HOCKNEY : Je ne pense pas qu’on puisse conquérir la réalité

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«Henry Geldzalher and Christopher Scott», 1969. (c) David Hockney

Déambulation et digressions avec l’artiste britannique au cœur de sa rétrospective.
David Hockney a très envie de parler de perspective inversée. Mais alors, vraiment très très très envie. Le peintre anglais vivant le plus connu au monde, toujours aussi chic qu’à l’heure du Swinging London (costume gris à rayures tennis, polo bleu, casquette blanche, chaussettes turquoise) arrive à notre rendez-vous, au centre Pompidou à Paris, où va s’ouvrir une superbe rétrospective de son travail, avec les bras chargés de cadeaux et un air mutin. Il y a là des impressions de ses cinq toiles les plus récentes, dont il nous offre gracieusement l’utilisation, mais aussi le livre d’un théologien russe, Pavel Florenski, datant de 1919, intitulé la Perspective inversée (1), et un documentaire de 1988, écrit par Hockney et consacré à un rouleau chinois du XVIIIe. Tout est dans le sous-titre : «La surface est une illusion, mais la profondeur aussi.» Et l’on sent bien que pour utiliser les reproductions dont il nous gratifie avec un si grand sourire, il faudrait quand même avoir lu le petit livre, qui célèbre la manière dont les icônes russes ont pu transgresser la perspective au profit de points de vue multiples, et aussi regardé le film, lequel loue, lui, les perspectives asymétriques utilisées par les Chinois…”

Lire la suite de l’interview d’Elisabeth FRANCK-DUMAS sur LIBERATION.FR (16 juin 2017)…

Plus de presse…

PIRENNE, Maurice (1872-1968)

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Maurice Pirenne n’a pas fait une carrière tonitruante. Trop secret, discret, modeste. Frère d’Henri Pirenne, l’historien, il n’avait pas la fibre étincelante de son parent armorié. Cultivant les souvenirs, les émotions, les discrétions d’usage, Pirenne le peintre fut un passeur de sensations. Un Morandi wallon en des temps où, pourtant, s’attisaient les tensions entre tenants de l’abstraction, rigoureuse ou lyrique, et d’incurables figuratifs campés devant leur chevalet. Pirenne voyait tout en petit. Il dessinait ou peignait à même sa table. Que peignait-il ? Ce qu’il voyait en faisant le tour de sa chambre, ce qu’il subodorait en regardant à travers les rideaux d’une fenêtre donnant sur le large. Sans prétention ni vocation à être reconnu. L’enchantait le bonheur confus de se raconter par le biais d’objets coutumiers ou d’histoires qu’il revivait grâce à eux. Attiré par les formes, par les couleurs, par l’indicible enclos en chaque alentour, Pirenne reproduisait sur sa toile, son papier, son bout de carton, des évidences entrevues par un œil à l’affût de fugaces ou obsédantes vérités.

Soutenu par André Blavier, verviétois comme lui et pataphysicien rarement avare en fraternités espiègles et salutaires Pirenne alla sa vie comme on se lève pour arpenter un monde réduit à quelques mètres carrés. Tout n’y est-il pas dit en réduction et, appendice favorable, loin des manipulations qui discréditent les réalités aveugles ? Les tableaux exposés – une quarantaine – sont, tantôt, des pastels, tantôt, des huiles sur toile ou sur carton. Une même ferveur les habite: l’approche sensible de la lumière au travers d’objets soudain vivants, accordés à l’ambiance et à l’espace. Sur les murs blancs, deux étages de la si belle galerie – une ancienne usine des cycles Star – de Nadja Vilenne, les pièces à conviction de Pirenne bénéficient de la scénographie, très simple, mesurée, souple, aérée, d’ Olivier Foulon, un jeune artiste qui, au départ, ne connaissait pas du tout Pirenne, et l’a manifestement aimé.

