PHOTOGRAPHIE : technique de la gomme bichromatée

© Jean Janssis

La gomme bichromatée est une technique d’impression photographique inventée au milieu du XIXe siècle. C’est en mélangeant de la gomme arabique, de l’eau, un pigment de couleur (noir, jaune, rouge, etc.) et du bichromate de potassium que l’on obtient la formule nécessaire pour faire apparaître une image. La gomme bichromatée est en définitive une composition d’images, obtenue par la superposition successive de plusieurs couches colorées exposées.

La première étape consiste à étaler la formule bien dosée sur une feuille de papier adaptée, puis de laisser sécher.

 

 

Chaque couche de formule appliquée est exposée sous une lampe UV, avec un négatif posé par-dessus, puis dépouillée dans un bac d’eau froide afin que les pigments non fixés se dégagent par eux-mêmes.

Chaque dépouillement s’effectue à la main avec une série d’outils à adapter soi-même (ex. pinceau, brosse douce), ce qui constitue une phrase de création indéniable et d’interprétation, loin du mouvement mécanique et de la reproduction à l’infini.

Il suffit ensuite de laisser sécher le papier, puis de recommencer le procédé. Une gomme est terminée lorsqu’elle est composée de suffisamment de couches colorées pour révéler une image détaillée.

 

Le moindre détail a son importance (composition de la formule, température de la pièce, distance entre la lampe UV et le papier, température de l’eau, etc.). Ainsi, chaque gomme bichromatée est une création unique, de la même manière qu’une peinture. Il faut compter en moyenne une journée pour réaliser une gomme bichromatée.

© Laurie-Anne Romagne

 


D’autres dispositifs ?

HAVELANGE : Démesure du paysage, 1 (2012, Artothèque, Lg)

HAVELANGE Carl, Démesure du paysage, 1 
(photographie, 40 x 40 cm, 2012)

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Carl Havelange © Les Impressions Nouvelles

Carl Havelange est historien, photographe, maître de recherches au FNRS et enseignant en histoire culturelle à l’Université de Liège. Il s’intéresse tout particulièrement à l’histoire du regard et des cultures visuelles. Il est notamment l’auteur de De l’oeil et du monde, une histoire du regard au seuil de la modernité” (Fayard, 1998). Désormais il travaille plus électivement, par le texte et par l’image, sur la question du portrait et ne cesse d’explorer les moyens d’une expression sensible où “arts” et “sciences” puissent pleinement s’accorder. (d’après LES IMPRESSIONS NOUVELLES.COM)

L’auteur dit du paysage qu’il “est le monde que le regard organise, un espace de projection ou peut-être d’imprégnation, zone franche, territoire d’indétermination où l’esprit bascule, un paysage est toujours silencieux, il est d’une éblouissante blancheur. Un paysage est l’endroit de la disparition, le théâtre d’anciennes opérations dont on voudrait garder la mémoire. On ne sait jamais pourquoi il inspire une telle tristesse ou alors une telle jubilation, un paysage n’existe pas.”  (“Démesures du paysage”, Yellow Now, 2012)

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Philippe Vienne | crédits illustrations : © Carl Havelange ; Les Impressions Nouvelles | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

BEINE : The Tangerinn (s.d., Artothèque, Lg)

BEINE Michel, The Tangerinn
(photographie, n.c., s.d.)

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Michel BEINE (né en 1967) enseigne en cours du soir à Saint-Luc Liège depuis 2004. Photographe-voyageur, il ne dévoile pas largement la réalité. Au contraire, il épure au maximum pour nous faire pénétrer dans des lieux à travers de multiples fragments qui sont autant de pièces d’un puzzle qui construisent une expérience de voyage. Ses images sont davantage des évocations que des illustrations, elles cachent plus que ce qu’elles montrent, laissant à l’imagination la liberté de construire ses pérégrinations. (d’après SPACE-COLLECTION.ORG)

The Tangerinn” : cette photographie très frontale a été exposée à Huy au début de l’année 2015, accompagnée de textes d’Emmanuel d’Autreppe. Tangerinn… quelques secrets de famille proposait “des histoires de famille. Un secret, ou une infinité. (…). Une mémoire s’échange et se raconte, un puzzle s’ébauche (…) via quelques mots si communs – révélation, transmission, suggestion, trahison… – et à travers le vertige plat, silencieux d’images banales, mais à double fond.”

[source : Galerie Juvénal-Fondation Bolly-Charlier]

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Philippe Vienne | crédits illustrations : © Michel Beine | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

RAMBOZ : Le Jardin des délices à 360 (2014)

BOSCH Hieronymus : Le jardin des délices (triptyque, 1494-1505) © Musée du Prado

“Le Jardin des délices, le célèbre triptyque (1503-4 ?) du peintre néerlandais Jérôme Bosch, conservé au Prado depuis 1939, se redécouvre sur le Net au travers un magnifique site web interactif ! C’est d’autant plus intéressant d’aller voir tous les détails  que cette œuvre, très complexe, demeure encore aujourd’hui assez énigmatique. Le panneau de gauche représente Adam et Eve en compagnie de Dieu au Paradis terrestre; celui au centre, le fameux jardin; et celui de droite, les tourments de l’Enfer. Sur cette magnifique page web, c’est l’écrivain voyageur britannique Redmond O’Hanlon qui raconte le tableau (en anglais et en musique), au fil des nombreux clics qu’on peut effectuer sur des zones de texte blanches. Il en existe aussi une version pour enfants.” [LETEMPS.CH]

Cliquez et explorez le Jardin des délices interactif ici…


Un voyage visuel et sonore au coeur du tryptique de Jérôme Bosch. Deux lectures pour un message commun : le renversement du monde.

[sourceLe jardin des délices à 360 – réalisé par Eve Ramboz pour la Compagnie Blanca Li et visible sur Vimeo]


Savoir-contempler encore…

BOMAL : Sans titre (2015, Artothèque, Lg)

BOMAL Nicolas, Sans titre
(photographie, n.c., 2015)

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Nicolas BOMAL est né en 1974 dans la région du Centre, où les friches industrielles sont son espace de jeu et forgent les contours d’un imaginaire particulier. Cette errance affirmée dans le paysage, dont l’ambition est de rechercher des indices de l’habitus culturel d’un groupe ou d’une société, s’étend progressivement au-delà des frontières belges, notamment au Canada, en France, en Italie et en Albanie. 

Cette photographie énigmatique joue sur un contraste de couleurs entre l’orange corrosion de la carcasse de voiture et le vert éclatant de la nature environnante. Sa thématique fait écho à une bonne part du travail de l’artiste, qui, comme dans la série “Middelland” (prix national Photographie Ouverte, 2003), présente une “errance affirmée dans le paysage, dont l’ambition est de rechercher des indices de l’habitus culturel d’un groupe ou d’une société donnée à travers l’espace, l’urbanisme et l’aménagement du territoire” [www.wbarchitectures.be].

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur :  Philippe Vienne | crédits illustrations : © Nicolas Bomal | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

ALECHINE : Jeune femme et l’enfant (2014, Artothèque, Lg)

ALECHINE Ivan, Jeune femme et l’enfant
(photographie argentique, 50×40 cm, 2014)

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Ivan Alechine (né en 1952), à la fois poète et photographe, est l’auteur d’une œuvre marquée par le voyage, tantôt ancrée dans le vrai, à la manière d’un reportage, tantôt détachée du monde comme une sorte de ready-made poétique. Fils du peintre Pierre Alechinsky, Ivan Alechine passe son enfance à côtoyer les derniers peintres et poètes surréalistes et les membres du groupe Cobra […]. A l’âge de dix-huit ans, il participe à une mission d’ethnomusicologie en plein cœur du pays Mongo, en République démocratique du Congo. […] Au seuil des années 90, ce sera la découverte décisive du Mexique où il résidera longuement, à plusieurs reprises, auprès des Indiens Huichols. « La première fois que je suis allé à Tuxpan de Bolaños, c’était en 1995. Puis beaucoup entre 2011 et 2016. J’y retourne à la fin de cette année (2017). J’ai assisté à quasiment toutes les cérémonies importantes et je dois posséder quelques milliers de photographies digitales / numériques en couleur ».

Jeune femme et l’enfant

La photo de La jeune femme et l’enfant a été prise en 2012 dans le bourg de Tuxpan de Bolaños, Etat de Jalisco, Mexique. Tuxpan de Bolaños est l’un des quatre bourgs importants appartenant à aux Huichols, lointain cousins des Aztèques. Les Huichols sont aujourd’hui entre 35 et 40 000. Nous sommes dans la Sierra Madre Occidentale. Les Huichols sont très religieux, malgré la pression économique qui les déstabilise. J’ai connu Tuxpan de Bolaños en lisant les travaux de l’anthropologue Robert M. Zingg qui y séjourna une année complète en 1933.

