PEALE : Venus Rising from the Sea – After the Bath (a Deception) (1822)

PEALE : Vénus naissant de la mer – Après le bain (tromperie) (1822)

PEALE Raphaelle (1774-1825, US) : Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception) (1822) | The Nelson-Atkins Museum of Art (Kansas City, US)

« L’obscurité du titre comme voile : la Vénus de R. Peale

Le titre du tableau de Raphaelle Peale de 1822, Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception), pose l’obscur de l’illusion, au sens de ce qui ne se voit pas bien mais est quand même deviné, de ce qui se laisse voir à demi, est donc dans un entre-deux du visible, un entre-deux du sens aussi. Le sujet est rejeté dans l’obscurité. Ce qui est porté en avant, dans la lumière, est un voile vierge de toute trace qui connote l’énigme, le sens obscur. Ce tableau est d’abord le repeint d’une oeuvre de James Barry de 1772, intitulée Venus Rising from the Sea. Raphaelle Peale, peintre américain, prénommé d’après son célèbre prédécesseur, par son peintre de père Charles Wilson Peale, est donc l’auteur d’une Vénus anadyomène. Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception) resitue le tableau dans l’histoire de la peinture occidentale, en particulier celle de la Renaissance italienne, dont le paradigme est la Naissance de Vénus de Botticelli, après « la mythique [et] l’inexistante Aphrodite anadyomène du peintre grec Apelle ».

Ici, l’on voit : un linge épinglé en deux endroits sur un ruban brillant qui pend en son milieu laissant apparaître un bras nu saisissant une chevelure retombant en cascade qui prend la forme d’une main semblant rejoindre la première au-dessus de la tête, formant ce que Barthes appelle l’idéogramme des « bras levés du Désir ». En bas, un pied écrase des fleurs en couronne. Un fond obscur laisse deviner la nature derrière le sujet féminin et sert d’arrière-plan. Les plis du linge sont fortement sculptés par la lumière, en trompe-l’œil. Question de proportions, de dimensions, oscillation entre deux moments du voir : si l’on considère que le linge, comme la musca depicta, « témoin » de trompe-l’œil, est posé sur l’espace du tableau il est alors grand comme un mouchoir. Inscrit dans l’espace représenté, il serait de la taille d’un drap. Problème d’échelle, ce que Louis Marin à propos du vase de Filippo Lippi appelle le lieu de « l’échange invisible entre le regard du spectateur et le tableau » et qui, justement ici, scelle l’entrée « de ce regard dans le tableau ».

L’oeuvre de Peale laisse dans l’ombre le tableau éponyme de James Barry, dans lequel Vénus coiffe ses cheveux, le corps entouré de volutes de nuées. De Vénus sortant de la mer, ne reste qu’un substitut domestique : la serviette de bain qui a servi à essuyer le corps ? Ce linge qui sert à dissimuler Vénus-en-tableau joue le rôle de rideau blanc. Or, les tableaux, autrefois, étaient souvent protégés d’une étoffe, coutume dont Lacan lui-même usera pour L’origine du monde.

La femme de Peale, jalouse, aurait voulu, comme Zeuxis devant le tableau de son rival Parrhasios, soulever le voile pour voir se qui se cachait derrière. D’où l’un des sens de « A Deception », une duperie, un tour joué à une épouse. La nudité doit être voilée, on l’aura compris, même s’il s’agit d’un tableau, surtout s’il s’agit d’un tableau ? lorsqu’il montre qu’il en cache un autre sous une toile, qu’il s’agit d’une re-peinture de sujets en palimpseste, de couche de tableaux. Bien sûr, ce n’est pas l’oeuvre de Barry que le voile recouvre mais de la toile vierge. L’original est en sûreté dans un musée. Mais le tableau de Barry réapparaît obscurément sous le voile peint en trompe-l’œil, oubliant que « ceci n’est pas une toile » justement.

