BLANCHARD Pascal et al. : Sexe, race & colonie | La domination des corps du XVe siècle à nos jours (2018)

ISBN 978-2-348-03600-2

“Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux décolonisations, ce livre s’attache à une histoire complexe et taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux post-coloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.
C’est le récit d’une fascination et d’une violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la domination des corps.” (source : association de libraires INITIALES.ORG)

BLANCHARD Pascal et al., Sexe, race et colonies : la domination des corps du XVe siècle à nous jours (Paris, La Découverte, 2018)

Montrer. Voila l’ambition de cet ouvrage, de cette somme iconographique vertigineuse autant que méconnue, ou mal vue. Car on a tous en tête des représentations érotisées de corps indigènes. Elles sont furtives, elles font partie de l’imaginaire historique colonial. Mais mesure-t-on véritablement ce qu’elles portent, ce qu’elles signifient, la violence qu’elles légitiment toutes, à des niveaux différents certes, mais qui toutes cultivent l’idée originelle du colon qui voudrait que le corps du colonisé soit “naturellement offert”, pour citer les auteurs de ce livre colossal et indispensable. N’est-ce pas ainsi que nombre d’intellectuels européens ont envisagé le sulfureux érotisme oriental ? Ou comment la vahiné polynésienne a constitué jusqu’à récemment un modèle de beauté féminine ?

Ainsi, encore aujourd’hui, il fallait montrer. Pour tous ceux qui pourraient douter du fait que la domination des empires sur les peuples conquis s’est exercée premièrement à un niveau sexuel. Pas de manière secondaire ou marginale, mais massivement et prioritairement à un niveau sexuel. Si depuis sa sortie, cet ouvrage a essuyé critiques et doutes, c’est bien parce que la frontière est ténue entre la monstration et l’exhibition, surtout quand on parle de sexe. Est-ce que les auteurs sont parvenus ici à faire oeuvre de mémoire sans verser dans l’exhibitionnisme? C’est notre opinion. Et c’est notamment l’ampleur du travail et la qualité de l’appareil critique qui font toute la différence.

Car ce livre est énorme, il a la forme de son ambition, et retrace en quatre grandes parties, Fascinations (1420-1830), Dominations (1830-192o), Décolonisations (1920-1970), Métissages (depuis 1970), l’évolution, si tant est qu’il y en ait eu-une, de la représentation des peuples des colonies par les colons. Certaines images sont dures, insoutenables certes, mais leur publication est indispensable. Comment en effet penser aujourd’hui un phénomène de prise de conscience comme #MeToo et oublier que des systèmes de domination, réelle et symbolique, ont des racines solidement ancrées dans nos imaginaires ?

Grégoire Courtois (Libraire Obliques à Auxerre, FR)


Le cas Gauguin ?

Dans un film sur Gauguin, le réalisateur Edouard Deluc passe sous silence la nature des relations sexuelles de l’artiste à Tahiti. Et révèle la difficulté des Français à penser la violence dans leurs anciennes colonies.

L’image est si sauvagement excitante. Une Tahitienne danse seins nus, lascive, devant un grand feu, tandis que résonne le chant envoûtant de la tribu. Cette femme aux formes pleines, c’est Tehura. Dans son film Gauguin – Voyage de Tahiti, le réalisateur Edouard Deluc nous raconte comment elle a hypnotisé le peintre français et inspiré quelques-unes de ses plus belles toiles. On les voit tous deux enlacés sur un cheval, jouant sur une plage, et fatalement faisant l’amour à la lumière des bougies.

Ce film pourrait être un biopic convenu de plus consacré aux maîtres de la peinture, mais des ellipses opportunes dans le scénario en font une œuvre au mieux incroyablement maladroite, au pire parfaitement abjecte. Car, ce que cette histoire ne dit à aucun moment c’est que Tehura (qui s’appelait aussi Teha’amana) avait seulement 13 ans lorsque Gauguin (alors âgé de 43 ans) la prit pour « épouse » en 1891.

