Vous voulez acheter wallonica.org…

En fait, cela va être difficile de nous acheter : notre indépendance financière est la garantie de pouvoir effectuer chaque jour notre travail encyclopédique avec la liberté critique qui nous caractérise. Par contre, vous pouvez aider l’asbl wallonica à acquérir et pérenniser le patrimoine de l’encyclopédie et, ça, c’est très utile !

Qui achète quoi pour qui ?

Aujourd’hui, les contenus de l’encyclopédie wallonica, la marque wallonica® et l’interface wallonica.org sont la propriété exclusive du fondateur originel de l’encyclopédie. Si demain, il est enlevé par des Vénusiens (et on connaît leur volonté d’annexer la Wallonie et Bruxelles), il n’y a plus d’initiative wallonica, faute de patrimoine à partager avec les nombreux internautes, fidèles du hub encyclopédique wallon.

L’asbl wallonica a donc été créée en mars 2019 pour exploiter ce patrimoine et préfigurer ce qui sera, à terme, la Fondation wallonica. Cette fondation et ses membres auront pour vocation de pérenniser l’encyclopédie wallonica, d’assurer sa promotion et de veiller à sa croissance continue, entre autres via l’édition coopérative de ses contenus : elle devra donc en être la propriétaire.

C’est pourquoi, dès aujourd’hui, l’asbl wallonica se porte acquéreuse du patrimoine encyclopédique, méthodologique et technique de wallonica.org afin de pouvoir les céder, à terme, à la Fondation wallonica.

Une encyclopédie en ligne ? Vous me la faites à combien ?

Il est toujours malaisé de valoriser l’effort nécessaire pour concevoir, développer, publier et faire connaître un travail comme le nôtre, mais ce n’est pas la première fois que la question se pose. Ainsi l’Encyclopédie de l’Agora

A l’époque (on parle de la première décennie du XXIe), le Premier Ministre du Québec, Bernard Landry, avait exprimé le désir de faire de l’Encyclopédie de l’Agora de Jacques Dufresne (avec lequel Patrick Thonart avait lancé le premier avatar de la wallonica : walloniebruxelles.org), l’encyclopédie institutionnelle du Québec (la même chose pourrait d’ailleurs se faire avec wallonica.org. A bon entendeur…). L’Agora avait été lancée en 1998 et faisait figure de précurseur dans le domaine des savoirs en ligne. Pour gérer le dossier, Landry avait dû demander à des auditeurs d’un des grands bureaux de conseil de l’époque de procéder à l’évaluation de l’Agora. La réponse avait été claire : la seule manière était de mesurer la valeur de remplacement du site documentaire. En clair : combien cela coûterait-il d’obtenir le même résultat aujourd’hui, au départ de rien ?

La même méthode peut être appliquée à la valorisation du même type de patrimoine : dans les deux cas, une encyclopédie en ligne. Pour valoriser wallonica.org en l’état, il faut donc additionner la valeur des différents contenus publiés, en traitement ou collectés, le travail d’analyse fonctionnelle nécessaire à définir le portail et ses dispositifs, le développement technique et le coût des différentes licences logicielles, la maintenance, l’animation des contenus et des communautés d’utilisateurs, les frais divers et les coûts promotionnels, le graphisme et l’acquisition des noms de domaine, les migrations logicielles (3 à ce jour), la rédaction de la documentation technique, l’enregistrement des marques ainsi que le temps passé à assurer une présence continue sur les réseaux sociaux. Bref, la liste est longue et variée qui mène à une valeur globale légèrement supérieure à 55.000,- € en valeur de remplacement.

Dont acte : de chaque don que vous faites à l’asbl wallonica aujourd’hui, une partie est consacrée à l’acquisition du patrimoine encyclopédique dont elle assure l’exploitation. C’est pour nous le seul moyen de continuer notre oeuvre. Aidez-nous, rejoignez-nous et faites un don, si modeste soit-il… Merci déjà !