I. Alechine

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Philippe Vienne | crédits illustrations : © Ivan Alechine | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

WELING : Sans titre (s.d., Artothèque, Lg)

WELING René, Sans titre
(pointe sèche, 51×74 cm, non daté)

[lien permanent vers le catalogue de l’Artothèque Chiroux]

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(max. 60 jours par emprunt)
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(Province de Liège, BE)

Peintre et graveur, René WELING (né en 1967) vient à Liège en 1986 pour étudier la peinture à Saint Luc. Il y découvre également la gravure. La recherche de diverses techniques (peinture, litho, gravure sur bois, pointe sèche, eau-forte…) sont nombres d’outils au service de l’exploration de ses sujets de prédilection que sont l’espace et le rythme. Espace et rythme que l’on retrouve dans deux grands univers, le corps et le paysage. Il a participé à de nombreuses expositions en Belgique, Allemagne, Canada. C’est aussi à travers le partage et la rencontre que l’œuvre de René Weling vit. Ainsi il participe à de nombreux projets collectifs avec d’autres graveurs à travers les deux groupes de gravure La Nouvelle Poupée d’Encre et Impression(s) dont il est membre actif. En découle des échanges internationaux. C’est aussi comme ça qu’il découvre le Québec, dont il tombe en amour. Le travail sur l’espace y prend ses racines. Il y expose et séjourne en résidence d’artiste à plusieurs reprises.

Mais il réalise aussi des projets plus intimes, que ce soit en collaborant avec un photographe, un poète, ou musicien… C’est à travers une édition, un cadre objet, une publication que vivent ces échanges.

Toujours au fil de sa passion, René Weling propose également des expositions privées qui lui permettent de rencontrer et d’échanger plus encore avec son public, public qui compose ainsi sa propre exposition rendant pour le temps d’un week-end, d’une soirée ou de plusieurs mois sa propre maison en galerie. [source : CULTUREPLUS.BE]

René Weling dessine, le spectateur s’approprie, devine : une femme, ou plutôt la femme, celle qui enfante et que l’on désire, celle qui donne à voir, à vivre et à aimer. Entre étreinte et empreinte, entre caresse et paresse, le trait stylisé et expressif de l’artiste nous promène à travers les courbes couchées, les vallées, les montagnes bombées, les forêts. En effet, dans les mains généreuses de René Weling, le corps féminin devient en quelque sorte un paysage intime, une terre brute et sensible, celle de nos origines et de notre destin. La question d’un éventuel modèle ne se pose (!) même pas, les œuvres ont ici la simplicité de l’évidence et sont de l’ordre de l’essentiel

Sophie Horenbach, WEGIMONTCULTURE.BE

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : © Catherine Lambermont | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

AVRIL & DEPREZ : Venez Docteur A
(s.d., Artothèque, Lg)

AVRIL Adolpho & DEPREZ Olivier, Venez Docteur A
(xylogravure, 26 x 37 cm, s.d.)

 

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Adolpho Avril © Arthoteek.be

Adolpho AVRIL  né en 1983, réside au centre hospitalier psychiatrique de Lierneux. Son enfance est marquée par la violence et un total désintérêt. C’est avec ce bagage qu’il rejoint les ateliers du CEC La Hesse en 2003. Adolpho Avril présente à la fois la légèreté et la fraîcheur du petit garçon mais aussi une désillusion profonde que guette le désespoir. Autant dire que l’acte créatif prend chez lui toute sa puissance vitale. (d’après FREMOK.ORG)

Olivier Deprez © Les Impressions Nouvelles

Olivier DEPREZ est né en 1966 à Binche et vit maintenant dans le sud de la France. Membre fondateur des éditions de bandes dessinées Fréon et FRMK, il est écrivain, théoricien, peintre. Grand lecteur de Proust, Dante ou Joyce, il travaille aussi autour de l’oeuvre du poète A. R. Ammons. C’est à cette occasion qu’il rencontre le comédien Miles O’Shea et crée avec lui la RollingTowerTable. Cette machine à imprimer est au centre de BlackBookBlack, un projet dédié à la gravure et au livre. (d’après FREMOK.ORG)

“Venez Docteur A”
Cette image réalisée en gravure sur bois est une des cases de la bande dessinée “Après la mort, après la vie” (FRMK, 2014), réalisée entièrement dans cette même technique. Ce travail à quatre mains, puissamment poétique, évoque l’univers du cinéma. Le clair-obscur et l’indétermination des figures masquées créent un climat oppressant, fantomatique. Une inscription vient encore dérouter le spectateur :”Venez docteur A”.

 

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Philippe Vienne | crédits illustrations : © Adolpho Avril & Olivier Deprez ; Arthoteek.be ; Les Impressions Nouvelles  | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

BIENFAIT : Sans titre (2013, Artothèque, Lg)

BIENFAIT Luc, Sans titre
(eau-forte, n.c.,2013)

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Luc BIENFAIT est né en 1973. Une collection de portraits qui n’a de cesse de s’accroître suit Luc Bienfait. Il transporte avec lui cette foule de visages, individualités touchantes et constitutives de son vécu (personnes handicapées rencontrées dans son travail, vieux voisins, un ami parti, des proches).Par sa maîtrise du geste, Luc Bienfait instaure un jeu d’ombres et de lumières, tel un procédé́ pour faire émerger de la matière l’énergie des êtres. (d’après LES DRAPIERS.BE)

Ce portrait masculin réalisé à la technique de l’eau-forte est typique du travail de l’auteur. D’une multitude de traits sûrs et nerveux, il modèle un visage dont le regard interpelle le spectateur. Choisissant ses sujets parmi ses proches ou des rencontres éphémères n’est-ce pas finalement le propre portrait de l’artiste qui s’esquisse, en creux.

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Philippe Vienne | crédits illustrations : © Luc Bienfait | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

LAMBERMONT : Sans titre (série “Persona”, 2011, Artothèque, Lg)

LAMBERMONT Catherine, Sans titre
(photographie, 50×50 cm, 2011)

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Catherine Lambermont (née en 1968) a étudié la photographie aux Beaux-Arts à Bruxelles. Elle vit et travaille à Zurich. Elle expose son travail depuis 1993, à travers la Belgique et dans le monde.

“Le travail de Catherine Lambermont est tout en retenue. Il se dégage de ses images, d’une technique photographique parfaitement maîtrisée, comme un parfum de mystère. […] Cacher/montrer, tel cet enfant, celui de l’artiste, déguisé en Spiderman ou encore recouvert d’une fourrure noire lui cachant le corps et le visage. L’enfant est ici dissimulé sous des artifices, un masque par exemple, qui se montrent et composent la surface de la photographie. Comme si l’artiste fuyait le moment de figer par la photo le portrait de son fils, ne souhaitant qu’esquisser les contours d’une identité en devenir. Persona, on le sait, veut dire masque, un masque à travers lequel l’individu devient personne. Ici c’est l’enfant dans son devenir adulte qui agit sur l’image par le biais d’un recouvrement apportant une distance entre lui et le spectateur, et neutralisant son visage. Cette distance, cette neutralité, pour ne pas parler de filtre, est aussi ce qui autorise sa mère à le représenter, le rendre visible publiquement en le faisant jouer dans les images qu’elle compose.”

Nathalie Stefanov

[INFOS QUALITE] statut : actualisé | mode d’édition : compilation (droits cédés) et mise à jour par wallonica.org  | source : Artothèque Chiroux | commanditaire : Province de Liège – Culture | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : © Catherine Lambermont | remerciements à Bénédicte Dochain et Frédéric Paques

Artothèque Chiroux (Liège, BE)

© Province de Liège

“Envie d’accrocher une oeuvre dans votre salon, mais pas les moyens d’en acquérir une ? Désormais, il sera possible de les emprunter. La nouvelle Artothèque de la bibliothèque des Chiroux à Liège, inaugurée mardi, met à disposition des amateurs une petite centaine d’œuvres, signées d’artistes bien établis (Jacques Charlier, Patrick Corillon, André Stas…) ou de talents émergents (Elodie Ledure, Sylvain Bureau, Benjamin Monti…). Ces gravures, impressions numériques, photos et planches de BD peuvent être empruntées gratuitement, à condition de posséder la carte de membre des Chiroux, qui coûte 6 euros par an. L’emprunt dure deux mois et n’est renouvelable qu’une fois, mais les œuvres peuvent par la suite être achetées auprès de l’artiste, leur prix se voulant accessible (généralement moins de 400 euros). Les emprunteurs devront signer un document les engageant en cas de dégradation ou de vol. La province de Liège a mobilisé un budget de 27.000 euros en 2014 et 2015 pour acquérir cette collection, “mais nous sommes prêts à augmenter le montant si la demande est forte”,  précise Paul-Emile Mottard, le député provincial qui a porté l’initiative L’objectif est de promouvoir les artistes (une soixantaine sont exposés) et l’art contemporain auprès d’un public qui n’y est peut-être pas d’emblée réceptif. Ce concept existait déjà en France et à Bruxelles (Wolubilis), mais l’Artothèque des Chiroux est la première en Wallonie. Elle sera ouverte tous les vendredis (13h à 18h) et les samedis (9h à 15h). La disponibilité des œuvres pourra être vérifiée dans le catalogue public de la bibliothèque…”

Lire l’article original (LESOIR.BE, mercredi 19 novembre 2014)

Pour en savoir plus, visitez le site officiel de l’Artothèque Chiroux ou cliquez ci-dessous : plusieurs des œuvres disponibles sont déjà dans nos pages. Quelques exemples…

STASSEN : La mémoire des arbres – Arbres remarquables de Wallonie (2013)

La Mémoire des arbres
EAN 9782873868505 (épuisé)

Se reconnecter à la Nature est indispensable et la Wallonie a le privilège de disposer de vastes espaces boisés à explorer. Ce livre de 2013, illustré de magnifiques photos, est une invitation à prendre le temps d’admirer des  arbres remarquables de nos contrées. Les histoires liées à ces derniers sont souvent étonnantes à découvrir.

