet à la famille d’ouvrir ce qui restera pour beaucoup l’Hôtel Thonart, à Lorcé (pour faire la différence avec l’Hôtel de Portugal, à Spa, qu’une autre Thonart gérait d’une main de fer dans la cité thermale).

Les secrets de la Poularde Valentine Thonart (une préparation à base de poularde de haute qualité et de homard) ont été livrés il y a des années au Guide des Connaisseurs par le chef de l’époque, Roger Verhougstraete, qui a préparé des milliers de « Poulardes Valentine Thonart ».

Préparation
  • Pour quatre personnes, découpez en six morceaux, une poularde de 1 kilo 600 vidée.
  • Faites chauffer du beurre dans une casserole. Laissez colorer les morceaux de poularde pendant cinq minutes des deux côtés.
  • Retirez la volaille et dans le même beurre saisissez deux homards vivants de 400 grammes chacun, coupés en deux dans le sens de la longueur.
  • Remettez les morceaux de volaille dans la casserole et ajoutez une bonne cuillère à soupe d’échalotes hachées.
  • Flambez le tout à l’armagnac.
  • Assaisonnez de sel et de poivre du moulin.
  • Ajoutez un bouquet garni, la chair en dés de quatre tomates fraîches, épluchées et épépinées, 250 grammes de champignons de Paris coupés en dés et sautés préalablement, et versez sur le tout une bouteille de champagne brut.
  • Laissez cuire à couvert à feu doux pendant 25 minutes.
  • Ajoutez 1/2 litre de crème fraîche épaisse et quatre fonds d’artichauts cuits coupés en dés (frais en saison ou en conserve), et laissez réduire à découvert de moitié.
  • Enlevez à l’aide d’une écumoire les morceaux de volaille et de homard et gardez-les au chaud. Terminez la sauce avec une pincée d’estragon, dont on doit seulement deviner la présence, rectifiez l’assaisonnement, ajoutez une larme d’armagnac éventuellement, et une pointe de poivre de Cayenne, car la préparation doit être haute en goût et bien relevée.
  • Dressez les morceaux de poularde et de homard dans une casserole en argent, saucez le tout et éparpillez en garniture une truffe coupée en fine julienne.
  • Le service se fait en deux fois : d’abord un suprême de poularde et une queue de homard, ensuite un morceau de cuisse et une pince du homard.

Remarques : un grand vin de Bourgogne blanc, Chassagne ou Puligny-Montrachet est vivement recommandé avec ce plat superbe. M. Thonart ne détestait pas non plus un Bouzy rouge de Champagne, voire un champagne millésimé. Ce plat riche se suffit à lui-même, mais on peut l’escorter, si on veut, d’un peu de riz nature (©Le Guide des Connaisseurs)


La recette est également reprise dans les ouvrages de Philippe NONCLERCQ : Quand la Wallonie se met à table (Liège : Noir Dessin Productions)


Encore faim ?

