TTC : les erreurs de pensée (étude anonyme)

REDON Odilon, l’Araignée qui pleure (collection privée, 1881)
Les modèles psychologiques de développement personnel

Annexe 1 : Les erreurs de pensée

Les états d’âme négatifs nous incitent à nous focaliser sur ce qui nous semble dangereux ou problématique. L’imagination détournant la pensée, s’apparente alors à un virus qui nuit au traitement efficace de l’information, en provoquant la dégradation de nos motifs. Ses effets ne se produisent que dans certaines conditions. Il peut être inoffensif pendant des années, puis soudain un ordre bousculé, une information aberrante déséquilibre tout le système et le fait basculer.

Il est possible de repérer les pensées nuisibles et les modes de raisonnement erronés, pour tenter de les corriger. Connaître ses erreurs les plus fréquentes peut contribuer à choisir un style pour y remédier. Les Thérapies Comportementales et Cognitives (TTC), une autre branche éprouvée du développement personnel, distinguent notamment :

  1. Catastrophisme : S’imaginer toutes sortes de désastres à partir d’un événement négatif relativement peu important. Les scénarios catastrophe doivent être tués dans l’œuf en les considérant à leur juste valeur. Quel que soit l’ampleur du travestissement de la réalité par votre imagination, le monde ne va pas s’arrêter de tourner pour autant.
  2. Principe du tout ou rien : Voir tout en noir ou tout en blanc. La vie ne se résume pas à une réussite ou un échec. Il faut s’efforcer de développer une aptitude au raisonnement nuancé.
  3. Divination : Prendre ses prédictions pour la réalité en se réfugiant dans l’immobilisme. Ce qui compte, n’est pas de découvrir l’avenir, mais de tester des scénarios. Cela implique souvent quelques risques calculés, qu’il faut assumer pour progresser.
  4. Télépathie : Être persuadé de savoir ce que pensent les autres, en se référant généralement à des intentions nuisibles. La correction de cette déformation passe par la recherche du dialogue et de la preuve objective.
  5. Raisonnement émotionnel : S’écarter de la réalité sur la simple base des sentiments et de l’émotion. Pour éviter le piège de la pensée affective, il est nécessaire de rechercher, à froid, des informations contradictoires ou des faits pouvant confirmer ou infirmer une opinion.
  6. Surgénéralisation : Tirer des conclusions d’ordre général à partir d’un nombre insuffisant d’événements. Il faut dans ce cas, replacer les situations dans leur contexte, arrêter de juger et être suffisamment précis en évitant les conclusions trop hâtives.
  7. Étiquetage : Erreur consistant à juger globalement des éléments trop complexes pour leur accoler une étiquette définitive. Lorsque vous mettez une étiquette à quelqu’un ou à un aspect du monde, vous excluez toute éventualité de changement et de progression. Il faut au contraire, se réjouir de la complexité et accepter les preuves qui ne correspondent pas aux étiquettes.
  8. Rigidité des obligations : Elles traduisent souvent une adaptation insuffisante à la réalité. Il faut faire preuve de flexibilité en comprenant que le monde ne fonctionne pas selon nos croyances et remplacer le « je dois » par « je souhaite » dans nos pensées.
  9. Filtre mental : Les informations incompatibles avec le filtre tendent à être ignorées. Si vous n’assimilez que des informations conformes à votre mode de fonctionnement, vous allez très facilement finir par toujours penser de la même façon. Là encore, il faut rechercher la preuve allant à l’encontre des pensées négatives et sortir des scénarios parasites.
  10. Disqualification du positif : Transformer un événement positif en événement neutre ou négatif. Prenez conscience de vos réponses à des remarques positives pour être certain de ne pas tomber dans ce travers, très décevant pour autrui.
  11. Faible tolérance à la frustration : Erreur de pensée amplifiant le désagrément et l’incapacité à le supporter temporairement, alors que cela peut représenter un intérêt à moyen terme. Ne pas sous-estimer sa propre faculté à faire face.
  12. Personnalisation : Interpréter les événements en les rapportant de préférence à sa propre personne et en occultant les autres facteurs. Vous n’êtes pas le centre de l’univers. Recherchez également les explications qui ne vous impliquent pas ou peu.

*L’article original a été posté, avant révision, sur SCRIBD.COM par Jefferson F. Dos Santos sans mention de l’auteur. Plus d’infos ? Contactez notre contributeur.
Source : scribd.com


Pour en savoir plus sur Paul DIEL et la Psychologie de la motivation :


Plus de discours sur l’Homme…