Benjamin STASSEN, artiste photographe d’Ellemelle (BE) est né en 1959. Il commente la philosophie qui guide son travail depuis de nombreuses années [source : site de la Fête des Arbres à Esneux, BE, en 2005] :

« Les arbres constituent un patrimoine paysager, historique et écologique de toute première importance », affirme Benjamin Stassen. « On me dit souvent que je ne m’intéresse qu’aux arbres, mais à travers les arbres on peut toucher à tous les segments de l’histoire, de la vie contemporaine et même de l’avenir. J’ai une passion particulière pour les arbres parce que je suis un nomade, qu’il faut que je bouge et que je m’aventure… J’ai ce côté imaginatif, je suis un promeneur qui veut, non seulement préserver ce qui est, mais aussi ajouter de la vie… Je veux encourager la plantation d’arbres, de haies, même si c’est beaucoup de boulot dans nos parcs et dans nos jardins. »
Heureusement, cette perte de repères dont pâtit notre environnement naturel est relativement récente. Globalement, le Wallon s’est détourné de ce qui est proche de lui, de ce qui est immédiat, de ce qui est tangible.
« On vit, de plus en plus », regrette Benjamin Stassen, « dans une société qui privilégie le virtuel, le lointain, l’immatériel… Bref, l’imaginaire, mais dans ce qu’il a de plus creux, de plus impersonnel et de plus ‘marchandisé’. C’est une tendance qui me dérange profondément. Ce qui me touche, c’est de rencontrer quelqu’un, dans un village, qui peut, si je lui pose la question, me raconter une anecdote à propos de tel ou tel endroit que je recherche. Cela devient rarissime. Les villages se vident des populations anciennement établies ; elles sont remplacées par un essaimage urbain, à l’encontre duquel je n’ai d’ailleurs aucun grief particulier à formuler, si ce n’est qu’il accentue une désappropriation de ce qui est pourtant proche de nous et qui nous appartient, toutes choses que nous avons la responsabilité de protéger, de préserver et de transmettre. »

Pourquoi pas découvrir son livre à l’ombre d’un arbre ?


Une brève biographie accompagnée d’une bibliographie de Benjamin STASSEN est documentée par le Service du Livre Luxembourgeois (province du Luxembourg belge) : “Benjamin Stassen se consacre la connaissance et la protection des arbres exceptionnels de Wallonie depuis près de 20 ans. Fondateur de l’asbl Le Marronnier en 1989, il écrit et photographie en autodidacte, une passion pour les mots et l’image qui lui a valu l’appui de la Fondation belge de la Vocation et de la Fondation Spes.


Dernières nouvelles du Monde…

VIENNE : Bulles d’espoir (2016)

VIENNE Philippe : Bulles d’espoir (2016) © Philippe Vienne

Prise quelques jours après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, cette photo de Philippe Vienne a été primée au concours “Bruxelles, je t’aime” organisé par la Maison de la Francité et éditée en carte postale…


[INFOS QUALITE] statut : validé | mode d’édition : partage | source : Philippe Vienne | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustration : Philippe Vienne | remerciements à Philippe Vienne


Contempler encore…

BLANCHARD Pascal et al. : Sexe, race & colonie | La domination des corps du XVe siècle à nos jours (2018)

ISBN 978-2-348-03600-2

“Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux décolonisations, ce livre s’attache à une histoire complexe et taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux post-coloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.
C’est le récit d’une fascination et d’une violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la domination des corps.” (source : association de libraires INITIALES.ORG)

BLANCHARD Pascal et al., Sexe, race et colonies : la domination des corps du XVe siècle à nous jours (Paris, La Découverte, 2018)

Montrer. Voila l’ambition de cet ouvrage, de cette somme iconographique vertigineuse autant que méconnue, ou mal vue. Car on a tous en tête des représentations érotisées de corps indigènes. Elles sont furtives, elles font partie de l’imaginaire historique colonial. Mais mesure-t-on véritablement ce qu’elles portent, ce qu’elles signifient, la violence qu’elles légitiment toutes, à des niveaux différents certes, mais qui toutes cultivent l’idée originelle du colon qui voudrait que le corps du colonisé soit “naturellement offert”, pour citer les auteurs de ce livre colossal et indispensable. N’est-ce pas ainsi que nombre d’intellectuels européens ont envisagé le sulfureux érotisme oriental ? Ou comment la vahiné polynésienne a constitué jusqu’à récemment un modèle de beauté féminine ?

Ainsi, encore aujourd’hui, il fallait montrer. Pour tous ceux qui pourraient douter du fait que la domination des empires sur les peuples conquis s’est exercée premièrement à un niveau sexuel. Pas de manière secondaire ou marginale, mais massivement et prioritairement à un niveau sexuel. Si depuis sa sortie, cet ouvrage a essuyé critiques et doutes, c’est bien parce que la frontière est ténue entre la monstration et l’exhibition, surtout quand on parle de sexe. Est-ce que les auteurs sont parvenus ici à faire oeuvre de mémoire sans verser dans l’exhibitionnisme? C’est notre opinion. Et c’est notamment l’ampleur du travail et la qualité de l’appareil critique qui font toute la différence.

Car ce livre est énorme, il a la forme de son ambition, et retrace en quatre grandes parties, Fascinations (1420-1830), Dominations (1830-192o), Décolonisations (1920-1970), Métissages (depuis 1970), l’évolution, si tant est qu’il y en ait eu-une, de la représentation des peuples des colonies par les colons. Certaines images sont dures, insoutenables certes, mais leur publication est indispensable. Comment en effet penser aujourd’hui un phénomène de prise de conscience comme #MeToo et oublier que des systèmes de domination, réelle et symbolique, ont des racines solidement ancrées dans nos imaginaires ?

Grégoire Courtois (Libraire Obliques à Auxerre, FR)


Le cas Gauguin ?

Dans un film sur Gauguin, le réalisateur Edouard Deluc passe sous silence la nature des relations sexuelles de l’artiste à Tahiti. Et révèle la difficulté des Français à penser la violence dans leurs anciennes colonies.

L’image est si sauvagement excitante. Une Tahitienne danse seins nus, lascive, devant un grand feu, tandis que résonne le chant envoûtant de la tribu. Cette femme aux formes pleines, c’est Tehura. Dans son film Gauguin – Voyage de Tahiti, le réalisateur Edouard Deluc nous raconte comment elle a hypnotisé le peintre français et inspiré quelques-unes de ses plus belles toiles. On les voit tous deux enlacés sur un cheval, jouant sur une plage, et fatalement faisant l’amour à la lumière des bougies.

Ce film pourrait être un biopic convenu de plus consacré aux maîtres de la peinture, mais des ellipses opportunes dans le scénario en font une œuvre au mieux incroyablement maladroite, au pire parfaitement abjecte. Car, ce que cette histoire ne dit à aucun moment c’est que Tehura (qui s’appelait aussi Teha’amana) avait seulement 13 ans lorsque Gauguin (alors âgé de 43 ans) la prit pour « épouse » en 1891.