On rêve et on s’émeut avec Pirenne et ses objets, miracle d’une transmission sans faux-fuyant. Ses objets deviennent les nôtres, ceux dont on aimerait s’entourer avec cette simplicité d’une vie sans heurt extérieur…”

Lire la suite de l’article de Roger-Pierre TURINE sur le site de la galerie Nadja VILENNE…

A propos de Maurice PIRENNE :

Plus d’Arts visuels…

CHAISSAC, Gaston (1910-1964)

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“Loin des cercles parisiens, c’est au travers l’écriture que Chaissac a pu se faire connaître : il comprend très vite et on  lui fait comprendre que ses lettres circulent et se lisent . Pour le stimuler et l’encourager à continuer, ses destinataires lui répondent : 170 correspondants  ont été répertoriés, mais le nombre de personnes qui a reçu des lettres est bien plus considérable).
Pourtant Chaissac n’a pas  écrit de façon aléatoire comme on  l’a cru  longtemps : Plus de 90 de ses correspondants  ont un rapport avec le milieu artistique ou littéraire: parmi eux, plus de 30 sont peintres et  une quinzaine sont responsables de galerie, environ 30 dirigent des revues  ou sont éditeurs et une quinzaine sont journalistes ou critiques. Les deux dimensions développées par Chaissac se retrouvent dans la proportion de ses interlocuteurs.
Dans les années 40, absent de Paris et  du milieu artistique et littéraire, comme beaucoup, partis en province ou à l’étranger, Chaissac maintient un lien avec ses pairs grâce à l’écriture à laquelle il accorde quatre à cinq heures par jour. Ce fil d’Ariane épistolaire lui  permet d’échapper à l’isolement en  rendant acceptable la mission qu’il s’est imposée.
L’extension naturelle de l’écriture est la lecture par laquelle Chaissac va assimiler les courants artistiques et littéraires naissants, et surtout les rapports de force, les amitiés  entre  artistes et écrivains qui vont l’aider à décrypter les réseaux de relations, au travers les petites revues spécialisées et les publications.
La légitimation de Chaissac est arrivée par la peinture pourtant, ce sont les hommes de lettres qui ont le plus rapidement repéré et reconnu Chaissac. Dès 1942, à Saint-Rémy de Provence chez Albert Gleizes, Chaissac rencontre la romancière Marie Mauron et son mari Charles, Lanza del Vasto qui a écrit sur ses expériences spirituelles,  Aimé Maeght, galeriste mais aussi éditeur, André Bloc, sculpteur et responsable d’une revue d’art et d’architecture. Chaissac développe son activité épistolaire quand il rejoint Camille en Vendée, et c’est tout naturellement qu’il s’adresse  à des poètes, des éditeurs et des écrivains, dont les réflexions croisent celles des artistes et qui lui font parvenir leurs ouvrages.
Chaissac correspond alors avec ces écrivains, chercheurs, théoriciens qui participent aussi à des revues :  Cattiaux qui écrit son manifeste en 1948, le message retrouvé, des hommes qui ont un autre métier mais qui écrivent et publient leur travail: André Dez, professeur à Lyon, François Merlet fauconnier, Jules Mougin facteur, Maurice Pernette bouquiniste, Lebesgue agriculteur. Koenig responsable de Panthomas, L’Anselme pour Faubourg, Pol Bury pour le Daily-Bul, Camille Claus, responsable du Carré de l’hypothénuse à Lyon, Ferens aux éditions du Groupe de Libre Création, Seghers à la fois éditeur et poète et  Paulhan qui participe à de nombreuses revues…”

Découvrir plus avant Gaston CHAISSAC, peintre et épistolier…

Plus de littérature…

TURNER : Trois marines (1827)

EXPO | Raoul UBAC à la Boverie (23.03-10.09.2017)

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La Boverie (Liège, BE), du 24 mars au 10 septembre 2017

“C’est à l’occasion de la Rétrospective Raoul Ubac (1910-1985), organisée par le Musée des Beaux-Arts de Liège pour le centenaire de la naissance de l’artiste, qu’une importante collection d’œuvres de Raoul Ubac, celle de Jacqueline et Alain Trutat, a été proposée en donation au Musée. Cette donation concrétise le vœu de Jacqueline Trutat, née Jacqueline Harpet, de ne pas disperser un ensemble très complet de quarante-six œuvres, qui révèlent la grande diversité, mais aussi la cohérence thématique, des différentes techniques utilisées par Raoul Ubac depuis la Seconde guerre mondiale…”

