Les silhouettes découpées des montagnes se détachent dans des aplats de couleurs. Avec ou sans nous, le monde contient en lui-même sa beauté, un lieu que l’artiste peut s’approprier et dont il peut être le passeur.
“Si tout est sensuel dans la peinture et le dessin ou certains cinémas, c’est bien dans la gravure que cette sensualité est la plus naturelle. C’est le paradoxe de la gravure : comment est-il possible, depuis une matrice si dure, d’atteindre cette douceur ? Du métal si froid, du bois ligneux, de la pierre si raide, l’encre, fidèle, restitue l’image en la poussant fermement dans le papier. Alors arrive un miracle de subtilité. Rigueur et douceur multipliée !” (M. Barzin)
