BELLINI : Norma | Casta Diva (Maria Callas, 1958)

BELLINI Vincenzo, Norma | air : Casta Diva (1831 à la Scala de Milan, IT, livret de Felice ROMANI) par Maria Callas en 1958 (archives INA.FR)

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FELDMAN : Rothko Chapel

FELDMAN Morton (1926-1987), The Rothko Chapel, pour soprano, contralto, double chœur et trois instruments (1971) par l’Ensemble intercontemporain

« The Rothko Chapel s’inspire des quatorze toiles peintes par Rothko pour la Menil Foundation à Houston. Le compositeur Morton Feldman médite tout à la fois la vibration d’un lieu et d’une peinture. Une immersion aux limites de l’imperceptible, une procession immobile, semblable aux frises des temples grecs, pour voix, percussion et alto. La continuité des grands formats de Rothko est restituée par le contraste des sections de la musique, jusqu’à cette chanson hébraïque qui clôt l’œuvre sans la refermer… » (extrait du site officiel de Les cris de Paris)

« Né le 12 janvier 1926 à Manhattan (New York), second fils d’Irving et Francis Feldman, Morton Feldman est issu d’une famille juive d’origine ukrainienne, qui avait immigré aux États-Unis, en passant par Varsovie. Il étudie le piano avec une élève de Ferruccio Busoni, Vera Maurina Press, qui avait autrefois côtoyé Alexandre Scriabine dont l’influence sur les premières œuvres de Feldman est manifeste, et qui lui inculque « une sorte de musicalité vibrante, plutôt que du métier musical ». Pionnier américain du dodécaphonisme, qu’il n’aborde pourtant jamais en cours, Wallingford Riegger lui donne, à partir de 1941, des leçons de contrepoint. En 1944, Stefan Wolpe devient son professeur de composition et arrange rapidement une rencontre entre Feldman et Edgard Varèse, qui lui dit : « Vous savez, Feldman, vous survivrez. Je ne suis pas inquiet pour vous. » Longtemps, Feldman se rendra chez Varèse presque toutes les semaines, « ne se sentant pas très différent des gens qui font un pèlerinage à Lourdes et en espèrent une guérison ».

En janvier 1950, à l’occasion d’un concert du New York Philharmonic dans la Symphonie op. 21 d’Anton Webern sous la direction de Dimitri Mitropoulos, Feldman rencontre John Cage et emménage bientôt dans le même édifice que lui, la Bossa’s Mansion, sur Grand Street, près de l’East River. Projection 1 (1950), pour violoncelle, est sa première œuvre notée graphiquement. Avec l’arrivée de Christian Wolff, d’Earle Brown et de David Tudor, naît, autour de Cage et de Feldman, ce que l’on nomme sans doute hâtivement la « New York School » — et Henry Cowell de consacrer un article à « Cage et ses amis », en janvier 1952, dans The Musical Quarterly.

Si Feldman utilise encore la notation graphique dans Projection 2 (1951), confiant la hauteur à l’interprète, mais au sein d’un registre, d’une dynamique et d’une durée déterminés, et s’il développe plus tard, dans la série des cinq Durations (1960-1961), une écriture dite race-course, où les hauteurs et les timbres sont choisis, mais non la durée, toutefois inscrite dans un tempo général, où donc la coordination verticale est fluctuante, il y renonce entre 1953 et 1958, puis de manière définitive en 1967, avec In Search of an Orchestration, car il refuse d’assimiler son art à l’improvisation.

Au cours des années 1960, la lecture de Kierkegaard s’avère essentielle à la recherche d’un art excluant toute trace de dialectique. Doyen de la New York Studio School (1969-1971), Feldman s’intéresse pendant les années 1970 aux tapis du Proche et du Moyen Orient, qu’il collectionne comme les livres et les articles sur le sujet, dans le souci, musical, de « symétries disproportionnées » circonscrivant le matériau dans le cadre d’une mesure.