GAUGUIN Paul, Manao Tupapau (1892)

Et malgré ce que pourrait laisser croire le biopic, elle ne fut pas la seule à partager la vie de l’artiste dans l’île : il y eut aussi la jeune prostituée métisse Titi, ainsi que Pau’ura et Vaeoho (toutes deux 14 ans). Enfin, dernier « oubli », le maître était atteint de syphilis, maladie sexuelle potentiellement mortelle, qu’il distribua généreusement à Tahiti. Dans le film, Gauguin se voit seulement diagnostiquer un méchant diabète… on en pleurerait de rire si ce n’était aussi grave…”

Lire la suite de l’article de Léo PAJON, La pédophilie est moins grave sous les topiques, sur JEUNEAFRIQUE.COM (21 septembre 2017)


Le cas Malko Linge, dit SAS ?
ISBN 2842672968

«Bicuzi Kihubo avait la cervelle d’une antilope, mais une allure de star. Ses grands yeux marron illuminaient un visage doux, encadré par les tresses traditionnelles, ses seins moulés par un tee-shirt orange pointaient comme de lourds obus ; quand à sa chute de reins, elle aurait transformé le plus saint des prélats en sodomite polymorphe… Ses hanches étroites et ses longues jambes achevaient de faire de Bicuzi une bombe sexuelle à pattes.» Les connaisseurs auront sûrement reconnu dans ce portrait d’Africaine torride, le style particulier de Gérard de Villiers, passé maître du roman d’espionnage à forte connotation érotique à travers la série des SAS. Les scènes de sexe, tout autant que la vraisemblance d’intrigues construites à partir d’infos recueillies sur le terrain, expliquent le succès et la fortune de l’auteur, mort en 2013 après avoir vendu plus de 150 millions de livres.

Romans de gare machistes qui confinent les personnages féminins à des objets sexuels culbutés dans tous les sens par Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, héros de la série ? Peut-être. Mais à relire les descriptions de certaines de ces ‘bombes sexuelles sur pattes’, pin-up systématiquement moulées dans une ‘microjupe’, difficile de ne pas y voir une illustration de la permanence des clichés qui s’attachent singulièrement aux femmes noires et qu’on retrouve dans l’immense somme consacrée à la Domination des corps du XVe siècle à nos jours publiée jeudi sous la direction de l’historien Pascal Blanchard. L’ouvrage Sexe, race et colonies ne se limite certes pas aux femmes noires et dresse un panorama exhaustif de l’image du corps de l’Autre, de l’Afrique coloniale (Maghreb inclus) jusqu’à l’Asie et au monde amérindien.”

Lire la suite de l’article de Maria MALAGARDIS, Les femmes noires comme incarnation forcée du corps de l’Autre, sur LIBERATION.FR (21 septembre 2018)…


Lire encore…

 

GODEAUX : Le prisonnier, Regards cinématographiques sur une série culte (2018)

Portmeirion, le Village

A l’occasion des 50 ans de sa 1ère diffusion sur le continent et pour mieux comprendre la naissance de LA série culte britannique (une mythologie moderne ?), il convient de ne pas manquer : Le Prisonnier – Regards cinématographiques sur une série culte de Bernard GODEAUX. L’auteur est né à Liège en 1958 ; il a enseigné l’histoire du cinéma et a donné plusieurs cours et séminaires sur les séries et feuilletons télévisés dès 1994…

Le fait même d’évoquer l’oeuvre, de la rediffuser, de l’étudier, de lire des articles qui lui sont consacrés contribuent sans aucun doute à son émergence et à sa reconnaissance au sein d’un public de plus en plus large. Ainsi, cette thèse, intitulée lors de sa première édition, Le Prisonnier, Une théorie de l’hybridati0n du feuilleton TV sérialisé a pu circuler modestement au départ des défuntes Editions de la librairie 8ème Art fondées par le couple Oswald à Paris. Un bref article dans le journal Le Monde en 1993 lui avait donné une courte visibilité. Pour cette réédition, nous avons opté pour le maintien des grandes lignes du texte, n’apportant que quelques modifications mineures à la recherche menée voici 25 ans. Le risque d’une redondance inutile nous a convaincu dans le choix finalement posé. Nous avons néanmoins retenu un titre moins aride, pour ne pas dire plus avenant : Le Prisonnier, Regards cinématographiques sur une série culte. La démonstration proposée – et que l’on découvrira au fil de la lecture – ne cache pas l’utilisation nécessaire d’outils sémiologiques dont certains sont issus de la recherche cinématographique. Incontestablement, ils demandent une attention soutenue de la part du lecteur qui, nous l’espérons, se trouvera récompensé par sa patience.

GODEAUX Bernard, Le Prisonnier, Regards cinématographiques sur une série culte (réédition à compte d’auteur, 2018)

Le Prisonnier est une série d’espionnage-science-fiction allégorique et psychologique britannique. Constituée d’une saison et 17 épisodes de 48 minutes. Elle fut créée par George Markstein et Patrick McGoohan en 1967.

Le 29 septembre 1967, débarque sur le réseau anglais ITV une série OVNI appelée Le Prisonnier. Cette série est un cas dans l’histoire de la télévision qui n’a aucun équivalent : révolutionnaire, profondément allégorique, incroyablement visionnaire, à la croisée de l’espionnage, du drame psychologique, de l’allégorie, et de la science-fiction, elle a réussi l’exploit de s’imposer parmi les plus grandes séries jamais réalisées à ce jour alors qu’elle ne comporte que 17 épisodes.

L’histoire : un agent secret britannique (dont on ignore le nom) démissionne brutalement, pour des raisons inconnues, de son service. À peine est-il rentré chez lui préparer ses valises en vue d’un voyage, qu’il est gazé et envoyé au Village, lieu idyllique et édénique en apparence qui est en fait une prison dont il est impossible de s’échapper. Notre homme, parmi tous les autres prisonniers, est estampillé comme étant « Numéro 6 » (tout le monde au Village s’appelle par numéros). Le dirigeant du Village est le Numéro 2 mais il change à chaque épisode. L’identité du Numéro 1, le véritable chef, ne sera dévoilée qu’à la toute fin de la série. Le but des dirigeants est d’extorquer à leur prisonnier les raisons de sa démission ainsi que de l’intégrer au Village pour qu’il y demeure un citoyen comme les autres. Mais contrairement aux autres prisonniers qui ont abandonné tout espoir de fuir pour se consacrer à une vie agréable et reposante (la captivité étant luxueuse), il cherchera par tous les moyens à s’échapper de ce lieu beaucoup plus dangereux qu’il n’y paraît.

Lire la suite sur LEMONDEDESAVENGERS.FR…


Savoir regarder…

SYMUL : Bouleau (2013, Artothèque, Lg)

SYMUL Jean-Jacques, Bouleau (2013) © Jean-Jacques Symul

Le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge écrit : “Les photographies de Jean-Jacques Symul dépassent les anecdotes locales pour devenir des évocations intemporelles, elles ne sont plus l’indice d’un site donné, mais l’évocation de tous les lieux possibles et la condensation lente des souvenirs qu’ils peuvent faire naître.

Jean-Jacques SYMUL est né à Liège en 1952. Dès 1984, il enseigne la photographie à l’Académie des Beaux-Arts de sa ville. Il a bénéficié de plusieurs expositions personnelles et figure dans diverses collections publiques… Il vit aujourd’hui à Xhoris, sur la commune belge de Ferrières.

Cette oeuvre est empruntable gratuitement (60 jours par emprunt) à l’Artothèque de la province de Liège (BE). La notice complète est disponible ici


Egalement à l’Artothèque de la Province de Liège (BE) :

Retour en 39-45, quand les migrants étaient européens…

2 janvier 1945. Dans une rue de La Gleize (BE) des réfugiés belges attendent d’être transportés en dehors de la ville déchirée par la guerre (c) Peter J. Carroll / AP /Photo colorisée par Sanna Dullaway pour Time Magazine

“Une série de photographies aujourd’hui colorisées montre le voyage de réfugiés… français, allemands, belges ou encore polonais fuyant les horreurs de la guerre.

C’est un retour de près de sept décennies en arrière. Entre 1939 et 1945, plus de 60 millions d’Européens furent forcés de quitter leurs foyers, pour fuir les horreurs de la guerre. Un peu plus de soixante-dix ans plus tard, les destins tragiques des centaines de milliers de réfugiés originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, qui tentent de rejoindre l’Europe depuis quelques années, nous conduisent à remonter le temps.

C’est pour cela que Time Magazine a commissionné la photographe Sanna Dullaway pour coloriser des clichés historiques montrant des réfugiés européens de la Seconde Guerre mondiale, en provenance de France, de Pologne, d’Allemagne ou de Belgique, pendant leur voyage vers l’Est et le Sud.

