Vous voulez comprendre pourquoi…

CHARLIER Jacques © Nadja Vilenne

L’heure est à l’action et toutes les actions ne se mènent pas dans la rue. Pour chacun, le désarroi est aisé face à une désinformation galopante, un consumérisme bêtifiant, un modèle de société globalisée qui scie la branche sur laquelle elle est assise, des obscurantismes qui reprennent du poil de la Bête et des partis totalitaires trop vite banalisés : les raisons sont donc multiples de se mobiliser !

Mais comment faire, où donner de la tête pour ne pas donner du canon ? Comment réaffirmer utilement sa volonté de coopérer activement à la construction d’une société plus dignement humaine, plus simplement généreuse et plus naturellement pérenne. Sur ce terrain-là, l’éducation permanente et la culture sont des garde-fous qui restent à notre portée : activer les curiosités, alimenter les débats et mettre en réseau les (res)sources wallonnes disponibles en ligne, voilà des actions à mener au quotidien. Chez wallonica.org, on s’y consacre. Vous venez ?

Fédérons l’accès gratuit aux savoirs wallons en ligne !

Bien sûr nous eûmes des orages…” (Brel) mais après vingt ans d’encyclopédies en ligne, notre volonté de publier demeure vivante. Dans ces terres wallonnes et bruxelloises, là où vivent ces belges Francophones, wallonica.org n’est pas seule à partager en ligne des contenus de qualité. Reste que les sites les mieux intentionnés n’ont pas tous la même visibilité pour monsieur ou madame tout-le-monde, pour vous et moi (et pour nos moteurs de recherche)…

C’est pourquoi notre premier objectif est d’animer en continu un hub encyclopédique, un concentrateur, une plateforme qui donne accès vers les savoirs wallons, là où ils sont le mieux documentés, par nous ou par d’autres éditeurs.

A nous de veiller, de collecter, de traiter, de relier et d’éditer, avec un regard critique et créatif ; à vous de découvrir et de pratiquer activement votre curiosité…

Drainons l’attention des utilisateurs du web vers les savoirs !

Moi, je sais tous tes sortilèges, Tu sais tous mes envoûtements…” (id.) et, à force d’écumer les pages les plus reculées de la Toile et de surfer chaque jour sur les hyperliens, nous avons une bonne nouvelle (en moins de trois clics) : traditionnellement réservées au commerce en ligne, des techniques existent pour capter les visites d’internautes de 7 à 77 ans. Celles-ci sont néanmoins rarement utilisées pour le bénéfice de l’éducation permanente et de l’utilité publique…

C’est pourquoi notre deuxième objectif est de développer une batterie de services intégralement reliés à des contenus de l’encyclopédie, qu’il s’agisse de notre kiosque (tribune, revue de presse, agenda en ligne, boutique, forum d’initiatives ou banque de ressources) ou de notre présence active sur les médias sociaux. Nous comptons ainsi capter les internautes et drainer leurs clics vers l’encyclopédie.

A nous de tweeter, de poster, de liker, de sharer, de caster, d’e-shopper et de faire toutes ces sortes de choses pour attirer votre attention ; à vous d’atterrir dans l’encyclopédie sans vous en douter et de ne pas bouder votre plaisir ensuite…

Mutualisons la création de contenus wallons !

Nous protégeons moins nos mystères, On laisse moins faire le hasard…” (ibid.) et c’est volontairement. Nous n’adhérons pas aux croyances selon lesquelles l’Internet s’auto-régulerait et selon lesquelles laisser tous les auteurs en ligne se corriger mutuellement (le web 2.0) garantirait un web exempt de fausses informations, d’approximations peu critiques et de propos haineux. Nous avons opté pour une édition contrôlée de tous nos contenus et nous relayons seulement des publications dont l’auteur ou l’éditeur responsable est identifié. Par contre, autre bonne nouvelle, nous découvrons chaque jour des contributeurs qui désirent apporter du nouveau en ligne, du beau et du bon…

C’est pourquoi notre troisième objectif est de lancer un réseau d’édition coopératif où chaque contributeur est accompagné dans ses premiers pas puis libre de publier ensuite, pourvu que soient respectées nos règles de fonctionnement.

A nous de recruter des auteurs de qualité, de les accompagner, de leur indiquer nos Bonnes Pratiques et de fixer des règles d’édition critique en accord avec la liberté absolue de conscience ; à vous de prendre le plaisir de lire et de découvrir…

Respectons les 7 principes de qualités de wallonica !