GAG : comment donner une pilule à un chat

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Ernest Hemingway et son chat
  1. Attrapez le chat et placez-le dans le creux de votre bras gauche comme si vous teniez un bébé. Avec votre main droite, appliquez une pression de chaque côté de sa gueule en tenant la pilule dans votre main. Lorsque le chat ouvrira la gueule, lancez la pilule à l’intérieur. Donnez-lui un peu de temps pour qu’il ferme la gueule et avale.
  2. Ramassez la pilule du plancher et le chat caché derrière le sofa. Placez le chat dans le creux de votre bras droit (pour éviter la blessure à votre bras gauche) et répétez l’opération.
  3. Allez chercher le chat dans la chambre à coucher et jetez la pilule détrempée.
  4. Prenez une nouvelle pilule. Prenez le chat dans le creux de votre bras qui saignera le moins. Tenez les pattes arrière du chat avec votre main. Forcez l’ouverture de la gueule du chat et poussez la pilule au fond de la gorge avec votre doigt. Tenez sa gueule fermée et comptez jusqu’à 10.
  5. Ramassez la pilule de l’aquarium et faites descendre le chat du haut de la garde-robe. Allez au jardin et demandez à votre partenaire de venir vous aider.
  6. Agenouillez-vous sur le sol et serrez fermement le chat entre vos genoux. Tenez les pattes avant et arrière. Ignorez les grognements du chat. Demandez à votre partenaire de tenir la tête du chat fermement avec une main pendant qu’avec l’autre main il/elle place une règle de bois dans la bouche du chat pour y faire glisser la pilule. Frottez la gorge du chat vigoureusement.
  7. Faites descendre le chat du haut du rail des rideaux et prenez une nouvelle pilule. Prenez note d’acheter une nouvelle règle de bois et de réparer les rideaux. Balayez soigneusement les vases et les figurines cassées et mettez-les de côté pour les recoller plus tard.
  8. Enveloppez le chat dans une large serviette de plage et demandez à votre partenaire de se coucher sur le chat en ne laissant dépasser que sa tête. Placez la pilule au bout d’une paille à boire, forcez l’ouverture de la gueule du chat avec un crayon et soufflez dans la paille.
  9. Vérifiez l’emballage des pilules pour être sûr que les pilules ne sont pas dommageables pour les humains et prenez rapidement une bière pour faire disparaître le goût. Aidez votre partenaire à appliquer des pansements sur ses blessures et nettoyez le sang sur le tapis avec de l’eau froide et du savon.
  10. Allez chercher le chat dans le garage du voisin. Prenez une autre pilule. Ouvrez une autre bière. Dans la cuisine, videz une armoire. Placez le chat à l’intérieur et fermez la porte sur le cou du chat de façon à ce que seulement sa tête dépasse. Forcez l’ouverture de sa gueule avec une cuillère à dessert. Insérez la pilule avec un élastique.
  11. Allez chercher un tournevis dans le garage et remettez la porte de l’armoire sur ses charnières. Buvez votre bière. Sortez une bouteille de scotch et prenez-en un coup. Appliquez une compresse froide sur votre poitrine et consultez dans votre carnet de santé à quelle date remonte votre dernière injection contre le tétanos. Appliquez une compresse de whisky pour désinfecter. Buvez un autre coup. Jetez votre chandail et prenez-en un nouveau dans votre garde-robe.
  12. Appelez les pompiers pour qu’ils viennent chercher votre *!?x!* de chat du haut de l’arbre de l’autre côté de la route. Excusez-vous auprès de votre voisin qui a foncé dans la clôture en tentant d’éviter le chat qui traversait la rue. Prenez la dernière pilule de l’emballage.
  13. Attachez les pattes avant aux pattes arrière avec de la ficelle que vous attacherez solidement à un pied de la table. Trouvez des gants pour gros travaux dans le garage. Placez la pilule dans sa gueule suivi d’un gros morceau de viande. Soyez ferme. Tenez sa tête verticalement et versez 2 litres d’eau dans la gorge pour faire fondre la pilule.
  14. Buvez le restant de la bouteille de scotch. Demandez à votre partenaire de vous reconduire aux urgences. Asseyez-vous calmement pendant que le docteur recoudra vos doigts et votre avant-bras et enlèvera les restants de la pilule de votre œil droit. En revenant à la maison, arrêtez-vous au magasin de meubles pour acheter une nouvelle table.
  15. Appelez la Société Protectrice des Animaux pour qu’ils viennent chercher votre “chat de la mort” et appelez le magasin d’animaux pour savoir s’ils ont des cochons d’Inde.
COMMENT DONNER UNE PILULE A UN CHIEN ?

Enveloppez la pilule dans un morceau de bacon. Laissez tomber par terre.


