BROWNING : Freaks (1932)

BROWNING, Tod Freaks (La monstrueuse parade, film, 1932)

BROWNING Tod, Freaks (La monstrueuse parade, film, USA, 1932)

“Le cirque Tetrallini montre au public toutes sortes de monstres : un homme-tronc, une femme-oiseau, des sœurs siamoises. Cependant, le nain Hans délaisse sa fiancée, Frieda, pour la belle et grande trapéziste, Cléopâtre. Maîtresse du colosse Hercule, elle ne se soucie aucunement de l’amour du petit homme, jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il vient d’hériter d’une grosse fortune. Elle accepte alors de se marier avec lui. Durant la réception, Cléopâtre est autorisée à entrer dans le cercle fermé des monstres. Mais elle est révoltée par leur apparence et se moque d’eux. Ils décident alors de lui tracer une toute nouvelle carrière…”

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“Freaks” et sa merveilleuse descendance

“Reprise en salles du classique de Tod Browning (1932), œuvre majeure du cinéma jetée aux oubliettes pendant trente ans qui en influença plus d’un… de Lynch à Burton, en passant par “American Horror Story”. On raconte, à propos d’une première à San Diego, en janvier 1932, qu’une femme serait sortie en hurlant, qu’une autre aurait fait une fausse couche…

Le film, c’était Freaks, la monstrueuse parade (1932), de Tod Browning, l’histoire d’une communauté de « vrais » monstres de foire : un homme fort, un homme-tronc, une femme à barbe, des sœurs siamoises, etc. Et surtout, celle d’un nain qui délaisse sa fiancée (naine elle aussi), pour une trapéziste « normale », vénale et méprisable, qui subira une vengeance traumatisante.

Si le cinéaste a choqué, c’est qu’il montrait frontalement les anomalies physiques d’êtres « anormaux » (des visions alors quasi inédites au cinéma) et interrogeait sans concession la frontière entre humanité et monstruosité, avec, à la clé, une vision désespérante de la condition humaine.”

Lire la suite de l’article de Nicolas DIDIER sur TELERAMA.FR (24 novembre 2016)

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