Revitalisons le mouvement encyclopédiste !

BENARD, Essai d’une distribution généalogique des sciences et des arts principaux (1780) © BnF

On peut vivre sans philosophie. Mais pas si bien” (Jankelevitch). On connaît moins bien sans savoir, en tout cas, et cela nous pousse à travailler à l’accès des savoirs existant en Wallonie-Bruxelles et à l’activation de toutes les curiosités individuelles. Au début du XXe siècle, les Internationalistes étaient convaincus que connaître sa culture et celle de l’Autre aiguisait le sens critique des deux, enlevait toute envie de le tuer ou de le torturer et rendait à chacun son identité. C’est dans ce contexte que le Belge Paul Otlet a inventé la Classification Décimale Universelle (encore en usage dans nos bibliothèques francophones) et mis en oeuvre un “web de papier” en classant tous les ouvrages de savoir qu’il rencontrait ; son ami, Henri La Fontaine a par ailleurs milité pour un modèle de société des nations qui préfigurait nos Nations Unies. Il a reçu le prix Nobel de la Paix en 1913. Ont-ils eu raison trop tôt ? Nous continuons à le penser…

C’est pourquoi notre quatrième objectif est de militer pour le droit de savoir-s dans toutes nos actions, d’être présents sur tous les fronts qui sont accessibles à notre initiative et de marcher aux côtés de tous ceux qui, comme nous, pensent que le citoyen responsable actif et critique est l’avenir de l’Humain…

Diderot (encore lui) & wallonica, même combat ! “En effet, le but d’une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre, d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, & de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain.”   (1755)


Nos objectifs :

Mutualisons la création de contenus wallons !

“Nous protégeons moins nos mystères, On laisse moins faire le hasard…” (Brel) et c’est volontairement. Nous n’adhérons pas aux croyances selon lesquelles l’Internet s’auto-régulerait et selon lesquelles laisser tous les auteurs en ligne se corriger mutuellement (le web 2.0) garantirait un web exempt de fausses informations, d’approximations peu critiques et de propos haineux. Nous avons opté pour une édition contrôlée de tous nos contenus et nous relayons seulement des publications dont l’auteur ou l’éditeur responsable est identifié. Par contre, autre bonne nouvelle, nous découvrons chaque jour des contributeurs qui désirent apporter du nouveau en ligne, du beau et du bon…

C’est pourquoi notre troisième objectif est de lancer un réseau d’édition coopératif où chaque contributeur est accompagné dans ses premiers pas puis libre de publier ensuite, pourvu que soient respectées nos règles de fonctionnement.

A nous de recruter des auteurs de qualité, de les accompagner, de leur indiquer nos Bonnes Pratiques et de fixer des règles d’édition critique en accord avec la liberté absolue de conscience ; à vous de prendre le plaisir de lire et de découvrir…


Nos objectifs :

Drainons l’attention des utilisateurs du web vers les savoirs !

© Warner Bros.

Moi, je sais tous tes sortilèges, Tu sais tous mes envoûtements…” (Brel) et, à force d’écumer les pages les plus reculées de la Toile et de surfer chaque jour sur les hyperliens, nous avons une bonne nouvelle (en moins de trois clics) : traditionnellement réservées au commerce en ligne, des techniques existent pour capter les visites d’internautes de 7 à 77 ans. Celles-ci sont néanmoins rarement utilisées pour le bénéfice de l’éducation permanente et de l’utilité publique…

C’est pourquoi notre deuxième objectif est de développer une batterie de services intégralement reliés à des contenus de l’encyclopédie, qu’il s’agisse de notre kiosque (tribune, revue de presse, agenda en ligne, boutique, forum d’initiatives ou banque de ressources) ou de notre présence active sur les médias sociaux. Nous comptons ainsi capter les internautes et drainer leurs clics vers l’encyclopédie.

A nous de tweeter, de poster, de liker, de sharer, de caster, d’e-shopper et de faire toutes ces sortes de choses pour attirer votre attention ; à vous d’atterrir dans l’encyclopédie sans vous en douter et de ne pas bouder votre plaisir ensuite…


Nos objectifs :

Fédérons l’accès gratuit aux savoirs wallons en ligne !

“Bien sûr nous eûmes des orages…” (Brel) mais après vingt ans d’encyclopédies en ligne, notre volonté de publier demeure vivante. Dans ces terres wallonnes et bruxelloises, là où vivent ces belges Francophones, wallonica.org n’est pas seule à partager en ligne des contenus de qualité. Reste que les sites les mieux intentionnés n’ont pas tous la même visibilité pour monsieur ou madame tout-le-monde, pour vous et moi (et pour nos moteurs de recherche).