Après le tiret qui suit la référence mythologique, « A Deception », annonce donc un leurre. Entre « refuser à voir » et « donner à voir », on n’y voit rien, pour parler comme D. Arasse. Et l’on se souvient de la phrase de St Augustin : « Et voici la grande énigme : que nous ne voyons pas ce que nous ne pouvons pas ne pas voir ». Ensuite, (After the Bath), cadré entre-parenthèses, semble poser un joker, dans l’énonciation du prosaïque. Troisième titre, mais titre premier si l’on considère qu’il est le juste titre, celui qui fut donné par Peale pour seconder celui de l’oeuvre de Barry, lui-même citation ad infinitum, (After the Bath) est aussitôt recouvert du voile de la duperie, et de la déflation énigmatique du bathos du bain/bath.

C’est qu’il s’agit ici de « détruire (et célébrer) la peinture » en la dérobant au regard sous le linge fraîchement déplié, avec rayures rouges à l’ourlet comme il se doit et dans le coin inférieur droit le nom du peintre, un nom en forme d’écho, comme dans une broderie, noire sur blanc qui rajoute au nom la date 1822-1823 et pinxit, affirmation de la paternité de l’oeuvre, déclaration orgueilleuse et obscure du peintre… sur un coin de torchon.

Mais encore, si l’on poursuit, la « femme au bain » est un genre de peinture. Titillé par le montrer-cacher, le spectateur, ici, voudrait voir ce que les plis du linge maintiennent dans l’obscurité. Le titre nous prévient « After the Bath« , la femme n’est plus au bain mais elle se rhabille, Venus pudica, elle est dissimulée aux yeux des autres. Jeu avec le genre pictural, citation et refus devant l’obstacle, on est dans l’après/l’apprêt du linge, celui du bain, celui du tableau de Barry. Le corps de la femme reste à « inventer » sous l’opacité. Il y a de la monstration dans ce tableau et de la monstruosité, celle qui dans le même mouvement consiste à montrer tout en cachant, contrairement au voile de Phryné qui sert à dévoiler la vérité lorsqu’elle est au-delà du langage, lorsque l’éloquence est en panne. Histoire aussi de dénoncer le puritanisme des contemporains.

La Naissance de Vénus c’est l’histoire d’une double incarnation, incarnation de celle qui ne naît pas du corps d’une mortelle mais de l’aphros, incarnation de la peinture, par la peinture, du désir comme jaillissement. Mais cette double incarnation est finalement suggérée et refusée par le déni du voile et du titre. »

Ce commentaire est extrait de LOUVEL Liliane, Le tiers pictural (Rennes, Presses universitaires, 2016) : « Cet ouvrage part d’un constat : celui de la longue inféodation de l’image au texte, au langage, dont on a évoqué l’impérialisme, la tentation dominatrice en termes de genres. Il s’agira dans un premier temps de voir en quels termes la poésie a pris langue avec la peinture et, plus largement, avec l’image, de faire le point sur ce rapport bien particulier entre langage et image et d’observer les modalités de ce que l’on nommera « la transposition intermédiale ». La question de leur commune mesure, en termes de commensuratio, devrait permettre de peser les choses, de poser les termes d’une transaction à l’œuvre dans l’économie du visible en texte. Il s’agira ensuite de revenir à l’ut pictura poesis puisque la formule a souvent été renversée et comprise comme « la peinture comme la poésie », autorisant toutes les « lecture de l’image ». En suivant une méthode critique reposant sur des analyses de textes, on verra en quoi l’outil pictural permet de rendre compte du texte littéraire. Ce qui peut-être est nouveau ici, dans cette « idée de recherche » ainsi que Barthes la formule, c’est d’essayer de rassembler en un faisceau critique ces pratiques, en une « Poétique du pictural », en une « Poétique du texte/image ». Les notions techniques propres au medium et à son histoire : perspective, cadres, cadrages, couleur, effets d’anamorphose, Véronique, nature morte, portrait, figure, illusion, dispositifs, genres et styles…, peuvent faire système et constituer un outil opératoire pour ouvrir « l’œil du texte ». La lecture picturale comporte une part de synesthésie et l’aboutissement de ces études devrait être de redonner au corps son rôle dans ce que l’on peut appeler à la suite de Louis Marin, un « événement de lecture ». L’approche sensible a ses résonances propres et l’œil, parfois, voit double. On nommera alors « tiers pictural » ce phénomène que l’on peut appréhender en termes d’événement et d’affect, pas seulement de concept. Que fait l’image en texte, l’image au texte, au lecteur ? En posant une pragmatique de l’image en texte, du visuel en texte, du texte/image donc, on verra comment se manifeste l’image suggérée par un texte dans le corps du lecteur « on his mind’s eye », sur son écran interne. Peut-on parler de « double exposure », de double vision/double regard, ou plus justement d’oscillation et de « tiers pictural » ? Toutes questions qui devraient permettre de faire avancer cette nouvelle branche de la critique dite intermédiale.« 