GAUGUIN Paul, Manao Tupapau (1892)

Et malgré ce que pourrait laisser croire le biopic, elle ne fut pas la seule à partager la vie de l’artiste dans l’île : il y eut aussi la jeune prostituée métisse Titi, ainsi que Pau’ura et Vaeoho (toutes deux 14 ans). Enfin, dernier « oubli », le maître était atteint de syphilis, maladie sexuelle potentiellement mortelle, qu’il distribua généreusement à Tahiti. Dans le film, Gauguin se voit seulement diagnostiquer un méchant diabète… on en pleurerait de rire si ce n’était aussi grave…”

Lire la suite de l’article de Léo PAJON, La pédophilie est moins grave sous les topiques, sur JEUNEAFRIQUE.COM (21 septembre 2017)


Le cas Malko Linge, dit SAS ?
ISBN 2842672968

«Bicuzi Kihubo avait la cervelle d’une antilope, mais une allure de star. Ses grands yeux marron illuminaient un visage doux, encadré par les tresses traditionnelles, ses seins moulés par un tee-shirt orange pointaient comme de lourds obus ; quand à sa chute de reins, elle aurait transformé le plus saint des prélats en sodomite polymorphe… Ses hanches étroites et ses longues jambes achevaient de faire de Bicuzi une bombe sexuelle à pattes.» Les connaisseurs auront sûrement reconnu dans ce portrait d’Africaine torride, le style particulier de Gérard de Villiers, passé maître du roman d’espionnage à forte connotation érotique à travers la série des SAS. Les scènes de sexe, tout autant que la vraisemblance d’intrigues construites à partir d’infos recueillies sur le terrain, expliquent le succès et la fortune de l’auteur, mort en 2013 après avoir vendu plus de 150 millions de livres.

Romans de gare machistes qui confinent les personnages féminins à des objets sexuels culbutés dans tous les sens par Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, héros de la série ? Peut-être. Mais à relire les descriptions de certaines de ces ‘bombes sexuelles sur pattes’, pin-up systématiquement moulées dans une ‘microjupe’, difficile de ne pas y voir une illustration de la permanence des clichés qui s’attachent singulièrement aux femmes noires et qu’on retrouve dans l’immense somme consacrée à la Domination des corps du XVe siècle à nos jours publiée jeudi sous la direction de l’historien Pascal Blanchard. L’ouvrage Sexe, race et colonies ne se limite certes pas aux femmes noires et dresse un panorama exhaustif de l’image du corps de l’Autre, de l’Afrique coloniale (Maghreb inclus) jusqu’à l’Asie et au monde amérindien.”

Lire la suite de l’article de Maria MALAGARDIS, Les femmes noires comme incarnation forcée du corps de l’Autre, sur LIBERATION.FR (21 septembre 2018)…


Lire encore…

 

HENCEVAL Emile et al. : Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (1991)

ISBN 978-2870094686

HENCEVAL Emile et al., Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (Liège, Mardaga, 1991) avec des contributions de e.a. Jean-Pol SCHROEDER : “Réalisé par quelques-uns de nos spécialistes les plus qualifiés, ce Dictionnaire s’ouvre sur un chapitre historique, dû à Robert Pernet et Jean-Paul Schroeder, qui constitue une somme passionnante de recherches et de talent. Quant au Dictionnaire proprement dit, on y trouvera près de 300 notices de musiciens ou d’animateurs (écrivains, journalistes, producteurs), la plupart encore en activité, les autres disparus en laissant une trace marquante. Les textes ont été établis sur base de questionnaires adressés aux intéressés, travail complété par des recherches historiques. Lorsque cela se justifie, la notice se termine par une discographie sélective. Un sort particulier, sous la forme de récits narratifs plus détaillés, a été naturellement réservé à nos ” grands ” jazzmen, tels René Thomas, Bobby Jaspar, et parmi les musiciens en activité : Toots Thielemans, Jacques Pelzer, Philip Catherine, Steve Houben, etc. Le Dictionnaire du Jazz à Bruxelles et en Wallonie, travail de grande envergure, a été mené à terme par le Conseil de la Musique de la Communauté française de Belgique, un organisme dont les initiatives s’inscrivent plus volontiers dans une filiation traditionnelle, plus savante. Illustré par une quarantaine de photos, ce Dictionnaire, le premier du genre dans notre Communauté, représente une contribution concrète à l’un des objectifs que s’est assignés le Conseil de la Musique : oeuvrer au rayonnement de la vie musicale à travers toutes les musiques.”