S’amuser encore…

Tarte aux pommes, à la frangipane et aux spéculoos

Temps de lecture : < 1 minute >
© wallonica.org
Ingrédients pour 8 personnes (petits mangeurs…)
  • 2 œufs
  • 125 g d’amandes en poudre
  • 2 c. à s. de farine
  • 160 g de beurre salé
  • 250 g de spéculoos
  • 100 g de sucre fin
  • 1 c. à s. de sucre impalpable
  • 600 g de pommes Cox
Préparation

(temps de préparation : 20 min. + 40 min. de cuisson)

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Mélangez 110 g de beurre mou, le sucre fin, les amandes en poudre, la farine et les oeufs, jusqu’à obtention d’une crème frangipane homogène.
  3. Réduisez les spéculoos en miettes au robot. Malaxez-les avec 50 g de beurre fondu, jusqu’à ce que l’ensemble soit homogène. Tassez-le dans le fond d’un grand moule à tarte recouvert de papier cuisson. Recouvrez avec la crème frangipane, puis disposez les pommes taillées en tranches épaisses par-dessus.
  4. Cuisez 30 min au four. Saupoudrez de sucre impalpable et poursuivez la cuisson encore 10 min.
  5. Servez tiède. Pour les gourmands, ajoutez une boule de glace vanille ou un peu de crème fouettée.
  6. Conseil culinaire : le temps de cuisson peut dépendre de la qualité des pommes. Elles doivent être moelleuses sans pour autant tomber en compote. À surveiller, donc…

Encore manger…

TREBEN : Elixir suédois (Herbes du Suédois)

Temps de lecture : 9 minutes >
ISBN 3850687953

TREBEN Maria, La santé à la pharmacie du bon dieu (Steyr, Wilhelm Ennsthaler, 1980)

Lors de la parution de son premier livre, Maria TREBEN laissait derrière elle une vie bien remplie, non dépourvue de vicissitudes mais néanmoins heureuse. Elle s’était montrée très sceptique quant à l’intérêt qu’allaient susciter ses conseils et son expérience concernant les plantes médicinales puisque les librairies regorgeaient de livres sur les plantes, l’un plus beau que l’autre. Cependant, il en fut tout autrement. Son livre La santé à la pharmacie du bon Dieu dont les ventes étaient de plus en plus prometteuses, accéda très rapidement à la première place sur les listes des meilleures ventes. Un quotidien allemand de renom déclara même que le premier livre de Maria Treben était le best seller du siècle. A l’heure actuelle, plus de 12 millions d’exemplaires de ses livres ont été vendus et sont traduits dans plus de 20 langues. Ils ont propulsé leur auteur au rang de spécialiste mondiale des plantes médicinales et Maria Treben à été obligée d’échanger une retraite tranquille contre une vie active faite de rendez-vous. Cette contrainte n’a été possible que grâce à sa vitalité et son hygiène de vie. Elle a accepté ce sacrifice de manière désintéressée pour apporter aux gens un savoir qui était menacé de disparition. […] Maria Treben est née à Saaz, en Autriche…” [extrait de la présentation de l’éditeur Ennsthaler]


L’Elixir suédois (les Herbes du Suédois)

Ingrédients :

  • 10 g de poudre d’Aloès*
  • 5 g de Myrrhe
  • 0,2 g de Safran
  • 10 g de feuilles de Séné
  • 10 g de Camphre**
  • 10 g de racine de Rhubarbe
  • 10 g de racine de Zédoaire
  • 10 g de Manna
  • 10 g de Thériaque Vénitienne
  • 5 g de racine de Carlinae
  • 10 g de racine d’Angélique

Les composants ci-dessus sont mis dans un flacon de 2 litres, à large col, fermant bien. Y verser 1,5 litre d’alcool à 38-40° ou de bon alcool de fruits et laisser macérer pendant 15 jours au soleil ou près d’un poêle (200 environ). Agiter le flacon tous les jours ainsi qu’ultérieurement, avant chaque prélèvement ou usage. Au bout de 15 jours on peut commencer à prélever de la liqueur dans une petite fiole fermant bien et qu’on conservera au réfrigérateur. L’alcool et les plantes peuvent rester ensemble indéfiniment. Plus vieille est la liqueur, meilleure elle est.

* On peut remplacer l’aloès par de la poudre d’absinthe.
** Le camphre doit être du camphre naturel et uniquement d’origine chinoise.