Savoir en contempler d’autres encore…

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (1630)

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (1630)

Georges de LA TOUR (vers 1593-1652) : La Diseuse de bonne aventure | Metropolitan Museum of Art (New York, US)

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (détail)

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GAUGUIN : Madame la Mort (1890-91)

GAUGUIN Paul (1848-1903) : Madame La Mort (également L’Ange du bizarre, 1890-91) | Musée d’Orsay (conservé au Louvre, Paris, FR)

Plus de contemplation ?

Pierre Tal Coat, génie oublié de la peinture moderne

Pierre Tal Coat: Sans titre, 1980 (huile sur couvercle de boîte à cigares)

« Virtuose de la lumière, le Français était épris d’une liberté qui l’entraîna, comme son ami Giacometti, hors des modes et des sentiers battus. Au point d’être complètement snobé depuis 30 ans. Petit miracle : quelques œuvres sont aujourd’hui visibles à Paris.
Dans le numéro du 17 mai 1985 du New York Times, le critique Michael Brenson, l’un des plus réputés des Etats-Unis, fait l’éloge de l’oeuvre d’un vieux peintre français âgé de 80 ans, Pierre Tal Coat — « pronounced tal-KWAHT » , précise-t-il dans l’article. Brenson rend compte d’une exposition organisée au New Museum of Contemporary Art par Dore Ashton, la grande spécialiste de l’Ecole de New York (Rothko, de Kooning…). La manifestation manque d’envergure — neuf petits tableaux et trente-six dessins datant tous des années 1980 — mais, écrit Brenson, « elle permet de comprendre l’intérêt croissant pour le travail de Tal Coat ». Ce sera la dernière exposition du vivant du peintre qui meurt le mois suivant, le 11 juin… »

Lire la suite de la chronique d’Olivier CENA sur TELERAMA.FR (26 juin 2017)

Plus d’arts visuels…

ENSOR : Hôtel de ville de Bruxelles (1885)

ENSOR James (1860-1949), Hôtel de ville de Bruxelles (1885) – La Boverie (Liège, BE)

Contempler encore…

HOCKNEY : Je ne pense pas qu’on puisse conquérir la réalité

«Henry Geldzalher and Christopher Scott», 1969. (c) David Hockney

« Déambulation et digressions avec l’artiste britannique au cœur de sa rétrospective.
David Hockney a très envie de parler de perspective inversée. Mais alors, vraiment très très très envie. Le peintre anglais vivant le plus connu au monde, toujours aussi chic qu’à l’heure du Swinging London (costume gris à rayures tennis, polo bleu, casquette blanche, chaussettes turquoise) arrive à notre rendez-vous, au centre Pompidou à Paris, où va s’ouvrir une superbe rétrospective de son travail, avec les bras chargés de cadeaux et un air mutin. Il y a là des impressions de ses cinq toiles les plus récentes, dont il nous offre gracieusement l’utilisation, mais aussi le livre d’un théologien russe, Pavel Florenski, datant de 1919, intitulé la Perspective inversée (1), et un documentaire de 1988, écrit par Hockney et consacré à un rouleau chinois du XVIIIe. Tout est dans le sous-titre : «La surface est une illusion, mais la profondeur aussi.» Et l’on sent bien que pour utiliser les reproductions dont il nous gratifie avec un si grand sourire, il faudrait quand même avoir lu le petit livre, qui célèbre la manière dont les icônes russes ont pu transgresser la perspective au profit de points de vue multiples, et aussi regardé le film, lequel loue, lui, les perspectives asymétriques utilisées par les Chinois… »