[INFOS QUALITE] statut : validé | mode d’édition : partage | source : SCHROEDER Jean-Pol, Dictionnaire du jazz à Bruxelles et en Wallonie (Conseil de la musique de la Communauté française de Belgique, Pierre Mardaga, 1991) | commanditaire : Jean-Pol Schroeder | contributeur : Patrick Thonartcrédits illustrations : N.A. | remerciements à : Jean-Pol Schroeder qui nous a cédé les droits sur les articles écrits par lui dans ce livre.


Consulter plus encore…

QUAGHEBEUR : Anthologie de la littérature française de Belgique (RACINE, 2006)

QUAGHEBEUR Marc, Anthologie de la littérature française de Belgique (RACINE, 2006)

“Parcourir, à travers soixante textes, les deux derniers siècles de la production littéraire francophone en Belgique, tel est le défi que se fixe ce volume. Il plonge le lecteur dans l’extraordinaire prolifération d’une littérature qui ne cesse d’osciller entre réel et surréel tant le rapport à l’Histoire, à la langue, à la forme et au mythe se joue sans cesse en décalages subtils, patents ou cachés, avec les modèles français.

Réparti en cinq grandes étapes chronologiques, ce livre va de Moke, dont le premier roman, Le Gueux de mer, date de 1827, à Amélie Nothomb en passant par De Coster, Maeterlinck, Thiry, Dotremont, Mertens, Lamarche, Louvet… Il donne en outre aux lecteurs des indications sur la production en langue romane dans nos contrées jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et comporte des notices sur chacun des soixante auteurs retenus.”

Feuilleter l’anthologie de Marc QUAGHEBEUR
(2-87386-466-8)

D’autres incontournables du savoir-lire :

MARLIERE : Anthologie de l’humour belge (JOURDAN, 2012)

MARLIERE Bernard, Anthologie de l’humour belge (JOURDAN, 2012)

Du Prince de ligne à Philippe Geluck

Existe-t-il une spécificité dans la manière d’appréhender l’humour chez les quatre millions de francophones que compte la Belgique ?

La réponse est positive. De Tyl Ulenspiegel au Chat de Philippe Geluck, de Beulemans à Toine Culot, des Surréalistes à Benoît Poelvoorde, le comique belge se nourrit d’un cocktail riche en autodérision, en absurde et en déraison, épicé parfois d’accents savoureux et de tournures insolites.
Ce recueil propose les textes les plus significatifs, anciens et récents, des Belges qui font rire.

Bernard Marlière a enseigné le français, de l’Afrique centrale à la Sibérie, privilégiant l’accès à la littérature de Belgique. Directeur de l’Os à Moelle, le café-théâtre mythique niché sous la maison natale de Jacques Brel, il a présenté sur sa scène le gratin des humoristes de son pays, et leur a déjà consacré deux recueils.

C’est donc en parfaite connaissance de cause qu’il a opéré la sélection des textes d’humour de cette anthologie.”

Découvrir une bien bonne dans le recueil de Bernard MARLIERE
(ISBN : 978-2-87466-244-7)

D’autres incontournables du savoir-lire :

CORDIER et al : Littérature prolétarienne en Wallonie (PLEIN CHANT, Voix d’en bas, 1985)

CORDIER Jacques et al., Littérature prolétarienne en Wallonie (PLEIN CHANT, Voix d’en bas, 1985)

“La première partie de ce livre présente l’histoire d’un mouvement littéraire dans la Wallonie des années 1920. Elle est due à Jacques Cordier (et à Vital Broutout pour l’évocation du Musée du Soir qui devait clore cette histoire dans les années 60).

La seconde partie recueille les récits de deux travailleurs du fond de la mine: Hector Clara met en scène le sort des chevaux autrefois sacrifiés à la production charbonnière ; Charles Nisolle, dont c’est ici sans doute toute l’œuvre, se révèle un écrivain incisif et violent, proche parfois du meilleur Malva…”

Lire le poing levé le recueil de Jacques CORDIER
(ISBN 978-2-85452-069-9)

D’autres incontournables du savoir-lire :

WOUTERS : Panorama de la poésie française de Belgique (JACQUES ANTOINE, 1976)

WOUTERS L, Panorama de la poésie française de Belgique (JACQUES ANTOINE, 1976)

Liliane WOUTERS (1930-2016) : poète, dramaturge, auteur d’anthologies et traductrice. Institutrice de 1949 à 1980. Membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises, de l’ Académie royale de langue et de littérature néerlandaises, et de l’Académie européenne de poésie. Elle décède en 2016.