Lire la suite sur LABOVERIE.COM

D’autres incontournables du savoir-regarder :

HOMER : Sleigh Ride (1890-95)

VINCI : Arbres (1502)

Le Guggenheim offre ses livres d’art en téléchargement gratuit

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Rothko | Klee

À vous la version numérique de centaines d’ouvrages sur Picasso, Kandinsky, Lichtenstein, Klimt, Rothko, etc, etc.

Le musée Solomon R. Guggenheim de New York vient de mettre en ligne, en accès libre, l’équivalent d’une bibliographie entière de diplôme d’histoire de l’art. Le fameux essai de Wassily Kandinsky Du spirituel dans l’art, des ouvrages sur les mouvements artistiques, de la Renaissance italienne au constructivisme russe, sur les arts de civilisation extra-européennes, des Aztèques à la Chine ou les livres des nombreux et prestigieux artistes qui sont passés sur les murs de l’iconique édifice conçu par Frank Lloyd Wright.

L’initiative de mettre en ligne gratuitement les ouvrages de la vaste bibliothèque du Guggenheim a commencé en 2012, avec 65 catalogues à l’époque et quelque 205 titres aujourd’hui. Avec tout ça — et les nombreux cours gratuits que l’on peut trouver sur Internet —, vous n’auriez bientôt presque plus besoin de vous traîner en fac d’histoire de l’art…”

Lire la suite de l’article de Beckett MUFFSON sur CREATORS.VICE.COM (4 mai 2017)

RENOIR : Pierre-Auguste Renoir, mon père (GALLIMARD, Folio, 1981)

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RENOIR J, Pierre-Auguste Renoir, mon père (GALLIMARD, Folio, 1981)

“La vie d’un des plus grands peintres racontée par un des plus grands cinéastes. Il est vrai que l’un était le père de l’autre, et que Jean Renoir est né au «château des Brouillards», sur la butte Montmartre, à deux pas du Moulin de la Galette immortalisé par un tableau de Pierre-Auguste. Cette biographie fait revivre avec amour un homme, une œuvre, un monde…”

Lire la biographie de Pierre-Auguste RENOIR, le peintre, écrite par son fils Jean RENOIR, le réalisateur (1894-1979)
(ISBN : 2070372928)

D’autres incontournables du savoir-lire :

CHARLIER : Courage to the last (2003)

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CHARLIER, Jacques : Courage to the last (2003) – La Boverie (Liège, BE)

Pour continuer la visite :

DE WITTE : Femme au corset rouge (1880)

PACE : Tryptique (2011, Artothèque, Lg)

LAFONTAINE, Marie-Jo (née en 1950)

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Marie Jo Lafontaine de toutes les couleurs… par Roger-Pierre Turine (2016)

L’eau et le feu. La lumière et les vents. Le rouge et le noir ou le bleu. Mais aussi le blanc et le noir. Mer étale et ouragans. Marie-Jo Lafontaine n’est pas de celles qui s’enlisent, se glorifient de ceci ou de cela. S’étiolent dans les redites. Rebelle de naissance et vie rebelle s’accordent chez elle pour aller sans cesse de l’avant.

“Vooruit !”, dit-on en flamand. Et cette native d’Anvers n’a jamais eu peur d’aller au charbon. Et pas plus à soixante ans qu’à vingt. Elle a tout peaufiné de ses doigts d’or, soucieuse en tout du moindre détail qui, outrepassé, tue. En tout elle joint l’utile à l’agréable, le doux au brutal. Elle va de l’avant en jonglant entre les thèmes et les moyens pour qu’en sorte la lumière. La lumière vitale. Celle qui met le doigt sur ce qui va ou ne va pas. Celle qui illumine et regarde devant elle.
Elle s’est colletée avec les textiles, la sculpture, la peinture, la vidéo, la photo.

