VLAMINCK, Elise

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VLAMINCK E., Sans titre (huile sur toile, 190 x 290 cm) © Elise Vlaminck

L’oeuvre d’Elise VLAMINCK s’articule autour de la figure du regardeur. Ce concept qui traverse toutes ses peintures, entre voyeurisme, appréhension du regard de l’Autre et latence du spectateur, renvoie à ce dernier, à l’instar du miroir, à la place et à l’image qu’il occupe lorsqu’il regarde une oeuvre d’art.

Les questions d’esthétique de l’oeuvre, ses plans, sa composition voire même sa technique sont interrogés, déconstruits et remodelés.

VLAMINCK E., Opaque (huile sur toile, 80 x 60 cm, 2019) © Elise Vlaminck

L’histoire de l’art, citée voire manipulée dans certaines de ses toiles, occupe une place déterminante dans le travail d’Elise Vlaminck. Elle cherche à faire revivre ces œuvres du passé dans l’œil d’un nouveau regardeur, qui devient ainsi un acteur à part entière de la composition. Projeté dans l’image picturale, il devient le miroir de sa propre figure et suscite un sentiment de malaise, l’impression ambiguë voire malsaine d’être tour à tour vu ou voyeur […]”

Extrait du catalogue de l’exposition Fiction | Friction à La Vallée (Molenbeek, juin 2019)


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VIENNE : Bulles d’espoir (2016)

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VIENNE Philippe : Bulles d’espoir (2016) © Philippe Vienne

Prise quelques jours après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, cette photo de Philippe Vienne a été primée au concours “Bruxelles, je t’aime” organisé par la Maison de la Francité et éditée en carte postale…


[INFOS QUALITE] statut : validé | mode d’édition : partage | source : Philippe Vienne | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustration : Philippe Vienne | remerciements à Philippe Vienne


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HENCEVAL Emile et al. : Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (1991)

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ISBN 978-2870094686

HENCEVAL Emile et al., Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (Liège, Mardaga, 1991) avec des contributions de e.a. Jean-Pol SCHROEDER : “Réalisé par quelques-uns de nos spécialistes les plus qualifiés, ce Dictionnaire s’ouvre sur un chapitre historique, dû à Robert Pernet et Jean-Paul Schroeder, qui constitue une somme passionnante de recherches et de talent. Quant au Dictionnaire proprement dit, on y trouvera près de 300 notices de musiciens ou d’animateurs (écrivains, journalistes, producteurs), la plupart encore en activité, les autres disparus en laissant une trace marquante. Les textes ont été établis sur base de questionnaires adressés aux intéressés, travail complété par des recherches historiques. Lorsque cela se justifie, la notice se termine par une discographie sélective. Un sort particulier, sous la forme de récits narratifs plus détaillés, a été naturellement réservé à nos ” grands ” jazzmen, tels René Thomas, Bobby Jaspar, et parmi les musiciens en activité : Toots Thielemans, Jacques Pelzer, Philip Catherine, Steve Houben, etc. Le Dictionnaire du Jazz à Bruxelles et en Wallonie, travail de grande envergure, a été mené à terme par le Conseil de la Musique de la Communauté française de Belgique, un organisme dont les initiatives s’inscrivent plus volontiers dans une filiation traditionnelle, plus savante. Illustré par une quarantaine de photos, ce Dictionnaire, le premier du genre dans notre Communauté, représente une contribution concrète à l’un des objectifs que s’est assignés le Conseil de la Musique : oeuvrer au rayonnement de la vie musicale à travers toutes les musiques.”


[INFOS QUALITE] statut : validé | mode d’édition : partage | source : SCHROEDER Jean-Pol, Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (Conseil de la musique de la Communauté française de Belgique, Pierre Mardaga, 1991) | commanditaire : Jean-Pol Schroeder | contributeur : Patrick Thonartcrédits illustrations : N.A. | remerciements à : Jean-Pol Schroeder qui nous a cédé les droits sur les articles écrits par lui dans ce livre.