C’est pourquoi notre premier objectif est d’animer en continu un hub encyclopédique, un concentrateur, une plateforme qui donne accès vers les savoirs wallons, là où ils sont le mieux documentés, par nous ou par d’autres éditeurs.

A nous de veiller, de collecter, de traiter, de relier et d’éditer, avec un regard critique et créatif ; à vous de découvrir et de pratiquer activement votre curiosité…


Nos objectifs :

Partageons nos sept critères de qualité !

Hokusai, Masques de danseurs © DR

Notre cinquième objectif est de pratiquer conjointement et de promouvoir sept critères de qualité :

    1. Ingénierie pertinente ;
    2. Edition critique ;
    3. Animation continue ;
    4. Utilité publique ;
    5. Autonomie financière ;
    6. Liberté absolue de conscience ;
    7. Reproductibilité documentée.

Nos objectifs :

Il est encore temps !

HURLEY, Frank, Musroom Ice Formation, Antarctica (1912)
© Frank Hurley (1912)

Le temps presse mais…il est encore temps !

Nous vivons tous une époque où, chaque jour, à travers les médias, nous sommes confrontés à autant d’alertes millénaristes que de nouvelles réjouissantes évoquant des initiatives généreuses, qui œuvrent à la pérennisation de la race humaine et à son évolution, voire à son épanouissement. Il en va ainsi, par exemple, du réseau des villes en transition (Rob Hopkins) présent en Belgique francophone, qui veut provoquer et fédérer des initiatives citoyennes pour accompagner la résilience des villes face à une approche trop cynique de l’économie et au dérèglement climatique. Toutes les générations se retrouvent dans ce mouvement qui, il est important de le dire, n’aurait pu fonctionner efficacement sans le web…

Par ailleurs, nous avons la chance d’entrevoir la complexité du monde où nous vivons et nous réalisons que l’urgence climatique n’est qu’un des multiples chantiers où l’action et l’engagement sont désormais nécessaires. L’éducation permanente, la culture et la diffusion des savoirs en ligne constituent un ensemble en péril, où il est impérieux que, d’une part, les pouvoirs publics prennent des mesures concrètes et que, d’autre part, les citoyens responsables participent à l’effort, en mutualisant leurs initiatives. Il n’est pas trop trop tard mais il est grand temps…

Comment bien se réveiller demain matin…

Ensemble, nous pouvons agir et favoriser l’accès à la culture et au sens critique : deux atouts d’une société où la liberté absolue de conscience n’est pas encore un crime…

  1. PLAN WALLONICA : dressons ensemble un plan d’actions mutualisées pour faire de votre organisation un acteur structuré du droit de savoir-s. Notre expérience avec votre expérience…
  2. DUO ENCYCLO : mutualisons votre promotion avec notre module de ‘marketing culturel’ à… 25€ !
  3. NOUS SOUTENIR : le nerf de la guerre est aussi (souvent) le nerf de la paix : notre indépendance et la pérennité de notre travail ont un coût quotidien. Vous pouvez nous aider en nous soutenant financièrement. Merci déjà…

Reproductibilité documentée

Gumpp Johannes, Autoportrait (1646)

Notre initiative peut en inspirer d’autres, nées dans le même esprit. Pour gagner du temps, nous consignons toutes nos pratiques et nos développements dans une base de connaissances en accès libre. Servez-vous et partageons !

Pourquoi éditer une encyclopédie populaire ?

Diderot par Louis-Michel van Loo en 1767 (musée du Louvre)

Diderot disait simplement en 1755 que le but d’une encyclopédie…

est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre, d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, & de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain.

Tout est dit.

Liberté absolue de conscience

© ZEP

Documenter le monde (c’est-à-dire la Wallonie et Bruxelles…) dans le but de convaincre du bien-fondé d’un dogme ou d’une idéologie n’est pas la même chose que publier une encyclopédie vivante qui alimente le débat et nourrit la réflexion critique. Nous avons fait notre choix.

Autonomie financière

Si dans un premier temps l’aide des pouvoirs publics et les dons de particuliers ou d’organisations privées sont nécessaires au lancement de wallonica.org, l’indépendance financière est visée à terme, qui permettra la liberté et la concentration propices à nos activités.

Utilité publique

L’objectif final de toutes nos activités n’est pas l’enrichissement personnel. Qu’il s’agisse de marketing culturel, de commerce en ligne ou de sponsoring, l’initiative sera la seule bénéficiaire de bénéfices éventuels et wallonica.org n’assurera aucune promotion qui ne soit d’utilité publique.

Animation continue

Un éditeur ne peut se satisfaire de la seule publication de ses contenus, fut-elle parfaitement structurée. Pour éviter la stérilité dans l’action, il faut également mettre en oeuvre toute une batterie de dispositifs pédagogiques et/ou événementiels pour apporter les savoirs publiés dans le champs d’intérêt des internautes visés. Par l’animation, le virtuel peut descendre dans le réel de chacun.