Découvrir le panorama littéraire de Liliane WOUTERS (épuisé)

D’autres incontournables du savoir-lire :

CAO et al. : Anthologie du Lied (BUCHET/CHASTEL, 2010)

CAO H et al, Anthologie du Lied (BUCHET/CHASTEL, 2010)

“Au cœur du romantisme germanique, le lied incarne ses obsessions et ses passions, ses errances et ses illuminations. Miniature où se réalise l’intime fusion de la poésie et de la musique, il condense un destin en quelques instants, l’univers en un éclat. De Mozart à Berg, le présent ouvrage rassemble, dans leur version originale et pour la première fois dans une traduction française unifiée, un grand nombre de ces poèmes mis en musique. Nous retrouvons ainsi les vers qui ont inspiré les lieder les plus importants du répertoire, mais également des pièces admirables bien que moins connues. L’ensemble forme un corpus de près de sept cents poèmes, qui reflète la très grande richesse du genre. Il est augmenté d’un glossaire explicitant les termes clés de l’univers poétique du lied, de notices sur ses principaux interprètes et d’une discographie sélective.”

Lire l’anthologie d’Hélène CAO
(ISBN 978-2-283-02374-7)

D’autres incontournables du savoir-lire :

VAN REYBROUCK : Congo, une histoire (ACTES SUD, 2012)

VAN REYBROUCK D, Congo (ACTES SUD, 2012)

“Le livre du Congo, un essai total écrit comme un roman (Prix Médicis Essai 2012 ; Prix du Meilleur Livre Étranger – Essai 2012). De la préhistoire aux premiers chasseurs d’esclaves, du voyage de Stanley missionné par Léopold II à la décolonisation, de l’arrivée de Mobutu puis de Kabila à l’implantation industrielle d’une importante communauté chinoise, ce livre retrace, analyse, conte et raconte 90 000 ans d’histoire : l’Histoire d’un immense pays africain au destin violenté…”

Dans la presse :
  • “Attention, phénomène ! Congo n’est pas simplement un essai rigoureux, dense et très documenté. Congo se lit vraiment comme un roman, un grand roman.” (Lire)
  • “Un mélange de multiples (et passionnantes) tranches de vies privées, d’historiographie, de reportage, de littérature et même de poésie. (…) C’est le Voyage au Congo de Gide transposé dans la modernité, relu par Lévi-Strauss, annoté par Fernand Braudel et remixé par Studs Terkel, Howard Zinn ou n’importe quel tenant de l’histoire orale ! (…) Un roman vrai et bouillonnant qui s’offre aussi comme un étonnant miroir de nous même et des complexités Nord-Sud.” (Le Monde des livres)
  • “Un ovni éditorial qui mêle habilement les approches historiques, journalistiques, et littéraire. Un de ces rares ouvrages que l’on ne parvient pas à reposer une fois qu’on l’a ouvert…” (Jeune Afrique)
  • “David van Reybrouck signe un libre de référence extrêmement riche, un hymne jubilatoire à la vitalité et à l’extraordinaire volontarisme de cette nation en mouvement. Un essai écrit comme un roman, best seller dans sa langue d’origine, et qui a valu à son auteur le prestigieux prix Ako 2010. Ce livre est l’histoire, fidèle, rigoureuse, éminemment documentée et absolument romanesque d’un pays.” (Afrique Education)
  • “D’une écriture captivante, d’une composition savante et bourré d’observations saisissantes. Van Reybrouck se moque des querelles d’historiens qui agitent son pays. Il a voulu prendre ses lecteurs au collet, et a parfaitement réussi.” (Humo)
  • “Fusion de documents, de témoignages inédits et de récits, cette fresque gargantuesque se dévore comme un roman.” (Géo)
  • “Congo fait partie des rares ouvrages de non-fiction historique qui allient histoires vécues et analyse de ces histoires en transmettant avec virtuosité données pures et vue d’ensemble.” (Der Spiegel)
  • “Une lecture essentielle qui éclaire l’histoire de cet immense pays et des relations belgo-congolaises, mais plus largement aussi celles des pays européens avec le reste du monde ou la mondialisation. Immanquable.” (Imagine demain le monde)