Extraits…

“Cette recette du célèbre médecin suédois, le Dr. Samst, Recteur de l’Académie de Médecine, a été trouvée, écrite de sa propre main, après sa mort. Le Dr. Samst mourut à 104 ans d’une chute de cheval. Ses parents et grands-parents avaient atteint eux aussi un âge canonique. Bien que cela semble une fable, ce qui va suivre s’est passé véritablement ainsi : j’étais une jeune femme, quand j’arrivai gravement malade, près de Lembach im Möhlviertel. La guerre nous avait chassés du territoire des Sudètes et dans un camp de réfugiés, en Bavière, j’étais tombée malade. J’avais attrapé le typhus et une intoxication par la viande (botulisme) qui évoluèrent en une jaunisse et une occlusion intestinale. Je restai plus de 6 mois à l’hôpital. Quand mon mari nous fit venir en Autriche ma mère, ma belle-mère, notre enfant et moi, j’étais si faible que mes jambes flageolaient. La nuit j’avais des douleurs qui me perçaient le ventre comme une épée. En même temps se déclenchaient des vomissements et des diarrhées spasmodiques. Je n’étais plus qu’un paquet de souffrance. Le médecin reconnut là, des douleurs, séquelles du typhus, qui souvent se maintiennent pendant de longues années. Un jour, une femme que je ne connaissais pas, m’apporta une fiole remplie d’un liquide très odorant. Elle avait appris ma maladie et voulait m’aider. Avec le flacon elle avait apporté la copie d’un manuscrit antique où, en 46 points, il était dit comment ces herbes guérissaient chaque maladie. Ces Herbes du Suédois l’avaient guérie elle aussi d’une grave maladie. Cette recette venait de l’héritage d’un médecin suédois renommé. Tous les membres de la famille avaient atteint un âge inhabituellement avancé. Les gouttes de Liqueur du Suédois guérissent, d’après le point numéro 43 : les ulcères et les bubons pesteux, même lorsqu’ils sont dans la gorge. Je rangeai la fiole dans la pharmacie familiale. Je ne croyais vraiment pas que ces gouttes toutes simples me rendraient la santé. J’ai rapidement changé d’avis. J’étais assise devant une immense corbeille de poires mûres, dont il fallait s’occuper rapidement quand une nouvelle crise se déclencha. Après que l’on m’eut confirmé que ces gouttes n’avaient pas seulement un usage interne, mais qu’on pouvait aussi les utiliser en usage externe, je ne tergiversai pas longtemps. J’humectai un tampon de coton sur lequel je mis un morceau de Nylon et glissai cet emplâtre sous mon porte-jarretelles et me remis à mon travail. Une impression merveilleuse envahi mon corps et j’eus la sensation d’être délivrée, comme si quelqu’un m’avait enlevé, en un tour de main, toute la maladie de mon corps. Je vous garantis que toutes les souffrances de ces derniers mois ont été comme effacées par ce simple emplâtre, que j’ai gardé toute une journée sous mon porte-jarretelles. La maladie a été balayée, je n’ai plus jamais eu de nouvelle crise. Mon fils qui avait 6 ans fut attaqué par un chien-loup et affreusement mordu au visage. Des cicatrices rouge sombre, boursouflées, s’étendaient du nez vers la bouche. Il apparait, au n° 33 du manuscrit antique, que “Toutes les cicatrices, blessures et coupures, même si elles sont anciennes, disparaissent si on les badigeonne 40 fois avec la liqueur”. Aussi, chaque soir, avant de le mettre au lit, j’ai tamponné les cicatrices de mon fils. Elles se sont effacées rapidement, même celles qui affectaient profondément le nez.