Et voici que, sans crier gare, elle est revenue à la peinture. A une peinture qui jouit de ces couleurs de toutes les couleurs qu’elle oppose ou assemble sur deux supports qu’elle associe en une seule et même image. On est surpris par leur chatoiement. Par leur vivacité, lignes verticales et horizontales qui s’harmonisent dans la somptuosité lisse et sensuelle de coloris venus de la nuit des temps ou du jour des douces folies.
C’est beau et c’est surprenant. Du bleu à l’ocre. Du rouge au vert. Lumières, incandescences, miroitements des profondeurs. Légèretés dans la consistance. Couches et couches d’huiles superposées.

« Le miracle vient de partout », dit le poète. Marie-Jo Lafontaine nous surprendra toujours !

Cadeau pour Liège et Quai 4, jeune galerie entreprenante, Marie Jo Lafontaine a choisi d’y ventiler son offre entre un monochrome de gris, une photographie monochrome de la série “Troubled Waters” – corps qui s’étirent, s’assouplissent et s’étendent dans un espace de sérénité. Sans oublier, suc tout neuf, ses nouvelles peintures “BE-SIDE-ME MMXV”. Une offre sur mesure, en bord de Meuse et d’eaux qui voguent comme la vie.

Faits & dates
  • Artiste anversoise, née en 1950
  • Diplômée de La Cambre (Bruxelles, BE)
  • Elle vit et travaille à Bruxelles
  • Son travail s’échelonne sur plus de trente ans et explore les médiums de la peinture, de la photographie et des installations multi-médias
  • Elle est exposée dans le monde entier, de Tokyo à Anvers, en passant par la Documenta de Kassel en 1987, mais aussi au Guggenheim, à la Tate Gallery et au Centre Pompidou…
Lire aussi
  • Marie-Jo LAFONTAINE, site officiel
  • BECLARD D., Les surprenantes images de Marie-Jo Lafontaine (in L’ECHO, 07/11/2015)
  • DEBROCQ A., Marie-Jo Lafontaine à Liège (in Art Expo, Décembre 2015)
  • GRIBAUMONT G., Marie-Jo Lafontaine, Be-Side-Me MMXV (in COLLECT Arts Antiques Auctions, Novembre 2015)
  • TURINE R.P., Marie-Jo Lafontaine pied au plancher (in Arts libres – La Libre Belgique, 27/11/2015)
Infos qualité
Multimédia

Noir

PICASSO : La buveuse d’absinthe

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Pablo Picasso, The Absinthe Drinker, 1901

PICASSO, Pablo (1881-1973) : La buveuse d’absinthe (1901) – Collection privée

Pour continuer la visite :

MARQUET : Nus (1898-1919)

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MARQUET Albert (1875-1947) : Nu sur fond bleu (1913) Nu fauve (1898) La femme blonde (+ détail, 1919) – e.a. Centre Pompidou (Paris, FR)

Pour continuer la visite :

LIPKING : Baignoire dans un château de la Loire

TOULOUSE-LAUTREC : Rosa la rouge (1886-1887)

GUERIN : Nu (1910)

BRICARD : ​Nu au bracelet vert​

BREITNER : Geesje Kwak (détail, 1894)

BONNARD ​: Nu à contre-jour (1908)

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Bonnard, Le cabinet de toilette (1908)

BONNARD, Pierre (1867-1947) : Nu à contre-jour ou ​Cabinet de toilette au canapé rose ou L’eau de Cologne​ (1908) – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles, BE)

Pour continuer la visite :

BLAKELOCK : Moonlight Sonata (1889-1892)

quatremille.be

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Les trois piliers de quatremille.be : Nad’r, Rachel et Santo…

Quatremille, c’est: un magazine, un site web et des événements tout au long de l’année. Un média culturel interactif et innovant dédié à la culture et aux divertissements proches de la culture, à Liège et en région liégeoise.

L’équipe est pilotée par un trio engagé, à savoir : Nader Mansour, Santo Battaglia et Rachel Thonart Nardellotto.