Lire l’essai de David van Reybrouck (ISBN : 2330009305)

D’autres incontournables du savoir-lire :

THYS (dir.) : Le cinéma belge (FLAMMARION, Ludion, La Cinémathèque royale de Belgique, 1999)

THYS M., Le cinéma belge (FLAMMARION, Ludion, La Cinémathèque royale de Belgique, 1999)
  • Recherche et coordination de Marianne THYS
  • Textes de René MICHELEMS, Michel APERS, Jacqueline AUBENAS, Geneviève AUBERT, Guido CONVENTS, Francine DUBREUCQ, Dirk DUFOUR, Peter FRANS, Paul GEENS, André JOASSIN, Luc JORIS, Sabine LENK, Anne-Françoise LESUISSE, Serge MEURANT, Rik STALLAERTS, Marianne THYS
  • Traductions de René ANEMA, Peter BARY, Ludo BETTENS, Ailica CAMM, Philippe DELVOSALLE, Sam DESMET, Jean-Paul DORCHAIN, Eric DUMONT, Annick EVRARD, Bruno LECOMTE, Philippe NEYT, Christophe STEFANSKI, Ann SWALEF, Tommy THIELEMANS, Patrick THONART, Marianne THYS, Dick TOMASOVIC, Catherine WARNANT, Rolland WESTREICH, Chris WRIGHT
  • Préfaces de André DELVAUX et de Marianne THYS

Consulter le livre publié sous la direction de Marianne THYS (90-5544-234-8)

D’autres incontournables du savoir-lire :

D’autres incontournables du savoir-documenter :

CAZENAVE : Encyclopédie des symboles (LE LIVRE DE POCHE, La Pochothèque, 1996)

CAZENAVE M, Encyclopédie des symboles (LE LIVRE DE POCHE, La Pochothèque, 1996)

“Figures extraordinaires, images mystérieuses, constructions fantasmagoriques, fantasmes, mais aussi éléments directement issus de la réalité : les symboles fascinent, déroutent et peuvent parfois donner l’impression de participer d’un monde énigmatique, proche de l’irrationnel. En fait, ils sont l’un des matériaux premiers de la conscience et relèvent autant du rêve que d’un vaste fonds culturel. De là l’importance qu’il y a, aujourd’hui, d’en fournir un relevé encyclopédique aussi riche et aussi complet que possible : pour découvrir l’arrière scène des mots les plus communs et des cultures, qui parfois semblent les plus familières.
Ainsi le blanc, symbole de virginité en Occident, était signe de mort chez les Aztèques et reste de nos jours encore signe de deuil ou de vieillesse en Chine. L’arbre, quant à lui, représente la création dans la plupart des cultures. Comme l’échelle, marque de la communication entre les hommes et Dieu chez les chrétiens, devient celle de la connaissance dans un rite écossais de la franc-maçonnerie …

Par une iconographie abondante, des centaines d’articles synthétiques et précis, des milliers de termes expliqués, cet ouvrage devrait aiguiser la curiosité du lecteur et l’inciter à réfléchir sur cet inépuisable ensemble de figures qui constituent et nourrissent l’univers symbolique…”

Lire le livre publié sous la direction de Michel CAZENAVE
(ISBN-13: 978-2253130246)

Visiter la catégorie SYMBOLES dans wallonica.org

D’autres incontournables du savoir-lire :

D’autres incontournables du savoir-documenter :

MOZZANI : Le livre des superstitions (ROBERT LAFFONT, Bouquins, 1995)

MOZZANI : Le livre des superstitions (ROBERT LAFFONT, Bouquins, 1995)

“De la signification d’abracadabra aux vertus protectrices de l’élixir de zircon : des éclaircissements étonnants et divertissants sur nos croyances et nos superstitions, et sur le pouvoir magique des mots.