Lire la suite de l’interview d’Elisabeth FRANCK-DUMAS sur LIBERATION.FR (16 juin 2017)…

Plus de presse…

PIRENNE, Maurice (1872-1968)

« Maurice Pirenne n’a pas fait une carrière tonitruante. Trop secret, discret, modeste. Frère d’Henri Pirenne, l’historien, il n’avait pas la fibre étincelante de son parent armorié. Cultivant les souvenirs, les émotions, les .discrétions d’usage, Pirenne le peintre fut un passeur de sensations. Un Morandi wallon en des temps où, pourtant, s’attisaient les tensions entre tenants de l’abstraction, rigoureuse ou lyrique, et d’incurables figuratifs campés devant leur chevalet. Pirenne voyait tout en petit. Il dessinait ou peignait à même sa table. Que peignait-il ? Ce qu’il voyait en faisant le tour de sa chambre, ce qu’il subodorait en regardant à travers les rideaux d’une fenêtre donnant sur le large. Sans prétention ni vocation à être reconnu. L’enchantait le bonheur confus de se raconter par le biais d’objets coutumiers ou d’histoires qu’il revivait grâce à eux. Attiré par les formes, par les couleurs, par l’indicible enclos en chaque alentour, Pirenne reproduisait sur sa toile, son papier, son bout de carton, des évidences entrevues par un œil à l’affût de fugaces ou obsédantes vérités.

Soutenu par André Blavier, verviétois comme lui et pataphysicien rarement avare en fraternités espiègles et salutaires Pirenne alla sa vie comme on se lève pour arpenter un monde réduit à quelques mètres carrés. Tout n’y est-il pas dit en réduction et, appendice favorable, loin des manipulations qui discréditent les réalités aveugles ? Les tableaux exposés – une quarantaine – sont, tantôt, des pastels, tantôt, des huiles sur toile ou sur carton. Une même ferveur les habite: l’approche sensible de la lumière au travers d’objets soudain vivants, accordés à l’ambiance et à l’espace. Sur les murs blancs, deux étages de la si belle galerie – une ancienne usine des cycles Star – de Nadja Vilenne, les pièces à conviction de Pirenne bénéficient de la scénographie, très simple, mesurée, souple, aérée, d’ Olivier Foulon, un jeune artiste qui, au départ, ne connaissait pas du tout Pirenne, et l’a manifestement aimé.

On rêve et on s’émeut avec Pirenne et ses objets, miracle d’une transmission sans faux-fuyant. Ses objets deviennent les nôtres, ceux dont on aimerait s’entourer avec cette simplicité d’une vie sans heurt extérieur… »

Lire la suite de l’article de Roger-Pierre TURINE sur le site de la galerie Nadja VILENNE…

A propos de Maurice PIRENNE :

Plus d’Arts visuels…

CHAISSAC, Gaston (1910-1964)