Parmi les rédacteurs/chroniqueurs de quatremille.be : Ludovic Minon, Patrick Thonart, Cécile Botton, Thomas Renauld, Héloïse Husquinet, Charlotte Marcourt, Julie Hanique, Vincent Abieri, Anaïse Lafontaine, Milan Nyssen, Lucien Halflants, Mélia Van Gysegem, Nader Mansour, Rachel Thonart N., Antoine Grignard, Pauline Salinas, Flore Mercier, Arthur Perini, Carris Nsinga, Philippe Belligoi, Reneld Wilmart, Laurenne Makubikua…

Et les photographesMarine RigoEmilie CronetGilles FischerMarie Valentine GillardGéraldine ThiriartMaëva Brifflot, Denis LedentMarjorie GoffartMaxime LengloisLaurent HenrionGilles CharlierFlorian AllegroSophia Von Fernbach

Et l’application pour téléphones mobiles :

En découvrir plus sur QUATREMILLE.BE


Découvrir d’autres magazines…

La Sphinge rejoint le patrimoine du Musée Rops

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Félicien ROPS, La Sphynge

Le Musée Félicien Rops accueille dans ses collections une nouvelle pièce d’exception: “La Sphinge”. Cette oeuvre fut réalisée par Rops à la demande de l’éditeur Lemerre à Paris. C’est une pièce exceptionnelle pour sa rareté, ses qualités techniques et son contenu symbolique (satanique) qui, avec “La Sphinge” (ou “Le sphinx”), vient d’intégrer le déjà riche patrimoine du Musée Félicien Rops à Namur. Une acquisition rendue possible grâce à l’intervention de la Fondation Roi Baudouin. En décembre dernier, un collectionneur privé faisait savoir au musée qu’il souhaitait se défaire d’un dessin de l’artiste namurois. Une œuvre – “La Sphinge” – bien connue des conservateurs de l’œuvre de Rops puisque souvent prêtée pour des expositions tant en Belgique qu’à l’étranger. Pour acquérir cette gouache avec aquarelle et crayon de couleurs, dont on ne connaît à ce jour qu’un seul et unique exemplaire, l’appui de la Fondation Roi Baudouin était essentiel.

Lire l’article de Hugo LEBLUD dans L’ECHO du 10 avril 2017


Plus d’arts visuels…

EXPO | Rétrospective Rik WOUTERS

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Rétrospective WOUTERS aux Beaux-Arts 2017

Figure de proue du fauvisme brabançon, Rik Wouters laisse une œuvre éclatante et colorée, loin des drames qui ont marqué son existence jusqu’à sa disparition prématurée en 1916, à l’âge de 34 ans. Rik Wouters a dominé tant la peinture, la sculpture que le dessin : son parcours extraordinaire l’érige aujourd’hui en Maître incontournable de l’Art moderne en Belgique. La rétrospective qu’organisent les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, en partenariat avec le Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, est exceptionnelle. Pour la première fois, ces deux musées rassemblent en une seule exposition la plus importante collection d’œuvres de l’artiste belge le plus illustre du début du XXe siècle. Des prêts rares de collections privées et de grands musées internationaux complètent l’ensemble. Cette exposition majeure clôture les hommages liés au centenaire de la mort de l’artiste. L’art de Rik Wouters, c’est avant tout une abondance de couleurs et des sujets authentiques, simples, touchants. Par son langage visuel, la construction de ses sujets et la richesse lumineuse de sa palette, il a développé un style d’avant-garde, tout en ayant été associé à Ensor, puis Cézanne ou encore Renoir. Rik Wouters fut rapidement apprécié par ses contemporains ; son talent fulgurant, fauché dans sa jeunesse par la Grande Guerre puis la maladie, nous lègue un héritage artistique fascinant et magistral…

Continuer sur le site des Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles (BE)
L’exposition est accessible jusqu’au 2 juillet 2017