Janvier 1945. Des réfugiés belges fuient avec tous leurs biens devant les avancées de l’armée allemande. (c) Allan Jackson / Keystone / Hulton Archive / Getty Images

Comme le rappelle le Washington Post, le Royaume-Uni avait mis en place en 1942 la MERRA (Middle East Relief and Refugee Administration), qui permit à 40 000 européens de s’établir dans des camps de réfugiés en Syrie, Égypte et Palestine. Une histoire méconnue qui éclaire les épreuves de celles et ceux qui veulent de nos jours faire le chemin inverse…”

Visionner les photos dans l’article traduit de Rachid MAJDOUB sur KONBINI.COM (article daté de 2016) ou dans l’article original de Sanna DULLAWAY sur TIME.COM (article du 20 juin 2016, première publication en 2015) : Colorized Photos of WWII Refugees Offer New Perspective on the Migrant Crisis


Plus de presse…

UBAC : La Nébuleuse (1939)

(c) Adam Rzepka – Centre Pompidou

UBAC Raoul (1910-1985), La Nébuleuse (1939)

  • épreuve gélatino-argentique (40 x 28,3 cm) conservée au Centre Pompidou de Paris (FR) ;
  • inscriptions : Titre et date au revers : “La nébuleuse – brûlage 1939”
  • don de l’artiste, 1976
  • numéro d’inventaire : AM 1976-322

Lire la fiche de l’oeuvre sur  CENTREPOMPIDOU.FR

LESMUSEESDELIEGE.BE ont édité un dossier pédagogique pour découvrir l’oeuvre de Raoul UBAC, à télécharger ici :

“Raoul UBAC, de son vrai nom Rudolf Gustav Maria Ernst Ubac, est né en 1910 à Cologne (DE) où il vit durant sa prime enfance. En 1914, sa famille s’installe à Malmedy (Hautes-Fagnes, BE) où son père vient d’être nommé juge de paix. Durant sa scolarité à l’Athénée de Malmedy, Raoul Ubac envisage son avenir en tant qu’agent des eaux et forêts (garde forestier). Raoul Ubac se sent proche de la nature. Entre 1927 et 1930, il entreprend de nombreux voyages pédestres en Europe. Mais lorsqu’il découvre, grâce à un professeur, le Manifeste du Surréalisme d’André Breton, il change ses ambitions et s’inscrit dès 1930 en faculté de lettres à la Sorbonne (Paris, FR). Il rencontre dans la capitale française le groupe des artistes surréalistes et fréquente le quartier de Montparnasse. Lors d’un de ses voyages en Dalmatie (région de Croatie), Ubac assemble des pierres trouvées et les photographie. Ce premier acte artistique marque le début de sa carrière. A son retour, il s’inscrit à l’École d’Arts Appliqués de Cologne pour y apprendre le dessin et la photographie. Il expérimente de nouvelles techniques photographiques et expose pour la première fois le résultat de ses recherches à Paris, en 1933. Jusqu’à la fin de cette décennie, Ubac va s’impliquer dans le groupe surréaliste ; ses photographies sont publiées dans la revue surréaliste « Minotaure » et il participe à l’exposition internationale du surréalisme en 1938. Durant le second conflit mondial, Ubac se réfugie à Carcassonne située en « zone libre » française. Il s’éloigne peu à peu du mouvement surréaliste et réalise de nombreux dessins dits Les objets les plus simples. Ces travaux montrent des natures mortes de pain, couteaux, fruits. Mais l’événement qui marquera un tournant décisif dans l’œuvre de Raoul Ubac, c’est son voyage en Haute-Savoie en 1946. Il y ramasse une ardoise et entreprend de la graver avec un clou. Cet événement qui pourrait être anecdotique, va pourtant déterminer le reste de sa carrière puisque c’est suite à cette nouvelle rencontre avec la nature qu’Ubac se lance dans le travail de taille d’ardoise qu’il poursuivra jusqu’à la fin de sa vie. Durant la même période d’après-guerre, l’artiste se lance aussi dans des recherches sur la forme et la couleur. Peu à peu son travail tend vers le non-figuratif, vers l’art informel. Fin des années 1950, il quitte Paris et s’installe à Dieudonné (dans l’Oise, France) où il travaillera jusqu’à la fin de ses jours en 1985. Engagé à 100% dans son travail, sa manière se simplifie de plus en plus. Parfois proche des Arts primitifs, cet artiste méditatif a parfois été rapproché du mouvement CoBrA (il participe en 1951 à l’exposition CoBrA de Liège) […]”

Le musée de La Boverie de Liège (LABOVERIE.COM) a organisé une rétrospective Raoul UBAC en 2017 ; wallonica.org y était…


Contempler encore…

Behind TIME’s Donald Trump ‘Welcome to America’ Cover

Couverture du Time Magazine du 2 juillet 2018 (c) Time – John Moore – Getty Images

“John MOORE, a Pulitzer Prize-winning photographer for Getty Images, has been photographing immigrants crossing the U.S.-Mexico border for years. This week one of his pictures became the most visible symbol of the immigration debate in America.

This one was tough for me. As soon as it was over, they were put into a van. I had to stop and take deep breaths,” Moore told TIME Tuesday, describing his reaction to the scene of a two-year-old Honduran girl crying as her mother was being detained in McAllen, Texas. “All I wanted to do was pick her up. But I couldn’t.

(c) John Moore – Getty Images

Due to the power of the image, which appeared as critics from across the political spectrum attacked President Trump’s now-reversed policy of separating children from parents who are being detained for illegally entering the United States, TIME’s editors selected Moore’s photograph to create a photo illustration, including Trump, to make the July 2, 2018, cover of the magazine.”

Lire la suite de l’article de la rédaction de TIME.COM (article du 21 juin 2018)

John Moore

Découvrir la galerie des photos prises par John Moore lors de ses reportages sur l’immigration d’Amérique latine vers les USA sur REPORTAGESBYGETTYIMAGES.COM

 


Plus de presse…

HAUSMANN, Raoul (1886-1971)

(c) HAUSMANN Raoul : sans titre (Vera Broïdo, 1931)

“Raoul HAUSMANN est né à Vienne, le 12 juillet 1886. Son père, peintre de tradition académique, est à l’origine de la première formation artistique de son fils.  En 1900, la famille s’installe à Berlin où Raoul débute des études de peinture et de sculpture. Il se marie en 1908, avec la violoniste berlinoise Elfriede Schaeffer dont il a une fille, Véra, en 1907.

Très marqué par la grande Exposition Futuriste et le premier salon Sturm (salon expressionniste) qui ont lieu à Berlin en 1912, Raoul Hausmann prend conscience que l’esthétique conventionnelle ne peut traduire les émotions liées au monde moderne de ce début de siècle.

Au début de la première guerre mondiale, Hausmann fait la connaissance d’Hannah Höch, elle aussi artiste, avec laquelle il aura une liaison passionnelle et particulièrement fertile sur le plan créatif, jusqu’en 1922. Connaissant déjà Johannes Baader depuis 1905, il rencontre également à Berlin Hans Richter et Emmy Hennings. En 1916, il collabore aux revues Die Aktion et Die Freie Strasse. Depuis 1914, la guerre fait rage, le germe de la rébellion et de la contestation touche ces jeunes artistes, futurs protagonistes du mouvement Dada.

Dada

Le mouvement Dada naît en 1916, à Zurich, autour de l’écrivain et poète Hugo Ball, et réunit Marcel Janco, Tristan Tzara, Jean Arp, bientôt rejoints par Richard Huelsenbeck, Hans Richter, Sophie Taeuber et Emmy Hennings. En 1917, Huelsenbeck quitte Zurich et introduit Dada à Berlin. Il fonde le Club Dada en 1918 avec Raoul Hausmann, Johannes Baader, Franz Jung, George Grosz, Hannah Höch et les frères Herzfelde. C’est l’époque d’une collaboration intense et complice entre Hausmann et Baader et de la création de la revue Der Dada, dont Raoul Hausmann dirige les trois numéros entre 1918 et 1920. Il publie également Material der Malerei, Plastik, Architektur.

A Berlin, le groupe Dada est nettement plus politisé qu’à Zurich, restée ville neutre pendant la première guerre mondiale et dans laquelle règne un climat de paix. A l’opposé, Berlin, en 1918, est une ville déstabilisée par les grèves et les soulèvements populaires qui connaît une véritable révolution menée par les spartakistes. Durant cette période, Hausmann est l’un des plus ardents parmi les militants dadaïstes. Au sein du Club Dada, il est le Dadasophe : brillant théoricien et redoutable polémiste, il est également un créateur fertile au travers de ses collages, ses assemblages, ses photomontages, ses photogrammes et ses poèmes phonétiques.

L’œuvre la plus marquante de Raoul Hausmann est un assemblage, réalisé en 1919 et, aujourd’hui, exposé au Musée national d’art moderne de Paris : l’Esprit de notre temps ou Tête mécanique. Cet assemblage autour d’une petite tête de bois est une critique de la société, de l’homme-machine. “Penser comme une machine”, tel était, selon Hausmann, le principal défaut de ses contemporains. La première Foire Internationale Dada, Dada Messe, a lieu en 1920 à Berlin. Elle est considérée comme l’apogée du mouvement mais également l’événement qui précipite sa chute : un procès pour insulte à l’armée condamnera les organisateurs. Manifestation incontournable dans l’histoire de Dada, elle présente les œuvres de ses principaux membres et révèle, en particulier, les photomontages et collages de Raoul Hausmann et Hannah Höch.