En 1970, il noue une relation avec l’altiste Karen Philipps, pour qui il entreprend la série The Viola in My Life. Après avoir composé The Rothko Chapel, destiné à la chapelle œcuménique de Houston (Texas), Feldman vit, de septembre 1971 à octobre 1972, à l’invitation du DAAD, à Berlin, où il déclare avoir redécouvert sa judéité. Nommé professeur à l’Université de New York/Buffalo à son retour en 1973, il occupera jusqu’à sa mort la chaire Edgard-Varèse. « Il va falloir que je leur apprenne à écouter. »

En 1976, de nouveau à Berlin, Feldman rencontre Samuel Beckett, qui lui envoie quelques semaines plus tard, sur une carte postale, son poème neither en guise de livret pour un opéra créé l’année suivante à Rome, au Teatro dell’Opera, dans une scénographie de Michelangelo Pistoletto. À Samuel Beckett, Feldman consacrera encore deux autres partitions en 1987 — la musique d’une pièce radiophonique, Words and Music, et For Samuel Beckett, pour ensemble. Dès 1978, ses œuvres s’étaient risquées à une musique aux nuances infimes, qui ne transige plus sur la durée de leur déploiement au regard des conventions, des possibilités d’exécution et des attentes du public — un art qui culmine notamment dans String Quartet (II) (1983), dont la durée avoisine les cinq heures.

Feldman enseigne encore, notamment en Allemagne, aux Cours d’été de Darmstadt, entre 1984 et 1986. Un cancer l’emporte le 3 septembre 1987.

Feldman fut l’ami du poète Frank O’Hara, du pianiste David Tudor, des compositeurs John Cage, Earle Brown et Christian Wolff, et des peintres Mark Rothko, Philip Guston, Franz Kline, Jackson Pollock, Robert Rauschenberg ou encore Cy Twombly — certains de ces noms jalonnant les titres de ses œuvres. » (extrait de BRAHMS.IRCAM.FR)

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Lully : Bois épais, redouble ton ombre (Amadis, 1684)

LULLY Jean-Baptiste (Firenze 1632- Paris 1687), Amadis (1684), tragédie en musique sur un livret de Philippe QUINAULT.

Dans la Scène Quatrième de l’Acte II, Amadis chante (Louis XIV est dans la salle…) :

Bois épais, redouble ton ombre :
Tu ne saurais être assez sombre ;
Tu ne peux trop cacher mon malheureux amour.
Je sens un désespoir dont l’horreur est extrême,
Je ne dois plus voir ce que j’aime,
Je ne veux plus souffrir le jour.

Et, plus bas, par Cesare Siepi (1923-2010)…

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IVES : The Unanswered Question (1908)

IVES Charles (1874-1954) : un pionnier de la musique moderniste américaine
  • IVES, Charles : The Unanswered Question (1908) par le Chicago Symphony Orchestra, dir. Michael Tilson Thomas…

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FROIDEBISE : théorbaster

En savoir plus sur Jean-Pierre FROIDEBISE et sur le théorbaster…

Musique !

PURCELL : Dido’s Lament – « When I am laid in earth… »

PURCELL Henry (1659-1695), Dido and Eneas (opéra, 1689, livret de Nahum TATE) : La mort de Didon

When I am laid, am laid in earth, may my wrongs create
No trouble, no trouble in, in thy breast
When I am laid, am laid in earth, may my wrongs create
No trouble, no trouble in, in thy breast
Remember me, remember me, but ah
Forget my fate
Remember me, but ah
Forget my fate
Remember me, remember me, but ah
Forget my fate
Remember me, but ah
Forget my fate

Plus de musique incontournable…

DIMEY : Mémère (chanté par Michel SIMON)