Maria TREBEN (1907-1991)

J’enregistre cette expérience et, en 1953, je m’installai ä Grieskirchen. Je visitai un jour une exploitation agricole et je rencontrai la jeune fermière, mère de 2 enfants, dans l’étable en train de traire. En guise de bonjour, elle me dit “Fais-moi ce que tu veux, je suis à bout, je me laisse faire.” Elle avait depuis des semaines, des maux de tête insupportables et, comme le médecin redoutait une tumeur cérébrale, elle devait aller ä Linz se faire radiographier. Le même jour, j’envoyai mon fils lui porter une fiole de Liqueur du Suédois afin qu’elle puisse se faire un emplâtre et passer la nuit sans maux de tête. Quelle ne fut pas ma surprise, quand, le lendemain matin, le fermier frappa à sept heures à ma porte : « Qu’as-tu donné à ma femme ? Deux minutes à peine après la pose de l’emplâtre, les douleurs se sont évaporées. Ce matin, elle a rejeté deux morceaux gros comme le doigt d’une matière, rouge brun, qui lui étaient descendus du nez dans la gorge. » C’était une infection des sinus, négligée depuis longtemps, et qu’une seule application avait guérie. Aujourd’hui encore, la fermière ne jure que par la Liqueur du Suédois. Il y a quelques années, elle a soigné sa fille avec des enveloppements, et l’a guérie d’une grave inflammation pulmonaire. La Liqueur du Suédois ne manque jamais dans sa pharmacie. Une femme souffrait depuis des mois d’une très douloureuse suppuration des sinus. Sa respiration par les narines était devenue impossible. Parallèlement s’étaient développées des douleurs intolérables. De puissants antibiotiques et des séances de radiothérapie n’amélioraient pas son État. Dès la première application, une amélioration se manifesta. A partir de la troisième, dans la nuit, les voies respiratoires étaient libérées et de gros morceaux de pus furent évacués par les narines. Je connaissais de vue une femme, qui, après la naissance de son sixième enfant, n’était plus que l’ombre d’elle-même. Un jour, je lui parlai et j’appris que, pour le moment, elle ne pouvait plus rien manger. Elle avait été obligée de mettre ses enfants en nourrice. Je lui conseillai de la Liqueur du Suédois. Environ trois semaines après, je la rencontrai resplendissante de santé. Les gouttes avaient fait merveille. Elle pouvait se nourrir normalement et avait repris ses enfants à la maison. « C’est comme si une bête avait soudainement été chassée de mon corps », me dit-elle, et ajouta que sa mère avait un pied terriblement enflé qui avait nécessité son hospitalisation. Elle ne pouvait plus se déplacer qu’avec une canne. Soixante-quinze piqûres n’avaient pas apporté de quelconque amélioration. Elle avait envoyé à sa mère la copie du vieux manuscrit et lui avait conseillé de faire usage des Herbe du Suédois. L’effet avait été très rapide, le pied Était revenu à son État normal et la canne superflue. Un jour, je reçu d’Allemagne, une lettre d’une de mes connaissances qui me priait de m’occuper de sa nièce, qui Était, présentement, en cure à Gallspach. Quand la jeune femme vint me voir ä Grieskirchen pour la première fois, je fus bouleversée. On la sortit de la voiture, puis on lui glissa deux béquilles sous les aisselles ; le corps estropié eut besoin, malgré l’aide, de plus d’un quart d’heure pour se trainer jusqu’à mon premier Étage. Les articulations des deux pieds étaient déformées, les doigts et les mains crispés et incapables de tenir quoi que ce soit. Pendant la marche, les pieds étaient traînés et le corps brusquement rejeté en avant. Je restai stupéfaite devant ma porte, les deux mains croisées sur la poitrine et ne pus énoncer que cette question: « Qu’est-ce qui vous a donc mise dans cet État, ma pauvre jeune femme? » « Cela m’est arrivé en une nuit, après la naissance de mon quatrième enfant », me dit-elle. Subitement, en une nuit, cette jolie femme n’était plus qu’une invalide clouée au lit. En Allemagne, elle avait été renvoyée de médecin en médecin, aucun n’avait pu améliorer son État. Pendant 4 années consécutives, elle était venue deux fois l’an, faire une cure dans la clinique du Dr. Zeileis à Gallspach, qui lui avait dit qu’il ne pouvait que la soulager, pas la guérir. C’était un spectacle poignant que de voir ses pauvres mains retournées qui portaient maladroitement sa tasse de café à ses lèvres. Je lui conseillai les Herbes du Suédois qu’à cette époque on trouvait dans les pharmacies allemandes, sous le nom de Crancampo. Aujourd’hui bien des pharmacies préparent les Herbes du Suédois selon la recette originale. Ce conseil ne donna à la jeune femme qu’un très faible espoir. C’était en février 1964. En septembre de la même année, je reçu un coup de téléphone de Gallspach, par lequel elle annonçait sa visite ä Grieskirchen et, me priait de venir la chercher à l’arrivée du car. Je fus stupéfaite et restai sans voix, quand je vis descendre du véhicule une jeune femme souriante qui avait seulement besoin d’une canne pour se soutenir. Les crispations et déformations des mains avaient disparu, ainsi que la plupart de celles des jambes. Seule subsistait une certaine enflure au genou et à la cheville gauche. Une année après, le 3 août 1965, tout était en ordre. Elle faisait sa dernière cure à Gallspach, sans canne et pleine de la joie de la santé retrouvée. Les reins avaient souffert pendant son quatrième accouchement et avaient déclenché ces effrayantes déformations. Tous les jours, trois fois elle avait dilué une cuillerée à soupe de Liqueur du Suédois dans un peu d’eau tiède qu’elle avait bue lentement, par moitié, avant et après chacun de ses repas, par gorgées. Quoique préparée avec de l’alcool, ses reins avaient bien supporté la préparation.