En février 1921, Raoul Hausmann publie dans la revue De Stijl son manifeste Présentiste et Dada ist mehr als Dada (Dada est plus que Dada). Ces articles mettent fin à l’aventure Dada de Berlin. L’épisode berlinois, d’une courte durée, aura marqué de manière indélébile l’histoire de l’art du XXe siècle en créant et diffusant de nouveaux procédés et concepts artistiques.

Pour Raoul Hausmann, l’aventure post dadaïste continue. Il s’engage dans Merz aux côtés de son fondateur Kurt Schwitters (Merz est un groupe proche de Dada fondé par Schwitters après que Huelsenbeck ait refusé son intégration au Club Dada). Raoul Hausmann, Hannah Höch et Kurt Schwitters organisent la tournée Antidada-Merz-Presentismus à Prague.

En 1922, Raoul Hausmann divorce d’avec Elfriede et se sépare d’Hannah Höch. En 1923, il se marie avec Hedwig Manckiewitz. Par ailleurs, il commence à s’intéresser aux possibilités offertes par les nouvelles technologies optiques. Il est proche d’Hans Richter, Viking Eggeling et Moholy Nagy qui travaillent sur l’image photographique et cinématographique. En fin d’année 1923, il donne à Hanovre, une Matinée Merz avec Kurt Schwitters.

Raoul Hausmann (1929) (c) August Sander (http://www.tate.org.uk/art/work/AL00042)

Au fil du temps, Hausmann s’éloigne de son complice berlinois, Johannes Baader. Il contribue par ses articles à de nombreuses revues et rédige des conférences pour la radio. Il débute la photographie en 1927 et rencontre, en 1928, Vera Broïdo, fille de révolutionnaires russes et écrivain, avec qui il vivra, en compagnie de sa femme, jusqu’en 1934. Leur vie se partage entre Berlin, Kampen, sur l’île de Sylt en mer du Nord, et un petit village de pêcheurs sur la mer Baltique, Jershöft, où Hausmann réalise de nombreuses photos. En 1931, il participe à l’exposition Fotomontage organisée par César Domela à Berlin et prononce la conférence inaugurale. Il s’engage pleinement dans l’art photographique qu’il récusait pourtant, dix ans auparavant, dans son manifeste : Nous ne sommes pas des photographes.

L’exil

En 1933, déclaré “artiste dégénéré” par les nazis, Raoul Hausmann est contraint de quitter l’Allemagne et fuit Berlin pour l’Espagne, en compagnie d’Hedwig Manckiewitz et de Vera Broïdo. Commence alors un long voyage d’environ six années à travers l’Europe, durant lequel il séjourne consécutivement à Ibiza, Paris, Ibiza, Zurich, Prague (où il fait des essais de photographie infrarouge), puis à nouveau Paris (où il se lie à de nombreux artistes de l’entre-deux-guerres). Chaque étape, riche en créativité, essentiellement photographique, est suivie de publications et d’expositions. Lors de son séjour à Paris, à l’été 1939, l’approche de la guerre, les origines juives de sa femme et l’insécurité liée à son statut d’immigré vont précipiter son départ en zone libre. Le Limousin sera son refuge. Il s’installe avec Hedwig, à l’automne 1939, à Peyrat-le-Château où il donne, pour subsister, des leçons d’allemand, d’anglais et d’espagnol. C’est là qu’il rencontre Marthe Prévot qui partagera la vie du couple jusqu’à leur mort. Eté 1944, Raoul Hausmann déménage à Limoges, et, en dépit d’importantes difficultés financières et matérielles, se concentre sur son travail.

L’après-guerre

A partir de 1946, Hausmann, isolé, renoue avec ses amis d’avant-guerre. Une correspondance importante s’établie alors avec Laszlo Moholy-Nagy et Kurt Schwitters. Toutefois, leurs décès respectifs en 1946 et 1948, annulent tout espoir de réaliser un jour les projets qu’ils avaient ébauchés ensemble. A cette époque, Raoul Hausmann revient à l’expérimental de l’entre-deux-guerres et débute une activité artistique foisonnante dans les domaines de la photographie, de la peinture, du collage et de l’écriture. En 1954, il participe au mouvement de la Subjektive Fotografie animée par Otto Steinert.

Le retour à la peinture

Après la guerre, sans jamais avoir cessé de dessiner, Raoul Hausmann se rapproche alors de la peinture par des œuvres sur papier, exécutées à l’aquarelle et à la gouache. En 1959, il revient à la peinture à l’huile qu’il avait abandonnée en 1915, en réaction à l’influence expressionniste. Il cesse définitivement son travail à l’huile en 1964, laissant ainsi une centaine de toiles. En revanche, il continue de peindre à la gouache, jusqu’en 1968.

Parallèlement, il réalise quantité de collages, jouant non seulement avec la couleur des éléments déchirés mais également avec la sensation qu’ils procurent au toucher. Le dernier apport de ce créateur boulimique sera probablement l’invention du collage-tactile.

Hausmann ne délaisse pas l’écriture et la poésie.  Entre 1957 et 1970, il rédige onze ouvrages mêlant toutes les facettes de son art, des poèmes illustrés de bois gravés jusqu’à un ouvrage sur la  mélanographie (la transformation photographique d’objets), mais également des travaux de réflexion sur le mouvement Dada et le monde moderne. Il meurt le 1er février 1971 à Limoges.”

Source : RAOUL-HAUSMANN.COM


AGENDA
Expo “Raoul Hausmann : Un regard en mouvement” au Concorde (Paris, FR), jusqu’au 20 mai 2018…


Plus d’art des médias…

REMOUCHAMPS : Trois fenêtres

En savoir plus sur Fabris REMOUCHAMPS (né en 1955)

Savoir contempler plus encore…

REMOUCHAMPS, Fabris (BE, né en 1955)

(c) Fabris REMOUCHAMPS

Fabris REMOUCHAMPS naît à Ougrée (BE) en 1955, année de sa naissance. Aujourd’hui photographe, il vit et travaille à Liège (BE) : “La déambulation est pour lui une pratique quotidienne, elle est d’abord une manière de s’ouvrir et d’être disponible. Traverser maintes et maintes fois les mêmes espaces, fussent-ils mentaux, n’est pas une volonté de circuler en territoires connus ou conquis, mais plutôt de porter à chaque passage un regard neuf tendant à briser toutes formes de certitudes. Semblable à ces voyageurs des années trente qui découvraient étonnés le monde, il avance sans protection à la recherche de ce qui n’a pas été vu et qui ne se livre jamais instantanément.

(c) Fabris REMOUCHAMPS

Précoce à plus d’un égard, Fabris Remouchamps se frotte dès la fin des années 60 à la création (rencontre avec les peintres Léopold Plomteux et Fréderick Beunckens) ; il consacre ensuite ses seventies à l’étude de la peinture monumentale (Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, diverses expositions et, en marge, des ateliers d’impro). Les années 80 seront les années “théâtre et installations” (“Noyade interdite”, Musée d’architecture de Liège, Maison des artistes idem, Festival du Jeune Théâtre)…

Fabris Remouchamps par Dominique “Goldo” Houcmant (c)

Sans délaisser les cimaises, Fabris Remouchamps rentre à la RTBF dans les années 90 : il y explorera les différentes facettes de la production audiovisuelle, en studio comme en tournage. Nouveau siècle oblige, c’est le monde digital qu’il aborde ensuite : webdesign, infographie, multimedia et gestion de sites web. S’il commence en numérisant des photos et des peintures, il passe ensuite à l’infographie pure. L’homme est multiple, mais pas duplice, et les créations de Fabris Remouchamps relèvent d’autant de domaines et de techniques que l’œil peut en concevoir.

Aujourd’hui, Fabris Remouchamps retourne à ses premières amours et plusieurs création en peinture sont en chantier. Parallèlement, on lui doit le mystérieux roman-photo La fabuleuse histoire de Michel M., commencé il y a des années et toujours en cours. Un extrait :

“La fabuleuse histoire de Michel M., épisode L1003711” (c) Fabris REMOUCHAMPS

Pour en découvrir plus sur Fabris Remouchamps :

Plus d’arts des médias…

YAMAMOTO : photographies

(c) Yamamoto Masao

Masao YAMAMOTO est né en 1957 au Japon ; initialement peintre, il est aujourd’hui photographe indépendant : “aux antipodes d’une photographie frontale aux grands formats qui s’imposent au spectateur, Yamamoto développe depuis vingt ans une oeuvre discrète qu’il faut approcher pour en saisir la finesse et la subtilité.”

© Yamamoto Masao

“Ses images sont comme des fragments de vie à jamais indéchiffrables, éclairs de grâce comparables à des haïkus. Ses tirages, de petits formats qu’il réalise lui-même avant de les patiner et de les user, ont fait l’objet de nombreuses expositions.”