Mémère, tu t’en souviens, de notre belle époque,
C’était la première fois qu’on aimait pour de bon.
A présent, faut bien l’dire, on a l’air de vieux schnocks,
Mais c’qui fait passer tout, c’est qu’on a la façon.
Tu t’rappell’s ta guêpière, à présent quand j’y pense
J’en rigol’ tout douc’ment mais c’est plus fort que moi,
Comment qu’tu f’rais maint’nant pour y loger ta panse ?
On a pris d’la bouteille tous les deux à la fois.
Mémère, tu t’en souviens comm’ t’as fait des histoires
Pour me laisser cueillir la marguerite aux champs,
Et pourtant c’était pas vraiment la mer à boire,
Ça t’a fait des ennuis mais c’était pas méchant…
Tu t’rappell’s comm’ j’étais, je n’savais pas quoi dire ;
Y a des coups, pour un peu, j’t’aurais bien dit des vers.
T’as bien changé, mémère. Quand je vois ta tir’lire,
Comment qu’ça m’donne envie d’fair’ la route à l’envers !
Mémère, tu t’en souviens des p’tits diabolos menthe,
Des bouteill’s de mousseux du quatorze juillet !
Un éclair au café, j’veux bien mais faut qu’tu chantes !
Chérie, t’as renversé ton verre, faut l’essuyer.
Mon Dieu, c’est pourtant vrai que je t’app’lais chérie
Il n’faut pas m’en vouloir, mais je n’m’en souv’nais plus.
On parle des souv’nirs, mais c’est fou c’qu’on oublie.
J’te d’mande pardon, chérie, et qu’on n’en parle plus.
Mémère, si j’te dis ça, c’est pour te dir’ que j’t’aime,
Te l’dire comm’ ça, tout cru, c’était trop dur pour moi,
Mais au fond, j’suis content, j’vois qu’t’as compris quand même,
Et j’peux te l’dire, mémère, j’ai jamais aimé qu’toi.

DEBUSSY : Quatuor à cordes en sol mineur (Op. 10) – Andantino, doucement expressif

DEBUSSY, Achille-Claude (1862-1918) Quatuor à cordes en sol mineur : Andantino, doucement expressif (Op. 10) par le Quatuor Orlando
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  • Quatuor à cordes en sol mineur : Andantino, doucement expressif (Op. 10) par le Quatuor Orlando

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GLASS : Metamorphosis

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SCARLATTI, Alessandro (1660-1725) Il primo omicidio : Perché mormora il ruscello dirigé par René JACOBS
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STRAUSS, Richard (1864-1949) Beim Schlafengehen (Hesse) par Jessie NORMAN
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STRAUSS, Richard (1864-1949)

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PROKOFIEV : Roméo et Juliette / La danse des chevaliers

PROKOFIEV, Sergei (1891-1953) Roméo et Juliette : La danse des chevaliers dirigé par Ricardo MUTI
Prokofiev | Muti

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MOZART : La Flûte enchantée (K. 620) / Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen

MOZART, Wolfgang Amadeus (1756-1791) La Flûte enchantée : Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen (K. 620) dirigé par Otto KLEMPERER
Mozart | Klemperer

MOZART, Wolfgang Amadeus (1756-1791)

Patricia Petitbon chante la Reine de la nuit

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VERDI : Requiem / Lacrimosa

VERDI, Giuseppe (1813-1901) Missa da Requiem : Lacrimosa dirigé par Georg SOLTI avec José van DAM et al.
Verdi | Solti

VERDI, Giuseppe (1813-1901)

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LEKEU : Quatuor en Sol majeur (V. 60) / 2. Adagio sostenuto

LEKEU, Guillaume (1870-1894) Quatuor en Sol majeur : 2. Adagio sostenuto (V. 60) par le Quatuor Camerata
Lekeu | Quatuor Camerata

LEKEU, Guillaume (1870-1894)

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FAURE : Requiem – Libera me

FAURE, Gabriel (1845-1924) Requiem : Libera me dirigé par Carlo Maria GIULINI avec Andreas SCHMIDT et al.
Fauré | Giulini

FAURE, Gabriel (1845-1924)

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BATTISHILL : Epitaph

BATTISHILL, Jonathan (1738-1801) Epitaph par The Hilliard Ensemble
Battishill | The Hilliard Ensemble

BATTISHILL, Jonathan (1738-1801)

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