Il faut que je vous rapporte encore un cas vous montrant les incroyables résultats qui sont obtenus avec les Herbes du Suédois.

Ma sœur qui vit en Allemagne, me parla d’une de ses relations de Leipzig, qui souffrait depuis 15 ans dans une chaise roulante. Cette femme vécut pendant les années de guerre à Prague et, comme des milliers d’autres allemands, avait été obligée d’aller vivre dans la cave, où elle resta des semaines entières, sans paille, ni quoi que ce soit pour se coucher dessus. Ultérieurement, elle put partir pour Leipzig avec son mari. Peu de temps après, de graves déformations des articulations apparurent. Et puis sa vie se passa dans une chaise roulante. J’appris cela, seulement quand son mari mourut brusquement et la laissa seule à son triste sort. La paralysée dut quitter son appartement et fut relogée dans une chambre meublée. Il est interdit d’envoyer d’Autriche en R.D.A., des plantes ou autres produits médicaux. Je devais donc faire passer les Herbes du Suédois par une localité frontalière bavaroise, d’où elles étaient réexpédiées à Leipzig et, cela tous les deux mois. Bientôt je reçu des lettres teintées d’espoir. La malade prenait, trois fois par jour, une cuillerée à soupe de la Liqueur du Suédois, diluée dans de l’eau et ce, par moitié, avant et après chacun de ses repas. Les déformations régressaient lentement et les articulations perdaient de la raideur. […] Neuf mois après, l’amélioration était telle, qu’après 15 ans de chaise roulante, elle put sortir de son logement pour la première fois. Les progrès continuèrent et bientôt elle put nettoyer ses vitres et aussi accomplir d’autres tâches quotidiennes, que, jusqu’alors, des âmes compatissantes avaient effectuées pour elle. […]

Nous étions au lac d’Offen et nous nous servions d’un tronc d’arbre équarri pour nous asseoir au bord de l’eau. Un jour, nous trouvâmes le tronc appuyé contre la clôture de la pâture voisine. Tout à côté j’avais posé mon sac de plage. Avant de rentrer à l’hôtel, j’étais courbée sur le sac, en train de le mettre en ordre. Soudain, je fus comme foudroyée. La lourde pièce de bois m’était tombée directement sur la jambe. Au niveau du genou, j’avais une plaque bleu-rouge foncé et deux bosses de la grosseur du poing. On me porta dans la voiture et on me monta dans notre chambre. Mon mari voulut aller chercher un médecin ä Ebensee, mais je lui demandai de me faire un enveloppement avec de la Liqueur du Suédois. Environ 1/2 heure après, je pus descendre seule l’escalier pour aller à la salle à manger. Le lendemain, la jambe avait repris son aspect normal. Pas une ecchymose n’était visible et les deux grosses bosses avaient disparu… »