« Loin des cercles parisiens, c’est au travers l’écriture que Chaissac a pu se faire connaître : il comprend très vite et on  lui fait comprendre que ses lettres circulent et se lisent . Pour le stimuler et l’encourager à continuer, ses destinataires lui répondent : 170 correspondants  ont été répertoriés, mais le nombre de personnes qui a reçu des lettres est bien plus considérable).
Pourtant Chaissac n’a pas  écrit de façon aléatoire comme on  l’a cru  longtemps : Plus de 90 de ses correspondants  ont un rapport avec le milieu artistique ou littéraire: parmi eux, plus de 30 sont peintres et  une quinzaine sont responsables de galerie, environ 30 dirigent des revues  ou sont éditeurs et une quinzaine sont journalistes ou critiques. Les deux dimensions développées par Chaissac se retrouvent dans la proportion de ses interlocuteurs.
Dans les années 40, absent de Paris et  du milieu artistique et littéraire, comme beaucoup, partis en province ou à l’étranger, Chaissac maintient un lien avec ses pairs grâce à l’écriture à laquelle il accorde quatre à cinq heures par jour. Ce fil d’Ariane épistolaire lui  permet d’échapper à l’isolement en  rendant acceptable la mission qu’il s’est imposée.
L’extension naturelle de l’écriture est la lecture par laquelle Chaissac va assimiler les courants artistiques et littéraires naissants, et surtout les rapports de force, les amitiés  entre  artistes et écrivains qui vont l’aider à décrypter les réseaux de relations, au travers les petites revues spécialisées et les publications.
La légitimation de Chaissac est arrivée par la peinture pourtant, ce sont les hommes de lettres qui ont le plus rapidement repéré et reconnu Chaissac. Dès 1942, à Saint-Rémy de Provence chez Albert Gleizes, Chaissac rencontre la romancière Marie Mauron et son mari Charles, Lanza del Vasto qui a écrit sur ses expériences spirituelles,  Aimé Maeght, galeriste mais aussi éditeur, André Bloc, sculpteur et responsable d’une revue d’art et d’architecture. Chaissac développe son activité épistolaire quand il rejoint Camille en Vendée, et c’est tout naturellement qu’il s’adresse  à des poètes, des éditeurs et des écrivains, dont les réflexions croisent celles des artistes et qui lui font parvenir leurs ouvrages.
Chaissac correspond alors avec ces écrivains, chercheurs, théoriciens qui participent aussi à des revues :  Cattiaux qui écrit son manifeste en 1948, le message retrouvé, des hommes qui ont un autre métier mais qui écrivent et publient leur travail: André Dez, professeur à Lyon, François Merlet fauconnier, Jules Mougin facteur, Maurice Pernette bouquiniste, Lebesgue agriculteur. Koenig responsable de Panthomas, L’Anselme pour Faubourg, Pol Bury pour le Daily-Bul, Camille Claus, responsable du Carré de l’hypothénuse à Lyon, Ferens aux éditions du Groupe de Libre Création, Seghers à la fois éditeur et poète et  Paulhan qui participe à de nombreuses revues… »

Découvrir plus avant Gaston CHAISSAC, peintre et épistolier…

Plus de littérature…

TURNER : Trois marines (1827)

TURNER J.M.W., Three Seascapes (1827) – Tate Gallery (London, UK)

D’autres incontournables du Savoir-contempler…

EXPO | Raoul UBAC à la Boverie (23.03-10.09.2017)

La Boverie (Liège, BE), du 24 mars au 10 septembre 2017

« C’est à l’occasion de la Rétrospective Raoul Ubac (1910-1985), organisée par le Musée des Beaux-Arts de Liège pour le centenaire de la naissance de l’artiste, qu’une importante collection d’œuvres de Raoul Ubac, celle de Jacqueline et Alain Trutat, a été proposée en donation au Musée. Cette donation concrétise le vœu de Jacqueline Trutat, née Jacqueline Harpet, de ne pas disperser un ensemble très complet de quarante-six œuvres, qui révèlent la grande diversité, mais aussi la cohérence thématique, des différentes techniques utilisées par Raoul Ubac depuis la Seconde guerre mondiale… »

Lire la suite sur LABOVERIE.COM

D’autres incontournables du savoir-regarder :

HOMER : Sleigh Ride (1890-95)

http://www.clarkart.edu/Collection/8034

HOMER Winslow (1836-1910), Sleigh Ride (trad. La glisse, 1890-95) – The Clark Museum (US)

D’autres incontournables du savoir-contempler :

VINCI : Arbres (1502)

Leonardo da VINCI (1452-1519), Alberi (1502) – [à compléter] Galerie des Offices (Florence, IT)

D’autres incontournables du savoir-contempler :

Le Guggenheim offre ses livres d’art en téléchargement gratuit

Rothko | Klee

« À vous la version numérique de centaines d’ouvrages sur Picasso, Kandinsky, Lichtenstein, Klimt, Rothko, etc, etc.