Edition critique

DÜRER Albrecht, Saint Jérôme dans sa cellule (1514) © DR

Il faut accueillir toutes les opinions, les loger au niveau qui convient et les composer verticalement. (Weil)

L’éditeur doit ainsi s’interdire tout dogmatisme et son travail d’édition doit induire une approche critique du sujet abordé, sans exclusive.

Ingénierie pertinente

LANG Fritz, Metropolis (1926) © Roger-Viollet

Prométhée l’apprit à ses dépens, la technique n’est pas une fin en soi et, en sa qualité d’outil, ses performances (celles de la technologie) seront évaluées en termes de facilité d’appropriation des savoirs par nos utilisateurs…

Droit de savoir-s : un engagement d’aujourd’hui ?

Nous, on s’engage ! L’heure est à l’action et toutes les actions ne se mènent pas dans la rue. Pour chacun, le désarroi est aisé face à une désinformation galopante, un consumérisme bêtifiant, un modèle de société globalisée qui scie la branche sur laquelle elle est assise, des obscurantismes qui reprennent du poil de la Bête et des partis totalitaires trop vite banalisés : les raisons sont donc multiples de se mobiliser !
Mais comment faire, où donner de la tête pour ne pas donner du canon ? Comment réaffirmer utilement sa volonté de coopérer activement à la construction d’une société plus dignement humaine, plus simplement généreuse et plus naturellement pérenne. Sur ce terrain-là, l’éducation permanente et la culture sont des garde-fous qui restent à notre portée : activer les curiosités, alimenter les débats et mettre en réseau les (res)sources wallonnes disponibles en ligne, voilà des actions à mener au quotidien. Chez wallonica.org, on se consacre à cinq objectifs :

  1. Fédérons l’accès gratuit aux savoirs wallons en ligne !
  2. Drainons l’attention des utilisateurs du web vers les savoirs !
  3. Mutualisons la création de contenus wallons !
  4. Revitalisons le mouvement encyclopédiste !
  5. Partageons nos sept critères de qualité !
    1. Ingénierie pertinente ;
    2. Edition critique ;
    3. Animation continue ;
    4. Utilité publique ;
    5. Autonomie financière ;
    6. Liberté absolue de conscience ;
    7. Reproductibilité documentée.

Que pensait Denis DIDEROT (1713-1784) de wallonica.org ?

ENCYCLOPÉDIE, s. f. (Philosoph.) Ce mot signifie enchaînement de connoissances ; il est composé de la préposition greque , en, & des substantifs , cercle, & , connoissance. […] En effet, le but d’une Encyclopédie est de rassembler les connoissances éparses sur la surface de la terre, d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, & de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siecles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siecles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même tems plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain. (1755)

Pourquoi évoquer agora.qc.ca ?

Jacques DUFRESNE est un philosophe progressiste réputé au Québec (CA). Avec Hélène LABERGE, il est à l’origine d’une des premières encyclopédies en ligne : l’encyclopédie de l’Agora (agora.qc.ca), commencée en 1998 (grâce au dévoiement d’un module du collecticiel Lotus Notes). Le web 2.0 apparaîtra quelques années plus tard mais ne changera pas la rigueur éditoriale : tout contenu publié est d’abord vérifié. L’ouvrage est collectif et se construit toujours aujourd’hui (1.500 contributeurs dans le monde et jusqu’à 14 millions de visites annuelles), avec une devise que nous conservons : ​vers le réel par le virtuel. De 2000 à 2012, nous avons partagé l’édition des contenus d’origine Europe-Afrique avec une interface proprement wallonne (walloniebruxelles.org devenu wallonica.org), financée par la Communauté Française Wallonie-Bruxelles mais développée côte-à-côte avec l’interface québécoise (la migration en PHP/MySQL a été financée par la Province de Liège, BE). Visibles par différentes interfaces, les contenus étaient communs : c’est ainsi que l’article “THIRY, Marcel” pouvait jouxter la promotion d’un roman paru à Montréal pour les visiteurs d’agora.qc.ca ou l’annonce d’une exposition liégeoise pour ceux qui avaient atterri dans walloniebruxelles.org via leur moteur de recherche. Plusieurs règles de base pilotaient le travail des contributeurs de ce réseau d’encyclopédies (“archipel d’îlots de connaissance”) :

Accueillir toutes les opinions, les loger au niveau qui convient et les composer verticalement (WEIL, Simone) ;

Élaguer, élaguer encore pour transmettre l’essentiel ;

A chaque époque et à chaque culture sa juste place ;

A chaque point de vue et à chaque regard sa juste importance ;

Rapidement inviter à la lenteur.

