IWEPS : La Wallonie reste l’une des régions les plus égalitaires d’Europe

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Dinant © Getty Images

Le coefficient de Gini y est particulièrement stable malgré une légère augmentation le faisant passer de 0,250 en 2016 à 0,256 l’année suivante. Mesure synthétique des inégalités au sein d’une population, ce coefficient varie de 0, si l’égalité est totale, à 1, si l’ensemble des revenus est perçu par un seul individu.

Avec un coefficient de 0,256, la Wallonie fait aussi bien que les pays scandinaves. Par contre, les conditions de vie y sont davantage marquées par la pauvreté. Ainsi, le taux wallon de privation matérielle sévère (8,6% et 21,4% de la population vivant dans un ménage monoparental) est supérieur à la médiane européenne et plus d’un habitant sur quatre (26,2%) vit dans un ménage en situation de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

En outre, plus d’un Wallon sur 5 vit dans une habitation présentant des problèmes d’humidité tandis que 44,7% des locataires au prix du marché ont un revenu net équivalent inférieur au seuil de pauvreté. Plus de 7% des clients résidentiels wallons en électricité étaient également en défaut de paiement en 2018.

Enfin, une part importante de la population (17,6% des moins de 60 ans) est exclue de l’emploi, relève l’IWEPS.

A l’autre bout de l’échelle, les 20.000 déclarations les plus élevées, soit 1% des déclarations, affichent, en moyenne, un revenu imposable de plus de 216.000 euros. “Autrement dit, le revenu cumulé des 1% des déclarations les plus élevées est supérieur au revenu cumulé d’environ 25 à 30% des déclarations les moins élevées“, conclut l’IWEPS.”

Lire l’article original de l’agence BELGA sur LEVIF.BE (8 octobre 2019)


L’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) est un institut scientifique public d’aide à la prise de décision à destination des pouvoirs publics. Par sa mission scientifique transversale, il met à la disposition des décideurs wallons, des partenaires de la Wallonie et des citoyens des informations diverses qui vont de la présentation de statistiques et d’indicateurs à la réalisation d’études et d’analyses approfondies dans les champs couverts par les sciences économiques, sociales, politiques et de l’environnement. Par sa mission de conseil stratégique, il participe activement à la promotion et la mise en œuvre d’une culture de l’évaluation et de la prospective en Wallonie.

Depuis le 1er janvier 2016, l’Institut a été désigné par le Gouvernement wallon comme l’Autorité Statistique de la Région wallonne. […] Cette désignation au sein de l’Institut Interfédéral de Statistiques (IIS) implique, outre l’élaboration du programme de statistiques officielles de la Région wallonne,  l’accomplissement des missions de l’IIS  avec les autorités statistiques fédérale et des entités fédérées.  Il s’agit de l’élaboration du programme statistique intégré de l’IIS, le monitoring de la qualité des statistiques publiques, la formulation de recommandations méthodologiques et la préparation des positions belges en vue des forums statistiques internationaux….”

Tout cela, c’est l’IWEPS qui le dit sur son site officiel : IWEPS.BE…


Une baisse de l’indice de Gini observée entre deux dates indique une diminution globale des inégalités. A l’inverse, une élévation de l’indice reflète une augmentation globale des inégalités. [INSEE.FR]

“Le coefficient de Gini est une mesure synthétique des inégalités de revenu au sein d’une population. Il varie de 0, quand l’égalité est totale (c’est-à-dire que tous les revenus sont égaux), à 1 quand l’inégalité est maximale (quand la totalité des revenus est perçue par un seul individu). Il peut aussi s’interpréter comme l’écart moyen de revenu (exprimé en fonction du revenu moyen) entre deux individus tirés au hasard.