Le musée Solomon R. Guggenheim de New York vient de mettre en ligne, en accès libre, l’équivalent d’une bibliographie entière de diplôme d’histoire de l’art. Le fameux essai de Wassily Kandinsky Du spirituel dans l’art, des ouvrages sur les mouvements artistiques, de la Renaissance italienne au constructivisme russe, sur les arts de civilisation extra-européennes, des Aztèques à la Chine ou les livres des nombreux et prestigieux artistes qui sont passés sur les murs de l’iconique édifice conçu par Frank Lloyd Wright.

L’initiative de mettre en ligne gratuitement les ouvrages de la vaste bibliothèque du Guggenheim a commencé en 2012, avec 65 catalogues à l’époque et quelque 205 titres aujourd’hui. Avec tout ça — et les nombreux cours gratuits que l’on peut trouver sur Internet —, vous n’auriez bientôt presque plus besoin de vous traîner en fac d’histoire de l’art… »

Lire la suite de l’article de Beckett MUFFSON sur CREATORS.VICE.COM (4 mai 2017)

RENOIR : Pierre-Auguste Renoir, mon père (GALLIMARD, Folio, 1981)

RENOIR J, Pierre-Auguste Renoir, mon père (GALLIMARD, Folio, 1981)

« La vie d’un des plus grands peintres racontée par un des plus grands cinéastes. Il est vrai que l’un était le père de l’autre, et que Jean Renoir est né au «château des Brouillards», sur la butte Montmartre, à deux pas du Moulin de la Galette immortalisé par un tableau de Pierre-Auguste. Cette biographie fait revivre avec amour un homme, une œuvre, un monde… »

Lire la biographie de Pierre-Auguste RENOIR, le peintre, écrite par son fils Jean RENOIR, le réalisateur (1894-1979)
(ISBN : 2070372928)

D’autres incontournables du savoir-lire :

CHARLIER : Courage to the last (2003)

CHARLIER, Jacques : Courage to the last (2003) – La Boverie (Liège, BE)

Pour continuer la visite :

DE WITTE : Femme au corset rouge (1880)

DE WITTE, Adrien (1850-1935) : Femme au corset rouge (1880) – La Boverie (Liège, BE)

Pour continuer la visite :

agenda revu

agenda revu est un agenda de l’art contemporain en Wallonie. ar répertorie tous les événements : vernissages, finissages, expositions, foires, festivals, conférences, colloques, portes ouvertes, etc.

En savoir plus sur le site d’agenda revu…

LAFONTAINE, Marie-Jo (née en 1950)

Marie Jo Lafontaine de toutes les couleurs… par Roger-Pierre Turine (2016)

L’eau et le feu. La lumière et les vents. Le rouge et le noir ou le bleu. Mais aussi le blanc et le noir. Mer étale et ouragans. Marie-Jo Lafontaine n’est pas de celles qui s’enlisent, se glorifient de ceci ou de cela. S’étiolent dans les redites. Rebelle de naissance et vie rebelle s’accordent chez elle pour aller sans cesse de l’avant.

“Vooruit !”, dit-on en flamand. Et cette native d’Anvers n’a jamais eu peur d’aller au charbon. Et pas plus à soixante ans qu’à vingt. Elle a tout peaufiné de ses doigts d’or, soucieuse en tout du moindre détail qui, outrepassé, tue. En tout elle joint l’utile à l’agréable, le doux au brutal. Elle va de l’avant en jonglant entre les thèmes et les moyens pour qu’en sorte la lumière. La lumière vitale. Celle qui met le doigt sur ce qui va ou ne va pas. Celle qui illumine et regarde devant elle.
Elle s’est colletée avec les textiles, la sculpture, la peinture, la vidéo, la photo.