D’autres recettes au quotidien…

Foie de veau Pierreuse

Temps de lecture : < 1 minute >
Ingrédients pour 4 couverts
  • 4 belles tranches de foie de veau,
  • 15 gr. de beurre,
  • 4 oignons,
  • 1 verre de bouillon,
  • 1 c. à soupe de vinaigre,
  • 250 gr. de pruneaux,
  • farine,
  • thym, laurier,
  • 4 morceaux de sucre,
  • sel et poivre.
Recette du Chef
  • Débiter le foie de veau en morceaux et le faire revenir dans le beurre.
  • Réserver les morceaux de foie et les remplacer par les oignons émincés.
  • Remuer, saupoudrer avec la farine sans cesser de remuer, mouiller avec le bouillon, ajouter le vinaigre, le thym, le laurier et les morceaux de sucre.
  • Amener à ébullition et laisser un peu réduire.
  • Remettre les morceaux de foie et laisser cuire un quart d’heure à feu moyen.
  • Ajouter les pruneaux, préalablement trempés une heure dans de l’eau tiède.
  • Achever la cuisson.
  • Saler et poivrer selon votre goût.

Servir avec une purée de carottes, par exemple.

Encore faim ?

Boulets à la liégeoise

Temps de lecture : 2 minutes >

Boulets à la liégeoise ou boulets sauce chasseur ou boulets sauce Lapin : la sauce ne contient pas de lapin, mais tiendrait son nom de madame Géraldine Lapin, née Corthouts, épouse d’Ernest Lapin (1868-1922), receveur des contributions directes dans la banlieue de Liège (BE).

Ingrédients pour 6 boulets
  • 700 gr. de hachis porc et bœuf,
  • 100 gr. de pain blanc sans les croûtes,
  • 10 cl. de lait,
  • 2 oignons émincés,
  • 25 cl.de bière brune de table (alt. Triple Kasteel),
  • 2 tartines de pain blanc tartinées de moutarde,
  • 3 c. à soupe de sirop de Liège,
  • thym, laurier, sel et poivre, beurre.
​Recette du Chef​​
  • Faire gonfler la mie de pain dans le lait pendant 5 minutes.
  • Égoutter à fond.
  • Mélanger le hachis au pain et bien malaxer (on peut ajouter un œuf).
  • Façonner 6 boulets.
  • Préparer le bain de friture (200 degrés) et y plonger les boulets : ils doivent être dorés.
  • Laisser égoutter sur une assiette tapissée de papier absorbant.
  • Préparer la sauce : émincer les oignons et les faire suer dans du beurre chaud.
  • Ajouter la bière et laisser cuire quelques minutes.
  • Ajouter les 2 tartines avec la moutarde.
  • Ajouter du sel, du poivre, du thym, une feuille de laurier et les boulets.
  • Cuire 30 à 40 minutes à feu doux.
  • Ajouter le sirop 5 minutes avant la fin.
  • Servir avec frites ou purée de pommes de terre.
​Variantes

Encore faim ?

