CURVERS et al : Il était douze fois Liège (MARDAGA, 1980), nouvelles de CURVERS, THINES, COMPERE…

CURVERS Alexis et al., Il était douze fois Liège (MARDAGA, 1980), nouvelles de CURVERS, THINES, COMPERE…
  1. Une clef architecturale de l’Agneau mystique des frères Van Eyck par Alexis Curvers
  2. La bibliothèque du château par Georges Thinès
  3. Liège au loin par Gaston Compère
  4. Escaliers de Liège par Jacques Izoard
  5. La grande grève et le bruissement des chapelets par Conrad Detrez
  6. Le château du parc par Irène Stecyk
  7. La femme sans tête par Yves Lebon
  8. Histoire du voyage de Liège à Paris par René Swennen
  9. Les jeudis de Coronmeuse par Bernard Gheur
  10. La nuit des incubes par Jean-Pierre Bours
  11. Fables et fragments d’enfance par Jean-Pierre Otte
  12. Le printemps de Liège par Claude Godet

Trouver le recueil (2870093136)

D’autres incontournables du savoir-lire :

FANTE : Mon chien stupide (CHRISTIAN BOURGOIS, 1987)

FANTE J, Mon chien stupide (1987)

Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait…

Lire le livre de John FANTE (1909-1983)
(ISBN : 2-267-00510-3)

En savoir plus…

D’autres incontournables du savoir-lire :

MURAKAMI : textes

Haruki MURAKAMI (né en 1949)

Des hommes sans femmes
(in Des hommes sans femmes, nouvelles, 2017, extr.)

Il est très facile de devenir des hommes sans femmes. On a juste besoin d’aimer profondément une femme et que celle-ci disparaisse ensuite. En général (comme vous le savez), elles auront astucieusement été emmenées par de robustes marins. Ils les auront enjôlées avec de belles paroles et entraînées en un tournemain jusqu’à Marseille ou jusqu’en Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons presque rien faire face à cela. Il arrive aussi que les marins n’y soient pour rien, et qu’elles se suppriment volontairement. Face à cela aussi, nous sommes impuissants. Et les marins également.

D’une manière ou d’une autre, nous voilà devenus des hommes sans femmes. En l’espace d’un instant. Et dès que vous êtes un homme sans femmes, les couleurs de la solitude vous pénètrent le corps. Comme du vin rouge renversé sur un tapis aux teintes claires. Si compétent que vous soyez en travaux ménagers, vous aurez un mal fou à enlever cette tache. Elle finira peut-être par pâlir avec le temps, mais au bout du compte elle demeurera là pour toujours, jusqu’à votre dernier souffle. Elle possède une véritable qualification en tant que tache, et, à ce titre, elle a parfois officiellement voix au chapitre. Il ne vous reste plus qu’à passer votre vie en compagnie de ce léger changement de couleur et de ses contours flous.

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