Entre la religion et la science s’étend le vaste domaine des superstitions. Le déclin de la première leur profite ; les progrès de la seconde ne les fait pas reculer. L’obscur et le merveilleux conservent leur prestige : la vogue de l’astrologie, l’attrait des sectes, la croyance à l’existence d’extra-terrestres nous le rappellent tous les jours. C’est comme si les hommes ne voulaient se résigner au désenchantement d’un monde dont ils se disent pourtant les maîtres.

D’où la traque des signes, des présages, des sortilèges susceptibles de nous renseigner sur l’envers du décor, de nous annoncer l’avenir, de nous préserver du mal. Ce livre, le plus complet à ce jour, fournit, à travers des centaines d’articles, un panorama suggestif des superstitions non seulement françaises et européennes ; il plonge également dans les mondes américains, africains, asiatiques. On y trouvera de nombreuses citations d’ouvrages anciens et modernes consacrés aux superstitions, ainsi que d’innombrables références à la poésie, à la littérature et au théâtre…”

Lire le livre d’Eloïse MOZZANI (ISBN : 2-221-06830-0)

D’autres incontournables du savoir-lire :

FERRE Jean : Dictionnaire des symboles maçonniques (1997)

ISBN 2268025446

“La Franc-maçonnerie est un univers de symboles. Depuis son entrée dans le cabinet de réflexion jusqu’à son accès à la chambre du milieu, le parcours de l’initié en est semé. Voilà qui intrigue le profane et plonge parfois le maçon lui-même dans une profonde perplexité. Pour aider le lecteur à se repérer parmi les symboles maçonniques, Jean FERRE s’attache à faire ressortir la diversité des interprétations, sans toutefois privilégier une école aux dépens d’une autre, et prend appui sur les textes fondateurs (anciens devoirs, manuscrits, rituels) pour retrouver les racines du symbole, sa progression historique, sa richesse. Il étudie chaque outil, précise le rôle des officiers et détaille les divers rites en vigueur. Le Dictionnaire des symboles maçonniques (Paris, Editions du Rocher, première édition en 1997, réédité en 2003), remarquable synthèse sur le monde maçonnique, est à la fois un outil de travail pour le franc-maçon soucieux d’approfondir le sens de sa démarche et un instrument de réflexion pour le profane désireux de pénétrer un monde imprégné de secret.” (Editions du Rocher)

L’auteur, Jean Ferré, avertit le lecteur au début de l’ouvrage : “Ce travail est une recherche, un effort de synthèse, qui vise à apporter des éclaircissements aux Maçons curieux, désireux d’apprendre. Cependant, nous avons décidé de ne pas jouer le jeu des polémistes qui sévissent au sein des différentes Obédiences. Nous avons essayé de travailler au-delà de tout dogmatisme afin de ne froisser aucune susceptibilité. Le présent ouvrage a pour but essentiel de faciliter le travail des Maçons que la Maçonnerie intéresse. Ils y trouveront matière à recherche, à approfondissement. Plutôt que de renvoyer sans cesse le lecteur d’un chapitre à l’autre, nous avons préféré, quand cela n’alourdissait pas trop le texte, re-citer les extraits déjà cités dans un autre article. Dans le même esprit, nous avons daté la source du texte, à chaque citation, afin de bien marquer la « progression historique » et ne pas obliger le lecteur à rechercher systématiquement la date de parution ou d’édition. Parfois, le symbolisme général a été quelque peu négligé, au profit des textes de référence : les Anciens Devoirs, les manuscrits, les divulgations, les rituels. Ainsi le lecteur peut-il mieux se rendre compte des évolutions, des transformations de l’Ordre, des apports et des disparitions d’éléments symboliques survenus au cours de I’histoire. Bien évidemment, en rédigeant ce dictionnaire, nous n’avons pas eu l’ambition d’écrire une oeuvre totale et définitive. Cet ouvrage n’est qu’une approche de la Maçonnerie. Il est destiné à “ouvrir des portes”, à indiquer des directions de recherche à des profanes qui veulent comprendre ce qu’est la Franc-Maçonnerie, à des Maçons qui veulent progresser dans l’Art Royal.

Quelques extraits dans wallonica.org [en construction] :


En savoir plus…