L’étiquette pour les nuls

Temps de lecture : < 1 minute >
  • Répondez toujours à une invitation par le même canal que celui de cette dernière. Invité par carton, répondez par carton. Via SMS, par SMS…
  • Respectez le dress code mais mieux vaut être trop bien habillé que pas assez. Une cravate s’enlève mais il est plus délicat de dissimuler sa paire de tongs.
  • En théorie, pour les hommes, c’est costume noir proscrit, tout comme les chaussures brunes. Et la cravate doit toujours être foncée et portée sur une chemise claire.
  • Lors d’un repas formel, arrivez les mains vides. Jamais de fleurs, qui encombreraient l’hôte. Si vous souhaitez vraiment apporter quelque chose, pensez à des (bons) chocolats, du vin ou du champagne. Et si vous êtes un inconditionnel floral, envoyez-en la veille de votre venue.
  • A votre arrivée, dites d’emblée bonjour. Mais attendez qu’on vous tende la main. A ce sujet, les règles sont claires. C’est d’abord l’homme qui dit bonjour, et la femme répond en tendant ou pas la main.
  • Entre personnes du même sexe, c’est la personne la plus jeune qui salue, la plus âgée choisissant ou pas de tendre la main.
  • A table, attendez que la personne qui vous invite soit assise ou vous invite à vous asseoir. Aussitôt assis, dépliez votre serviette sur vos genoux et gardez vos mains visibles.
  • Vous pouvez boire de l’eau avant tout le monde mais devez attendre le signe de l’hôte pour le vin et les alcools.
  • Ne coupez ni pain, ni salade, ni omelette avec votre couteau.
  • L’hôte, lorsqu’il dressera sa table, prendra soin d’alterner homme et femme, et de séparer les couples, sauf ceux mariés dans l’année.

Visiter Liège en 10 coups de coeur

Temps de lecture : < 1 minute >
Le Pot au lait (Liège, BE)

“Liège n’est pas forcément la première ville qui vient à l’idée de visiter quand on voyage en Belgique, mais c’est pourtant une cité pleine de charme et de belles surprises. Renommée pour son ambiance chaleureuse et festive, on la surnomme d’ailleurs la Cité Ardente. Alors que voir et que faire à Liège? Petite revue de l’essentiel pour visiter Liège à travers mes dix coups de cœur…”

L’auteure y sélectionne :

  1. La gare de Liège-Guillemins ;
  2. Le Grand Curtius ;
  3. La promenade des Coteaux de la Citadelle ;
  4. L’escalier de la montagne de Bueren ;
  5. Les impasses du quartier Hors-Château ;
  6. Le street-art avec Paliss’Art ;
  7. La cité miroir ;
  8. La bière artisanale de la Brasserie C ;
  9. Les gaufres d’une gaufrette saperlipopette ;
  10. Un bar déjanté: le pot au lait.

Pour découvrir ces coups de cœur de ladite Sarah, visitez LEBLOGDESARAH.COM (article du 7 mai 2016)


Comment savoir vivre au quotidien ?

10 plantes dépolluantes pour purifier l’air intérieur

Temps de lecture : < 1 minute >

“La pollution intérieure serait responsable de 99.000 décès par an en Europe. Elle provient des produits parfumés comme l’encens, les bougies ou les huiles essentielles, mais aussi des produits ménagers, déodorants, laque ou vernis. Mais que peut-on faire contre cette pollution ? Il existe des plantes très efficaces qui raffolent de ces polluants.

Bioépuration

Les plantes « respirent » par un phénomène qu’on appelle la photosynthèse qui leur permet de réduire naturellement le CO2. Mais en plus de ce mécanisme connu, certaines plantes et fleurs épurent l’air environnant. C’est ce qu’on appelle la « bioépuration » ou « purification par le vivant ». Les plantes qui en sont capables purifient l’air en stockant les produits chimiques toxiques dans leurs cellules ou en les transformant. Les scientifiques utilisent alors le terme de phytoremédiation, du grec phyto qui signifie plante et remédiation qui signifie remise en état. Quelles plantes choisir ? Malheureusement, toutes les plantes et fleurs n’ont pas cette fonction de purification de l’air face aux produits toxiques.

Voici une sélection de dix plantes, arbustes et fleurs qui seront bénéfiques pour votre intérieur :

  1. le chrysanthème ;
  2. le chlorophytum ;
  3. le dragonnier ;
  4. le ficus ;
  5. la fleur de lune ;
  6. la fougère de Boston ;
  7. la sansevière ;
  8. le palmier bambou ;
  9. l’aloes ;
  10. le flamant rose…”

Plus de détails dans l’article 10 plantes dépolluantes pour purifier l’air intérieur (la Rédaction, LESOIR.BE du 16 mars 2016)

Plus de presse…