(c) Yamamoto Masao

Découvrir le travail de l’artiste sur son site officiel YAMAMOTOMASAO.JP ou, pour les férus du clic droit, quelques autres photographies téléchargeables sur CAMERALABS.ORG

(c) Yamamoto Masao

Ses oeuvres sont exposées à l’international : Harvard University Art Museums (Cambridge, US), Philadelphia Museum of Art (Philadelphia, US), Museum of Fine Arts (Houston, US), The International Center of Photography (New York, US), Center for Creative Photography (CCP, Tucson, US), Princeton University Art Museum (Princeton, US), …, Victoria & Albert Museum (London, UK), Maison Européenne de la Photographie (Paris, FR), Quinzaine photographique (Nantes, FR), Musei Civici Comune di Reggio Emilia (IT), Forum für Fotografie (Köln, DE), Fondation d’entreprise Hermès (Paris, FR), Art at Swiss Re (Zurich, CH)…

© Yamamoto Masao

Yamamoto a déjà publié plusieurs recueils de photographies. Parmi les plus récents :

© Yamamoto Masao

Contempler encore…

Les fesses de Simone de Beauvoir censurées ?

Simone de Beauvoir à son bureau en 1953• Crédits : Keystone-France/Gamma-Keystone – Getty

“La comédienne et metteur en scène Anne-Marie Philipe prépare un spectacle à partir des correspondances de Simone de Beauvoir. Le spectacle a déjà été donné au printemps à Deauville, et doit arriver à Paris à l’automne, au théâtre des Mathurins. Trois comédiennes différentes joueront trois tranches épistolaires dans la vie amoureuse de Simone de Beauvoir. L’une d’elles, Camille Lockhart, a poussé un coup de gueule sur Facebook ce mardi matin en sortant de répétition : elle affirme sur le réseau social que le groupe JC Decaux, qui gère notamment l’affichage dans le métro, sur les kiosques à journaux et les fameuses “colonnes Morris”, a décidé de déprogrammer la campagne de promo du spectacle…”

Lire la suite de l’article sur FRANCECULTURE.FR (21 juin 2017)…

Sur Facebook, une comédienne s’est révoltée contre JC Decaux. L’entreprise aurait selon elle censuré, dans le métro et sur les colonnes Morris, une affiche de spectacle représentant l’auteur du Deuxième Sexe nue et de dos. Le groupe d’affichage publicitaire dément.

Quelle ironie. Une affiche représentant l’auteur du Deuxième Sexe et figure du féminisme français serait censurée dans les rues de Paris. C’est du moins ce que dénonce Camille Lockhart, comédienne dans le spectacle Les correspondances amoureuses de Simone de Beauvoir, axé sur les liaisons de celle que l’on surnomma, après Sartre, le Castor et devant se jouer à Paris en septembre…”

Lire la suite de l’article de Jean TALABOT sur LEFIGARO.FR (20 juin 2017)…

Simone de Beauvoir (Art Shay, 1952)

Art Shay raconte son cliché sur FRANCECULTURE.FR. Un extrait :

Elle a pris une douche. J’avais 27 ans, elle en avait 39. J’ai pris mon appareil photo avec moi comme d’habitude. Je me suis approché de la salle de bains, et comme elle avait laissé la porte ouverte, je l’ai aperçue. Elle a entendu le déclic de l’appareil photo et je l’ai entendue dire : “Ah le vilain garçon !”

Plus de presse…

Le Guggenheim offre ses livres d’art en téléchargement gratuit

Rothko | Klee

À vous la version numérique de centaines d’ouvrages sur Picasso, Kandinsky, Lichtenstein, Klimt, Rothko, etc, etc.

Le musée Solomon R. Guggenheim de New York vient de mettre en ligne, en accès libre, l’équivalent d’une bibliographie entière de diplôme d’histoire de l’art. Le fameux essai de Wassily Kandinsky Du spirituel dans l’art, des ouvrages sur les mouvements artistiques, de la Renaissance italienne au constructivisme russe, sur les arts de civilisation extra-européennes, des Aztèques à la Chine ou les livres des nombreux et prestigieux artistes qui sont passés sur les murs de l’iconique édifice conçu par Frank Lloyd Wright.

L’initiative de mettre en ligne gratuitement les ouvrages de la vaste bibliothèque du Guggenheim a commencé en 2012, avec 65 catalogues à l’époque et quelque 205 titres aujourd’hui. Avec tout ça — et les nombreux cours gratuits que l’on peut trouver sur Internet —, vous n’auriez bientôt presque plus besoin de vous traîner en fac d’histoire de l’art…”

Lire la suite de l’article de Beckett MUFFSON sur CREATORS.VICE.COM (4 mai 2017)

WEGMAN : Chip veut un chien (SEUIL, 2005)

WEGMAN W, Chip veut un chien (SEUIL, 2005)

Consulter l’album de William WEGMAN (2005)
(9782020632478)

Plus de polaroïds de William WEGMAN dans wallonica.org

Visiter le site officiel du photographe William WEGMAN

D’autres incontournables du savoir-lire :

PARUTION | Une fin de siècle à Liège (2016)

HOUET & CAO, Une fin de siècle à Liège (Editions de la Province de Liège, 2016)

HOUET Michel (photographe) & CAO Jean-Pierre (journaliste), Une fin de siècle à Liège : 20 ans de photographies de presse (Editions de la Province de Liège, 2016)

La disparition de la presse régionale ne fait aucunement écho à un recul, un déclin, ni même un appauvrissement de la vie à l’échelle locale. Au contraire, la vie politique et culturelle, les mouvements sociaux, la scène musicale, le développement de l’urbanisme, le monde associatif et bien d’autres secteurs n’ont jamais été aussi riches d’investissements, d’engagements, d’enjeux et de controverses. En se focalisant sur les années 80 et 90, « Une fin de siècle à Liège, 20 ans de photographies de presse » témoigne des tensions multiples qui ont traversé la Ville de Liège par le passé. Et si le souvenir est parfois douloureux, il implique aussi, en filigrane, l’essor irrésistible dans lequel la Cité ardente semble désormais bien ancrée !​

L’ouvrage n’est pas une « banale » compilation de photographies de presse, mais bien une succession de témoignages des petits et grands événements qui ont eu lieu à Liège, vus à travers le prisme de l’appareil photo de Michel Houet. « Une fin de siècle à Liège » regroupe en effet une série de photographies de presse prises entre 1983 et 1999 dans le cadre de reportages ‘en commande’, pour une partie, mais aussi et surtout ‘à la pige’. Il faut savoir que le système de l’époque, imposé par la plupart des organes de presse, exigeait la présentation physique des photographies au rédacteur en chef. Celui-ci faisait alors son choix selon ses propres critères et décidait ensuite de publier… ou non ! Les photographes de presse (4 ou 5 à l’époque à Liège) étaient donc payés uniquement si leur travail était publié. Quotidiennement (dimanche compris), les reporters photo passaient dans les rédactions l’un après l’autre (parfois en même temps, ce qui pouvait donner lieu à des situations de tension réelle) afin de vendre leur production. Bien souvent, le premier arrivé gagnait de quoi continuer ses reportages jusqu’au lendemain. N’oublions pas qu’il fallait réaliser les prises de vue, développer les pellicules, réaliser les tirages et encore prendre la voiture pour passer de rédaction en rédaction avec les images… le tout parfois en moins de deux heures ! Les relations (amicales ou non) avec les éditeurs et la qualité du travail étaient évidemment deux critères déterminants, mais dont la subjectivité avait pour conséquence directe de maintenir une pression constante sur les photographes. Il va sans dire que nous étions loin d’une quelconque forme de sécurité de l’emploi ; la passion, l’énergie, l’abnégation, l’adrénaline, étaient les principaux moteurs de ces « demis fous ». Les principaux journaux dans lesquels ces images ont été publiées sont : Vers L’Avenir, La Libre Belgique/La Gazette de Liège, La Cité, La Wallonie, Le Vif, Combat, La DH, Le Soir…

Diplômé en photographie de l’Institut Saint-Luc à Liège en 1980, Michel Houet exerce sa profession à titre principal depuis 1983. Au fil des années, le photographe de presse qu’il était à l’origine s’est mué en partie en opérateur officiel de l’ULg tout en poursuivant une activité indépendante. Michel Houet réalise quotidiennement des reportages et des illustrations personnalisées pour le compte de plusieurs institutions, journaux, sites web et entreprises.

Journaliste depuis le début des années 80, Jean-Pierre Cao collabore à de nombreux titres liégeois et nationaux, en presse écrite (La Wallonie, La Meuse, La Cité, La Libre Belgique- Gazette de Liège, L’Avenir…) et audiovisuelle (FM 56, Télévesdre, RTBF…). En radio, il travaille pour Bel RTL depuis la création de la chaîne en 1991.

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GRATON : Hélène (2013)

GRATON, Philippe (né en 1961) : Hélène (Bruxelles, 2013) – www.philippe-graton.com


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INITIATIVE | quatremille.be

Les trois piliers de quatremille.be : Nad’r, Rachel et Santo…

Quatremille, c’est: un magazine, un site web et des événements tout au long de l’année. Un média culturel interactif et innovant dédié à la culture et aux divertissements proches de la culture, à Liège et en région liégeoise.