Et voici que, sans crier gare, elle est revenue à la peinture. A une peinture qui jouit de ces couleurs de toutes les couleurs qu’elle oppose ou assemble sur deux supports qu’elle associe en une seule et même image. On est surpris par leur chatoiement. Par leur vivacité, lignes verticales et horizontales qui s’harmonisent dans la somptuosité lisse et sensuelle de coloris venus de la nuit des temps ou du jour des douces folies.
C’est beau et c’est surprenant. Du bleu à l’ocre. Du rouge au vert. Lumières, incandescences, miroitements des profondeurs. Légèretés dans la consistance. Couches et couches d’huiles superposées.

« Le miracle vient de partout », dit le poète. Marie-Jo Lafontaine nous surprendra toujours !

Cadeau pour Liège et Quai 4, jeune galerie entreprenante, Marie Jo Lafontaine a choisi d’y ventiler son offre entre un monochrome de gris, une photographie monochrome de la série “Troubled Waters” – corps qui s’étirent, s’assouplissent et s’étendent dans un espace de sérénité. Sans oublier, suc tout neuf, ses nouvelles peintures “BE-SIDE-ME MMXV”. Une offre sur mesure, en bord de Meuse et d’eaux qui voguent comme la vie.

Faits & dates
  • Artiste anversoise, née en 1950
  • Diplômée de La Cambre (Bruxelles, BE)
  • Elle vit et travaille à Bruxelles
  • Son travail s’échelonne sur plus de trente ans et explore les médiums de la peinture, de la photographie et des installations multi-médias
  • Elle est exposée dans le monde entier, de Tokyo à Anvers, en passant par la Documenta de Kassel en 1987, mais aussi au Guggenheim, à la Tate Gallery et au Centre Pompidou…
Lire aussi
  • Marie-Jo LAFONTAINE, site officiel
  • BECLARD D., Les surprenantes images de Marie-Jo Lafontaine (in L’ECHO, 07/11/2015)
  • DEBROCQ A., Marie-Jo Lafontaine à Liège (in Art Expo, Décembre 2015)
  • GRIBAUMONT G., Marie-Jo Lafontaine, Be-Side-Me MMXV (in COLLECT Arts Antiques Auctions, Novembre 2015)
  • TURINE R.P., Marie-Jo Lafontaine pied au plancher (in Arts libres – La Libre Belgique, 27/11/2015)
Infos qualité
Multimédia

PICASSO : La buveuse d’absinthe

Pablo Picasso, The Absinthe Drinker, 1901

PICASSO, Pablo (1881-1973) : La buveuse d’absinthe (1901) – Collection privée

Pour continuer la visite :

MARQUET : Nus (1898-1919)

MARQUET Albert (1875-1947) : Nu sur fond bleu (1913) Nu fauve (1898) La femme blonde (+ détail, 1919) – e.a. Centre Pompidou (Paris, FR)

Pour continuer la visite :

LIPKING : Baignoire dans un château de la Loire

LIPKING, Jeremy (né en 1975) : Baignoire dans un château de la Loire – www.lipking.com

Pour continuer la visite :

TOULOUSE-LAUTREC : Rosa la rouge (1886-1887)

TOULOUSE-LAUTREC Henri de- (1864-1901) : A Montrouge ou Rosa la rouge (1886-1887) – The Barnes Foundation (Philadelphia, US)

Pour continuer la visite :

GUERIN : Nu (1910)

GUERIN Charles-François-Prosper (1875-1939) : Nu (1910) – Musée de l’Hermitage (Amsterdam, NL)

Pour continuer la visite :

BRICARD : ​Nu au bracelet vert​

BRICARD François Xavier (1881-1935) : ​Nu au bracelet vert​ – Collection privée​

Pour continuer la visite :

BREITNER : Geesje Kwak (détail, 1894)

Breitner, Geesje Kwak (1894)