Faute de ressources wallonnes, l’initiative walloniebruxelles.org s’est arrêtée en 2012. wallonica.org reprend aujourd’hui le flambeau… à la main (collecticiel MS-SharePoint puis WordPress) et, entre autres activités, importe progressivement dans ses pages les contenus édités autrefois par les auteurs wallons de l’Agora. A bon entendeur…

Urgence ! Alors, on danse ?

© DR

“Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur. On leur dirait qu’on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l’homme avait allumés et qu’il était incapable d’arrêter. Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortes d’incendie qu’on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que perdre son règne.” (Marguerite Duras)

 

Education permanente : demain, le consomtariat ?

Personne ne se réjouit de constater que le niveau culturel des citoyens diminue de manière critique au point de laisser le champ libre aux pires obscurantismes (politiques populistes, montée des extrêmes, dictatures renouvelées…), soutenus par la passivité de cette “foule” indistincte que Voltaire haïssait, ce “consomtariat” annoncé par Bard & Söderqvist dès 2000. Des exemples ?

    • Aujourd’hui, des dirigeants européens peuvent impunément exclure des “types” de citoyens selon leur race, leurs opinions ou leurs orientations privées, et ce explicitement, dans des déclarations gouvernementales.
    • En Belgique même, des formations d’extrême-droite, des hommes politiques aux affinités antidémocratiques avérées, ont été largement plébiscités à l’occasion des élections de 2019.
    • Au quotidien, tous nos enseignants déplorent une authentique diminution des capacités des enfants et des adolescents, à apprendre de manière structurée d’abord, à exercer leur sens critique ensuite…

Valorisation du patrimoine : à nos chers disparus…

De grandes quantités d’objets de culture non digitalisés disparaissent, sont enterrés dans des réserves sombres et/ou ne sont pas disponibles pour tous, alors qu’ils représentent l’identité des francophones de notre pays et un cadre de référence (culturelle) partagé pour tout citoyen responsable. Des exemples ?

    • Quantités d’archives physiques (papier ou multimédia), intéressantes pour tous, dorment dans les “sommiers” des bibliothèques et des institutions locales faute d’être digitalisées et organisées pour une publication en ligne.
    • Combien d’ouvrages sur la Wallonie et Bruxelles, de recueils de poèmes ou de nouvelles d’auteurs francophones de Belgique, d’études et de monographies éclairantes sur nos régions, de catalogues d’exposition ou de brochures informatives bien documentées ne sont pas indisponibles au grand public parce que désormais hors édition, épuisés et/ou pas réédités faute d’un succès commercial suffisant ?
    • Combien d’entre eux méritent d’être exhumés et ne le sont pas, simplement parce que leurs responsables “ne savent pas par quel bout commencer” ?

Visibilité des initiatives : suivez le guide…

Un grand nombre d’initiatives existent, qui publient en ligne des savoirs de qualité mais… que trop peu de monde connaît. C’est noble de publier de belles choses mais c’est gênant qu’elles ne servent qu’à certaines communautés d’utilisateurs, au détriment du reste des citoyens de Wallonie et de Bruxelles. Un exemple ?

    • Beaucoup de nos musées, de lieux de Mémoire et autres “conservatoires” garants de notre identité et de notre culture n’ont pas manqué de créer des sites documentaires en ligne, rendant virtuellement publics des documents et des informations d’intérêt, propres à donner des envies de visites ‘dans le monde réel’. Combien d’entre eux ne réussissent pas à obtenir la visibilité qu’ils visaient faute d’être réseautés avec les autres initiatives en Wallonie et à Bruxelles. Plusieurs études de prospective ont clairement établi que le réflexe du “chacun pour soi” wallon était contre-productif et qu’il fallait tout faire sauf se regarder en chiens de faïence. Mutualiser le marketing culturel de nos savoirs s’avère être la solution la plus efficace pour “que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même tems plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain.” (Diderot, 1755).

Alors, on danse ?

Rien que ces trois enjeux citoyens justifieraient déjà notre existence : un hub encyclo qui draine les visites d’utilisateurs dans toute la Wallonie et Bruxelles et les aiguille vers les savoirs wallons, là où ils sont le plus accessibles et le mieux documentés. C’est ainsi que nous mettons en oeuvre trois projets de développement de notre initiative :

    1. développer un réseau d’édition coopérative à travers la Wallonie et Bruxelles (le réseau des Maisons Jaucourt) ;
    2. fédérer (mettre en réseau) les savoirs des communes, des villes, des provinces et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur un hub unique qui redistribue les visiteurs vers chacun des éditeurs de contenus;
    3. accompagner les pouvoirs publics à chaque niveau, tout comme les organisations privées, avec des pratiques et méthodes professionnelles de gestion documentaire qui leur permettent de publier leurs contenus et d’en faire le “marketing culturel”.

Parlons-en…