L’équipe est pilotée par un trio engagé, à savoir : Nader Mansour, Santo Battaglia et Rachel Thonart Nardellotto.

Parmi les rédacteurs/chroniqueurs de quatremille.be : Ludovic Minon, Patrick Thonart, Cécile Botton, Thomas Renauld, Héloïse Husquinet, Charlotte Marcourt, Julie Hanique, Vincent Abieri, Anaïse Lafontaine, Milan Nyssen, Lucien Halflants, Mélia Van Gysegem, Nader Mansour, Rachel Thonart N., Antoine Grignard, Pauline Salinas, Flore Mercier, Arthur Perini, Carris Nsinga, Philippe Belligoi, Reneld Wilmart, Laurenne Makubikua…

Et les photographesMarine RigoEmilie CronetGilles FischerMarie Valentine GillardGéraldine ThiriartMaëva Brifflot, Denis LedentMarjorie GoffartMaxime LengloisLaurent HenrionGilles CharlierFlorian AllegroSophia Von Fernbach

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WEGMAN : Polaroïds

© William Wegman
WEGMAN, William (né en 1943)
Wegman reading to dog

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EXPO | Jeanloup SIEFF : Les années lumière + Borinage, 59

(c) Jeanloup SIEFF

​«Les gens qui ne me connaissent pas se font de fausses idées à mon sujet. Ils s’imaginent que je suis un peu orgueilleux, un peu dilettante, un peu distant… mais ils se trompent, je le suis totalement.» Elégance et légèreté, classicisme et sensualité sont quelques qualificatifs pour évoquer les photographies de Jeanloup Sieff (1933-2000). Reporter indépendant, un temps membre de l’agence Magnum – il reçoit en 1959 le Prix Niépce pour son reportage sur le Borinage – c’est cependant dans la photographie de mode qu’il va s’illustrer. Réalisées principalement pour de prestigieuses revues de mode telles Harper’s Bazaar, Elle, Vogue ou British Mode, ses photographies s’émancipent pourtant de la commande par l’originalité des cadrages, la densité des impressions et le choix du grand angle qui les rend immédiatement reconnaissables. Car il y a bien un style Sieff avec ses femmes-icônes portant les créations de prestigieux couturiers, ses nus féminins saisis dans leur troublante intimité, ses paysages déserts qui sont le visage solitaire de ce photographe pratiquant l’amitié avec les vedettes de l’écran ou de la politique qu’il rend si proches, s’effaçant derrière le modèle. Sieff épure sa photographie, en conservant les lignes maîtresses, les coulant dans des noirs profonds, rejoignant l’esthétique d’une époque, les «Trente Glorieuses» qu’il incarne à la perfection.

Au Musée de la photographie de Charleroi (BE) jusqu’au 5 mai 2017…

Ga Bu Zo Meu : les Shadoks expliqués à ceux qui sont nés après 1990

“Ovni télévisuel, « Les Shadoks » ont passionné la France dès la fin des années 1960. Retour sur un phénomène : […]

La naissance des Shadoks

Les aventures des Shadoks, créatures imaginées par Jacques Rouxel, font irruption à la télévision française en avril 1968, avec leur graphisme simple et une voix off pleine d’emphase : celle du comédien Claude Piéplu. Elles ont donné lieu à deux cent huit épisodes et quatre saisons (trois de 1968 à 1973, puis une dernière en janvier 2000). Chaque épisode, de deux minutes trente, narre les péripéties fantaisistes de deux groupes antagonistes : les Shadoks et les Gibis.

Qui sont les Shadoks ?

Volatiles ronds hissés sur de longues pattes, les Shadoks sont bêtes et méchants. Leur langue se compose de quatre mots monosyllabiques (combinables) : Ga, Bu, Zo, Meu, et leur activité principale consiste à construire des machines absurdes. Et à pomper.

Ils habitent une planète aux formes changeantes, tant bien que mal occupée sur le dessus par les Shadoks dont les jambes vont vers le bas, et par le dessous par les Shadoks dont les jambes vont vers le haut. Certains tombent parfois dans le vide intergalactique. Leur objectif est de partir sur la Terre, ce qu’ils tentent de faire sans succès : leurs ailes sont trop petites pour voler, leurs inventions, ratées.

Parmi la population shadok, quatre personnages se détachent : le chef shadok ; le professeur Shadoko (barbu et instruit) ; le devin Plombier (sorte de sorcier chevelu et à cornes, très respecté) ; et le marin shadok (ancien pirate, poète et porté sur la boisson).

La reproduction des Shadoks est complexe. Alors qu’ils pondaient à l’origine des œufs classiques, ils ont dû opter pour des œufs en fer, car les coquilles se brisaient en tombant du haut de leurs longues pattes. Le problème des œufs en fer, c’est d’en perdre la clé. Lorsque c’est le cas, le parent (asexué) attend que l’œuf rouille pour que l’enfant puisse s’en extraire… mais avec un tel délai, les bébés sont déjà vieux à la naissance…”

Lire la suite de l’article d’Emmanuelle JARDONNET sur LEMONDE.FR (18 août 2016)

Plus de Presse ?

LIEGE : la Bibliothèque des Chiroux ouvre une Artothèque (RTBF, 2014)

© ADs / DR

Un nouveau service est offert aux usagers de la Bibliothèque des Chiroux, gérée par la Province de Liège: celui d’une Artothèque. Il propose à n’importe quel affilié à la bibliothèque d’emprunter, gratuitement et pour une durée de 2 mois, une oeuvre d’un artiste contemporain.

Il existe déjà des artothèques en France, en Flandre, et une autre, Wolubilis, créée à Bruxelles en 1972. Mais l’Artothèque des Chiroux est une première en Wallonie, avec actuellement près de 80 oeuvres d’artistes. Le principe est simple, il permet d’emporter gratuitement une oeuvre d’art, aussi facilement que d’emporter un livre, un CD ou un DVD: c’est ce que propose désormais l’Artothèque, intégrée à la Bibliothèque des Chiroux à Liège. “Il suffit d’avoir payé sa cotisation annuelle de 6 euros“, explique Frédéric Pâques, bibliothécaire en charge du projet. “Ensuite, une personne vous montre les œuvres, et vous donne une explication si vous le souhaitez. Vous signez alors un document spécifiant la valeur de l’oeuvre, en vous engageant à la rembourser si elle est détériorée ou volée. Et vous repartez avec l’oeuvre, tout simplement.

Des artistes de différentes disciplines

Près de 80 œuvres d’artistes, illustrateurs, graveurs, photographes, dessinateurs, sont disponibles au prêt. La condition première d’une acquisition est que l’oeuvre soit liée à l’imprimé, car l’Artothèque est installée dans une bibliothèque. Il n’y a donc pour le moment pas de peinture ou sculpture à emprunter. On trouve des artistes largement reconnus tels Jacques Charlier, Jo Delahaut, André Stas, Jean-Pierre Ransonnet, Marcel-Louis Baugniet… Egalement des artistes qui n’ont plus à faire leurs preuves, comme les photographes Pol Pierart, Thomas Chable ou Jean-Paul Brohez. Et enfin, des artistes plus jeunes, que le public des Chiroux pourra vraiment découvrir: Laurent Impeduglia, Benjamin Monti, Aurélie William-Levaux…

Pour Paul-Emile Mottard, député provincial en charge de la Lecture publique, l’objectif est d’amener le public des lecteurs vers les arts plastiques. “Nous souhaitons fidéliser nos lecteurs par ce nouveau service. Ensuite, nous voulons également amener à nous un public de non-lecteurs, intéressés par les arts ou qui ont envie d’essayer. Et enfin, notre préoccupation est aussi d’aider les artistes, en achetant des œuvres mais aussi en les montrant, dans un lieu qui n’est pas aussi spécifique ou pointu qu’une galerie d’art ou un musée, mais un lieu ouvert aux cultures, au même titre que les livres, la musique ou le cinéma.

Une collection en devenir

Un budget annuel de 15 000 euros est prévu pour continuer les acquisitions. La collection se veut représentative des différents courants de la création contemporaine, et est amenée à se développer. Elle a d’abord été constituée à partir d’artistes de la province de Liège, pour ses débuts, mais devrait s’ouvrir à des artistes d’autres horizons dans les mois qui viennent.

Lire l’article d’Alain Delaunois sur RTBF.BE (18 novembre 2014)…


Artothèque de la Bibliothèque des Chiroux, 15 rue des Croisiers, 4000 Liège. Ouvert le vendredi de 13 à 18h et le samedi de 9 à 15h. Un catalogue des oeuvres sera mis en ligne avec des mises à jour régulières.


Plus d’oeuvres disponibles dans l’Artothèque…