THONART (Cléa) : aquarelle

Bazille, peintre visionnaire parti trop tôt pour être impressionniste

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Au Musée d’Orsay, une exposition réunit la quasi totalité des œuvres de cet artiste méconnu mort au combat à l’âge de 28 ans, ainsi que des œuvres de ses amis impressionnistes. Frédéric Bazille (1841-1870) n’a jamais su qu’il aurait pu être impressionniste. D’ailleurs le serait-il devenu ? On ne le saura jamais. Ce peintre des prémices de l’impressionnisme, auteur d’une œuvre qui demeurera de jeunesse, est mort à l’âge de 28 ans. Le mouvement naît quatre ans plus tard, lors de la première exposition du groupe, en 1874. Bazille restera donc le grand absent. Le peintre n’a pas non plus connu la gloire, puisqu’il n’a jamais vendu de son vivant, et n’aura quasiment pas été remarqué par la critique, sauf au Salon de mai 1870, quelques mois avant sa mort. Après la déclaration de guerre de la France à la Prusse, en juillet 1870, le jeune homme, raffiné et sensible, peintre depuis huit petites années, s’engage sur un coup de tête dans un régiment de Zouaves. Il ne l’a dit à personne. « Trois fois merde », lui écrit Renoir sur le front.​

Lire la suite de l’article de Sophie CACHON sur TELERAMA.FR (26 novembre 2016)

Orsay, nouveau temple des peintres Nabi

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Donation Hays, donation Marcie-Rivière, centre d’études des Nabis : en moins de deux mois, le musée d’Orsay vient d’enchaîner les annonces spectaculaires à propos des peintres Nabis dont il conserve désormais la première collection au monde. Les Nabis sont partout. Ces peintres de la fin du XIXeme siècle, regroupés sous le nom hébreu de « nabi » signifiant « prophète », seront bientôt à égalité  sur les cimaises du musée d’Orsay avec leurs confrères de la génération précédente, les Impressionnistes. Né avec la révélation artistique du jeune Paul Sérusier durant l’été 1888, passé à Pont-Aven aux côtés de Gauguin, leur mot d’ordre est de libérer la forme et d’user de couleurs pures et vives. Que le penseur de la bande, Maurice Denis, a résumé en un mot d’ordre pragmatique : « Se rappeler qu’un tableau […] est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ». Pierre Bonnard, Paul-Elie Ranson, Edouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel et d’autres ont inventé cette peinture novatrice dont les couleurs stridentes, cloisonnées de lignes serpentines, ont, depuis, prouvé leur charme irrésistible : à chacune des expositions consacrées aux Nabis, autrefois rares, désormais beaucoup moins, le public a toujours succombé.​..

Lire l’article de Sophie CACHON dans TELERAMA.FR (24 novembre 2016)

“Les carnets secrets de Turner”, l’oeuvre érotique du peintre anglais

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John Mallord William Turner, peintre adulé par les Anglais et le monde entier pour ses célèbres marines et la lumière si particulière baignant ses paysages avait une oeuvre érotique cachée. C’est ce que met en lumière Alain Jaubert dans un livre qui vient de paraître chez Cohen et Cohen : “J.M.W. Turner. Les carnets secrets”. Des carnets précieusement conservés à la Tate Britain de Londres.

Lire la suite de l’article de Jean-Michel OGIER sur FRANCETVINFO.FR (7 novembre 2016)

Réouverture du musée Unterlinden : on va pouvoir revoir le mythique retable d’Issenheim

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“Le musée Unterlinden de Colmar, célèbre pour le retable d’Issenheim, joyau de l’art médiéval, vient de rouvrir après trois ans de travaux et l’adjonction d’un nouveau bâtiment signé des architectes Herzog et de Meuron. Greffe réussie.

Cela fait cent soixante ans que cela dure : un Christ en croix à la peau verdâtre tachetée de brun, pieds et doigts déformés par des clous monstrueux, hypnotise les visiteurs du musée Unterlinden. Au verso, le Christ rayonne et lévite sur fond de soleil psychédélique, les bras levés dans un geste très « Peace and love ». La plupart du temps, les visiteurs restent scotchés dans le silence et le froid, tournant religieusement autour des onze panneaux de tilleul exposés dans la chapelle de l’ancien couvent des Dominicaines, transformé en musée en 1853.