Cela veut dire qu’en Wallonie, si l’on prend deux personnes au hasard, en moyenne, leur différence de revenu équivaudra à environ un quart du revenu moyen wallon. Ici, le coefficient de Gini est calculé à partir du revenu équivalent mesuré avec SILC [une enquête annuelle (supervisée par Eurostat) largement utilisée pour quantifier la pauvreté, les inégalités de revenu et les conditions de vie en Europe]. Dans cette enquête, les revenus sont mesurés pour la totalité de l’année civile précédant l’enquête – par souci de fiabilité et pour neutraliser les variations temporaires. Ici, nous avons indiqué les années de revenu et non les années d’enquête.

Étant donné que ce coefficient est mesuré à l’aide d’une enquête, les intervalles de confiance sont nécessaires pour rendre compte des imprécisions statistiques découlant du processus d’échantillonnage. Dans 19 cas sur 20, la « vraie » valeur du coefficient de Gini se situe à l’intérieur des marges indiquées sur le graphique. Ainsi, on peut affirmer avec 95 % de certitude qu’en Wallonie sur base des revenus de 2017, le coefficient de Gini se situait entre 0,240 et 0,272. Ces chiffres montrent que l’ampleur des inégalités de revenus en Wallonie est très faible par rapport à la situation observée dans la plupart des autres pays européens. On peut expliquer cette situation favorable en raison de notre modèle social qui combine une sécurité sociale relativement bien développée et un marché du travail plutôt bien encadré, notamment par les partenaires sociaux…” [IWEPS.BE]


Plus d’infos également auprès du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale qui “évalue l’effectivité des droits fondamentaux des personnes qui vivent dans des conditions socio-économiques défavorables : droit à un logement décent, droit à l’énergie, droit à la protection de la vie familiale, droit à la protection sociale, droit à la protection de la santé…

Il organise pour ce faire des concertations approfondies entre des associations dans lesquelles des personnes pauvres se reconnaissent, des CPAS, des interlocuteurs sociaux, des professionnels de divers secteurs, des administrations… Sur la base de ces travaux, il formule des recommandations destinées aux responsables politiques de notre pays, en vue de restaurer les conditions d’exercice des droits fondamentaux. Celles-ci font l’objet de discussions dans tous les Gouvernements et Parlements ainsi que dans des instances consultatives.

Cet outil de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale a été créé par l’Etat fédéral, les Communautés et les Régions, par un accord de coopération signé par tous les Gouvernements et approuvé par tous les Parlements.” [LUTTEPAUVRETE.BE]


Egalement dans la presse…

Selon une étude, 75% des Français

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© Grae Dickason

“Paris – Une étude qui va faire du bruit. Contrairement aux idées reçues, on apprend ainsi que près de 75% des Français. Ce qui est très au-dessus de la moyenne européenne, qui elle est plutôt de l’ordre de 60%. Quelles sont les raisons d’une telle différence, quelles peuvent être les conséquences ? Notre spécialiste Constance Deplanque répond. Reportage.

C’est très rassurant‘ notent les instituts de sondages. ‘Auparavant, nous avions entre 45 et 55% des Français. Maintenant on approche des 75%‘. Cette étude vient rebattre les cartes et faire taire les mauvaises langues qui affirmaient que seulement 30% des Français. Mais désormais un nouveau seuil est atteint. Peut-être demain pourrait-on envisager 80% des Français ? Mais les pouvoirs publics sont-ils prêts pour ce changement radical ? ‘Ce qui reste cependant inquiétant, c’est que 25% des Français‘ regrette pour sa part Bruno Le Maire.

Pour comparaison il suffit de voir l’Angleterre avec seulement 51% des Anglais. En Russie, on atteint moins de 10% des Russes. L’Espagne tire son épingle du jeu avec près de 86% des Espagnols. Une telle disparité interroge. Pour certains scientifiques, c’est certain, d’ici 2025 il faudra vraisemblablement compter avec 85% des Français. Et vous ?”

Source : LEGORAFI.FR (26 juin 2019)


Plus d’humour encore…