BREITNER, George Hendrik​ ​(1857-1923) : ​Geesje Kwak ou ​Meisje in witte kimono (détail, 1894)​ – ​Rijksmuseum (A’dam, NL)

Pour continuer la visite :

BONNARD ​: Nu à contre-jour (1908)

Bonnard, Le cabinet de toilette (1908)

BONNARD, Pierre (1867-1947) : Nu à contre-jour ou ​Cabinet de toilette au canapé rose ou L’eau de Cologne​ (1908) – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles, BE)

Pour continuer la visite :

BLAKELOCK : Moonlight Sonata (1889-1892)

Blackelock, Monlight Sonata (1892)

BLAKELOCK Ralph Albert (1847-1919) : Moonlight Sonata (1889-1892) – Museum of Fine Arts (Boston, US)

BLAKELOCK Ralph Albert (1847-1919) : Moonlight (1885-1890) – The Phillips Collection (US)

Pour continuer la visite :

INITIATIVE | quatremille.be

Les trois piliers de quatremille.be : Nad’r, Rachel et Santo…

Quatremille, c’est: un magazine, un site web et des événements tout au long de l’année. Un média culturel interactif et innovant dédié à la culture et aux divertissements proches de la culture, à Liège et en région liégeoise.

En découvrir plus sur QUATREMILLE.BE…

 

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La Sphinge rejoint le patrimoine du Musée Rops

Le Musée Félicien Rops accueille dans ses collections une nouvelle pièce d’exception: « La Sphinge ». Cette oeuvre fut réalisée par Rops à la demande de l’éditeur Lemerre à Paris. C’est une pièce exceptionnelle pour sa rareté, ses qualités techniques et son contenu symbolique (satanique) qui, avec « La Sphinge » (ou « Le sphinx »), vient d’intégrer le déjà riche patrimoine du Musée Félicien Rops à Namur. Une acquisition rendue possible grâce à l’intervention de la Fondation Roi Baudouin. En décembre dernier, un collectionneur privé faisait savoir au musée qu’il souhaitait se défaire d’un dessin de l’artiste namurois. Une œuvre – « La Sphinge » – bien connue des conservateurs de l’œuvre de Rops puisque souvent prêtée pour des expositions tant en Belgique qu’à l’étranger. Pour acquérir cette gouache avec aquarelle et crayon de couleurs, dont on ne connaît à ce jour qu’un seul et unique exemplaire, l’appui de la Fondation Roi Baudouin était essentiel.

Lire l’article de Hugo LEBLUD dans L’ECHO du 10 avril 2017

EXPO | Rétrospective Rik WOUTERS

Rétrospective WOUTERS aux Beaux-Arts 2017

Figure de proue du fauvisme brabançon, Rik Wouters laisse une œuvre éclatante et colorée, loin des drames qui ont marqué son existence jusqu’à sa disparition prématurée en 1916, à l’âge de 34 ans. Rik Wouters a dominé tant la peinture, la sculpture que le dessin : son parcours extraordinaire l’érige aujourd’hui en Maître incontournable de l’Art moderne en Belgique. La rétrospective qu’organisent les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, en partenariat avec le Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, est exceptionnelle. Pour la première fois, ces deux musées rassemblent en une seule exposition la plus importante collection d’œuvres de l’artiste belge le plus illustre du début du XXe siècle. Des prêts rares de collections privées et de grands musées internationaux complètent l’ensemble. Cette exposition majeure clôture les hommages liés au centenaire de la mort de l’artiste. L’art de Rik Wouters, c’est avant tout une abondance de couleurs et des sujets authentiques, simples, touchants. Par son langage visuel, la construction de ses sujets et la richesse lumineuse de sa palette, il a développé un style d’avant-garde, tout en ayant été associé à Ensor, puis Cézanne ou encore Renoir. Rik Wouters fut rapidement apprécié par ses contemporains ; son talent fulgurant, fauché dans sa jeunesse par la Grande Guerre puis la maladie, nous lègue un héritage artistique fascinant et magistral…

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L’exposition est accessible jusqu’au 2 juillet 2017