Mondialement célèbre, le retable d’Issenheim, réalisé entre 1512 et 1516 par Mathis Gothart Nithart, dit Grünewald, a toujours aimanté les foules. Jusqu’à la Révolution, il trônait dans l’église de l’hospice des Antonins d’Issenheim, où l’on soignait les personnes atteintes par le mal des ardents, dû à un empoisonnement à l’ergot de seigle. On venait de loin pour le voir…”

Lire la suite de l’article de Sophie CACHON sur TELERAMA.FR (20 décembre 2015)

Avide d’art ?

LIEGE : la Bibliothèque des Chiroux ouvre une Artothèque (RTBF, 2014)

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Un nouveau service est offert aux usagers de la Bibliothèque des Chiroux, gérée par la Province de Liège: celui d’une Artothèque. Il propose à n’importe quel affilié à la bibliothèque d’emprunter, gratuitement et pour une durée de 2 mois, une œuvre d’un artiste contemporain.

Il existe déjà des artothèques en France, en Flandre, et une autre, Wolubilis, créée à Bruxelles en 1972. Mais l’Artothèque des Chiroux est une première en Wallonie, avec actuellement près de 80 œuvres d’artistes. Le principe est simple, il permet d’emporter gratuitement une œuvre d’art, aussi facilement que d’emporter un livre, un CD ou un DVD: c’est ce que propose désormais l’Artothèque, intégrée à la Bibliothèque des Chiroux à Liège. “Il suffit d’avoir payé sa cotisation annuelle de 6 euros“, explique Frédéric Pâques, bibliothécaire en charge du projet. “Ensuite, une personne vous montre les œuvres, et vous donne une explication si vous le souhaitez. Vous signez alors un document spécifiant la valeur de l’œuvre, en vous engageant à la rembourser si elle est détériorée ou volée. Et vous repartez avec l’œuvre, tout simplement.

Des artistes de différentes disciplines

Près de 80 œuvres d’artistes, illustrateurs, graveurs, photographes, dessinateurs, sont disponibles au prêt. La condition première d’une acquisition est que l’œuvre soit liée à l’imprimé, car l’Artothèque est installée dans une bibliothèque. Il n’y a donc pour le moment pas de peinture ou sculpture à emprunter. On trouve des artistes largement reconnus tels Jacques Charlier, Jo Delahaut, André Stas, Jean-Pierre Ransonnet, Marcel-Louis Baugniet… Egalement des artistes qui n’ont plus à faire leurs preuves, comme les photographes Pol Pierart, Thomas Chable ou Jean-Paul Brohez. Et enfin, des artistes plus jeunes, que le public des Chiroux pourra vraiment découvrir: Laurent Impeduglia, Benjamin Monti, Aurélie William-Levaux…

Pour Paul-Emile Mottard, député provincial en charge de la Lecture publique, l’objectif est d’amener le public des lecteurs vers les arts plastiques. “Nous souhaitons fidéliser nos lecteurs par ce nouveau service. Ensuite, nous voulons également amener à nous un public de non-lecteurs, intéressés par les arts ou qui ont envie d’essayer. Et enfin, notre préoccupation est aussi d’aider les artistes, en achetant des œuvres mais aussi en les montrant, dans un lieu qui n’est pas aussi spécifique ou pointu qu’une galerie d’art ou un musée, mais un lieu ouvert aux cultures, au même titre que les livres, la musique ou le cinéma.

Une collection en devenir

Un budget annuel de 15 000 euros est prévu pour continuer les acquisitions. La collection se veut représentative des différents courants de la création contemporaine, et est amenée à se développer. Elle a d’abord été constituée à partir d’artistes de la province de Liège, pour ses débuts, mais devrait s’ouvrir à des artistes d’autres horizons dans les mois qui viennent.

Lire l’article d’Alain Delaunois sur RTBF.BE (18 novembre 2014)…


Artothèque de la Bibliothèque des Chiroux, 15 rue des Croisiers, 4000 Liège. Ouvert le vendredi de 13 à 18h et le samedi de 9 à 15h. Un catalogue des oeuvres sera mis en ligne avec des mises à jour régulières.


Plus d’oeuvres disponibles dans l’Artothèque…