De l’aube claire jusqu’à la fin du jour…” (ibid.), nous croisons des initiatives -généreuses ou non- qui, comme nous, veulent lutter contre l’abêtissement, l’obscurantisme et l’intolérance, par la diffusion des savoirs, de tous les savoirs, auprès de tous, sans distinction communautaire. L’une ou l’autre des qualités ci-dessous sont souvent présentes mais… pas toutes, pas ensemble : telle plateforme d’information s’appuie sur des prouesses technologiques sans nom mais propose des contenus non vérifiés ; telle autre s’autoproclame “encyclopédie” pour mieux drainer des clics rémunérateurs vers ses annonceurs publicitaires ; telle autre encore regorge de trésors documentaires mais reste désespérément absente des moteurs de recherche…

C’est pourquoi notre quatrième objectif est de pratiquer conjointement et de promouvoir les sept critères de qualité suivants :

  1. Ingénierie pertinente. Prométhée l’apprit à ses dépens, la technologie n’est pas une fin en soi et, en sa qualité d’outil, ses performances (celles de la technologie) seront évaluées en termes de facilité d’appropriation des savoirs par nos utilisateurs ;
  2. Edition critique. “Il faut accueillir toutes les opinions, les loger au niveau qui convient et les composer verticalement” (Weil). L’éditeur doit ainsi s’interdire tout dogmatisme et son travail d’édition doit induire une approche critique du sujet abordé, sans exclusive.
  3. Animation continue. Un éditeur ne peut se satisfaire de la seule publication de ses contenus, fut-elle parfaitement structurée. Pour éviter la stérilité dans l’action, il faut également mettre en oeuvre toute une batterie de dispositifs pédagogiques et/ou événementiels pour apporter les savoirs publiés dans le champs d’intérêt des internautes visés. Par l’animation, le virtuel peut descendre dans le réel de chacun.
  4. Utilité publique. L’objectif final de toutes nos activités n’est pas l’enrichissement personnel. Qu’il s’agisse de marketing culturel, de commerce en ligne ou de sponsoring, l’initiative sera la seule bénéficiaire de bénéfices éventuels et wallonica.org n’assurera aucune promotion qui ne soit d’utilité publique.
  5. Autonomie financière. Si dans un premier temps l’aide des pouvoirs publics et les dons de particuliers ou d’organisations privées sont nécessaires au lancement de wallonica.org, l’indépendance financière est visée à terme, qui permettra la liberté et la concentration propices à nos activités.
  6. Liberté de conscience. Documenter le monde (c’est-à-dire la Wallonie et Bruxelles…) dans le but de convaincre du bien-fondé d’un dogme ou d’une idéologie n’est pas la même chose que publier une encyclopédie vivante qui alimente la réflexion critique. Nous avons fait notre choix.
  7. Reproductibilité documentée. Notre initiative peut en inspirer d’autres, nées dans le même esprit. Pour gagner du temps, nous consignons toutes nos pratiques et nos développements dans une base de connaissances en accès libre. Servez-vous et partageons !
Revitalisons le mouvement encyclopédiste !

On peut vivre sans philosophie. Mais pas si bien” (Jankelevitch). On connaît moins bien sans savoir, en tout cas, et cela nous pousse à travailler à l’accès des savoirs existant en Wallonie-Bruxelles et à l’activation de toutes les curiosités individuelles. Au début du XXe siècle, les Internationalistes étaient convaincus que connaître sa culture et celle de l’Autre aiguisait le sens critique des deux, enlevait toute envie de le tuer ou de le torturer et rendait à chacun son identité. C’est dans ce contexte que le Belge Paul Otlet a inventé la Classification Décimale Universelle (encore en usage dans nos bibliothèques francophones) et mis en oeuvre un “web de papier” en classant tous les ouvrages de savoir qu’il rencontrait ; son ami, Henri La Fontaine a par ailleurs milité pour un modèle de société des nations qui préfigurait nos Nations Unies. Il a reçu le prix Nobel de la Paix en 1913. Ont-ils eu raison trop tôt ? Nous continuons à le penser…

C’est pourquoi notre cinquième et dernier objectif est de militer pour le droit de savoir-s dans toutes nos actions, d’être présents sur tous les fronts qui sont accessibles à notre initiative et de marcher aux côtés de tous ceux qui, comme nous, pense que le citoyen responsable actif et critique est l’avenir de l’Humain…

Diderot & wallonica, même combat ! “En effet, le but d’une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre, d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, & de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain.”   (Diderot, 1755)


Faites de nous le hub encyclopédique d’accès aux savoirs wallons, là où ils se trouvent ! Soutenez notre travail par un don ou en devenant membre de notre association, aimez et partagez nos publications, parlez-en autour de vous et, pourquoi pas, contribuez à l’édition des meilleurs savoirs de chez nous…