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ENSOR : Hôtel de ville de Bruxelles (1885)

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ENSOR James (1860-1949), Hôtel de ville de Bruxelles (1885) – La Boverie (Liège, BE)

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22 mai 1967: les 323 morts de l’Innovation

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(c) Sylvain Piraux

Le feu se déclencha dans une réserve. Des scènes d’apocalypse au cœur de Bruxelles. L’hypothèse accidentelle fut retenue. En ce lundi 22 mai 1967, plus de deux mille clients se pressent, rue Neuve, dans les rayons de l’Innovation. Ce grand magasin du centre de Bruxelles construit en 1902 par Victor Horta entendait attirer le passant pour en faire un acheteur, l’encageant dans cet espace de fer et de verre qui deviendra tombeau. Bruxelles s’apprête à sacrifier aux cérémonies des communions. Des robes blanches parées de voiles s’alignent au rayon fillettes. Une vendeuse qui s’apprête à reprendre son service au 1er étage perçoit une odeur de brûlé provenant d’un petit local de 6 m² où sont stockées quelques robes blanches. Elles sont en feu. Des pompiers du magasin tentent en vain de réduire le brasier naissant à l’aide d’extincteurs. Dans le magasin, la sonnerie stridente de l’alarme retentit. Elle est confondue avec celle appelant le personnel à reprendre le travail après son heure de table. Il est 13h32. Rien n’arrêtera ce feu qui promet à Bruxelles la plus grande catastrophe civile de son histoire…”

Lire la suite de l’article de Marc METDEPENNINGEN sur LESOIR.BE (21 mai 2017) et voir plusieurs photos d’époque…

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Le monument de pierres verbales de Jean-Luc Outers : Le Dernier Jour

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Jean-Luc OUTERS par Alice PIEMME

“Parmi les plus beaux poèmes de la langue française, figurent les « Tombeaux » que signa Stéphane Mallarmé : Tombeau de Poe (« Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change »), Tombeau de Baudelaire (« Le temple enseveli divulgue par la bouche ») ; Tombeau de Verlaine (« Verlaine ? Il est caché parmi l’herbe, Verlaine »). Or, voilà que Jean-Luc Outers, auteur de plusieurs romans dont le remarquable La Place du mort (1995) dédié à son père alors en fin de vie, vient de renouer superbement avec le genre, non pas au travers de sonnets mais au gré de proses d’une écriture plus que sensible. Le titre Le Dernier jour coiffe ainsi six chapitres rendant hommage à des artistes admirés et aimés et que l’auteur fréquenta de près ou de loin. Et cela donne, à chaque fois, un petit monument de pierres verbales prises dans un montage tout d’élégance tranquille.

À chaque fois encore, Outers a voulu saisir le moment d’une sortie de vie qui fut tantôt brutale et imprévue, tantôt programmée et comme mise en scène. C’est donc ce passage au néant, passage où tout bascule, qu’il a voulu cerner en se demandant comment les créateurs retenus par lui ont pris la porte de sortie, comment ces personnes connues de leurs contemporains ont bien dû tout planter là. En chaque occasion, l’auteur bâtit sa stèle de mots et de phrases en puisant à trois registres : l’œuvre telle qu’elle fut carrière et telle qu’elle fut passion (avec une infinie discrétion du narrateur sur les produits de cette œuvre et sur leurs titres) ; la singularité d’un être réfractaire à l’existence commune ; enfin la manière pour chaque auteur de concevoir le sens de sa mort en étroite réplique à une ligne de vie. Et tout cela dans une construction fluide qui dit une relation comme pacifiée avec les deuils évoqués.

On rencontrera ici trois écrivains (Henri Michaux, Dominique Rolin, Hugo Claus), deux artistes de l’image (Michaux encore et Chantal Akerman), un professeur de lettres et de philosophie (Simon Leys), un homme politique (dont le nom est tu). Ce dernier mis à part, tous forment une sorte de cercle enchanté comparable à un cimetière où il ferait bon de se promener et dans lequel Jean-Luc Outers reconnaît les siens.”

Lire la suite de l’article de Jacques DUBOIS sur DIACRITIK.COM (15 mai 2017)

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