DEVOS : textes

Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement.
Par exemple, le verbe ouïr.
Le verbe ouïr, au présent, ça fait: J’ois… j’ois…
Si au lieu de dire “j’entends”, je dis “j’ois”,
les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux
alors que ce que j’entends peut être
particulièrement triste.
Il faudrait préciser: “Dieu, que ce que j’ois est triste !”
J’ois…
Tu ois…
Tu ois mon chien qui aboie le soir au fonds des bois ?
Il oit…
Oyons-nous ?
Vous oyez…
Ils oient.
C’est bête !
L’oie oit. Elle oit, l’oie !
Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ?
Si au lieu de dire “l’oreille”,
on dit “l’ouïe”, alors :
Pour peu que l’oie appartienne à Louis :
– L’ouïe de l’oie de Louis a ouï.
– Ah oui?
Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ?
– Elle a ouï ce que toute oie oit…
– Et qu’oit toute oie ?
– Toute oie oit, quand mon chien aboie
le soir au fond des bois,
toute oie oit :
ouah ! ouah !
Qu’elle oit, l’oie !…
Au passé, ça fait :
J’ouïs…
J’ouïs !
Il n’y a vraiment pas de quoi !

DEVOS Raymond (1922-2006), Ouï-dire
(in A plus d’un titre, Paris, O. Orban, 1989)

Pour en savoir plus sur Raymond Devos, on peut visiter le Musée de la Fondation Raymond Devos à Saint-Rémy-lès-Chevreuse


Rions un brin…

Mort du dessinateur F’murrr, l’auteur du «Génie des alpages»

(c) Dargaud

“L’éditeur Dargaud a annoncé la disparition, à l’âge de 72 ans, du scénariste et dessinateur Richard Peyzaret, alias F’murrr.

Un jour, une thèse sera écrite sur l’importance des ovidés dans la philosophie et le rire français au milieu des années 70. Comment ces animaux, a priori pas les plus passionnants, sont devenus des révolutionnaires actifs de la pensée, en contradiction de leurs traits placides et suiveurs. Il y avait les moutons de Pétillon multipliant les artifices pour éviter les griffes de l’aigle Baron noir. Mais celles qui resteront le plus sont probablement les joyeuses et sceptiques brebis de F’murrrr, apparues au fil des albums du Génie des alpages, série culte de bande dessinée. Elles étaient toujours prêtes à débattre philo avec le chien du berger Athanase Percevalve, dans une succession de dialogues et de calembours confinant souvent à l’absurde et à la méta- voire pataphysique.

Qu’auraient-elles dit, aujourd’hui, à l’annonce par son éditeur Dargaud de la disparition de leur créateur Richard PEYZARET, à 72 ans, alias F’murrr ? Elles pourraient reprendre ce qu’elles remarquaient à propos de Robin des Pois, un de leur maître théorique, dans Robin des Pois à Sherwood «Peut-être tient-il à entretenir une sorte de distance théologique, une absence divine qui conserve ardente notre dévotion… Bref, il est pas là.» Et ce «il est pas là» agacé risque d’en rendre triste plus d’un à part elles dans le monde de la bande dessinée, tant l’artiste avait laissé une trace importante et fut une immense source d’inspiration. «Pour moi, il n’y a rien de plus drôle que le Génie des Alpages», nous avait dit en 2016 Larcenet«J’ai toujours été un fan absolu», regrette Jean-Christophe Menu, l’un des fondateurs de la maison d’édition L’Association par SMS, apprenant son décès, ajoutant : «Fuck.»

(c) Dargaud

F’murrr (dont on doit avouer depuis toujours se reprendre à plusieurs fois sur le bon nombre exact de «r», «trois et demi», disait-il) est né à Paris le 31 mars 1946 et avait étudié aux Arts appliqués dans l’atelier de Raymond Poïvet. Il y rencontre plusieurs futurs auteurs de bande dessinée et, notamment, Mandryka, qui l’amène jusqu’à Goscinny. Le célèbre scénariste dirige alors Pilote. Dans cette revue sont publiés les premiers gags du Génie des alpages, en 1973. Tout de suite, c’est drôle, différent, original, avec ce décor de montagne qui change selon les besoins du scénario et des différents sketchs et critiques de la société humaine à mettre en place. F’murrr ne respecte ni le dessin, parfois aléatoire jusqu’à prendre un rythme de croisière plus colorée, ni la construction habituelle des cases, variant les formes et les plaisirs.

Richard Peyzaret, alias F’Murrr, au Salon du livre de Paris, en 2008. (c) Georges Seguin
La vérité qui déborde

De cette époque effervescente pour le 9art, il est de toutes les aventures, passant par Fluide glacial, le Canard sauvage, Circus à suivre, Métal hurlant, toutes ces revues qui ont changé notre regard. Si le Génie des alpages reste un fil rouge, et sa série la plus connue, parfois il se lance dans d’autres histoires, comme Jehanne d’Arc, personnage bien plus paillarde que l’autre pucelle d’Orléans. Il aimait le Moyen Age, époque propice à la folie et aux apparitions. Notons aussi Spirella mangeuse d’écureuils, satire hommage et érotique à Spirou. «Je cultive l’absurde et le loufoque par goût personnel. Moins le sens est évident, plus je suis content. Je me méfie de tout ce qui est cadré et présenté comme une vérité monolithique : on ne peut approcher une vérité que par ce qui déborde», expliquait-il, dans une citation rapportée par Dargaud.

Parmi ses cibles, il avait une affection pour l’Europe, n’hésitant pas à jouer sur les clichés du fonctionnaire bruxellois voulant couper les pattes des moutons à longueur non réglementaire ou sur les quiproquos entre les nations. Avec, par exemple, les brebris répétant à longueur de journée à une touriste britannique : «Aoh, je suffolke.» C’est peut-être un jeu de mot pourri, mais comme les ovidés expliquaient à leur maître : «Un calembour c’est un jeu de langage et la langue c’est kultur ! Nous aussi, on a droit de faire l’Europe.»

(c) Dargaud

Avec F’murrr, le lecteur pouvait lutter contre le réel : c’était agréable, joyeux, parfois déconcertant surtout quand, justement, le gag ne tombait pas comme une évidence. Parfois, aussi, le réel était le plus fort. Lancé dans une série moqueuse sur l’invasion soviétique en Afghanistan, où apparaissent sur la couverture aussi un mouton et son berger, il renonça, «comprenant que cette affaire est tragique et qu’elle va durer», rappelle Dargaud.

Rire de tout, rire jusqu’au bout, oui, ce n’est pas toujours facile, quand, après Gotlib ou Fred, tout un genre graphique et une époque de la BD disparaissent peu à peu. On découvre pour cette nécro que F’murrr avait dessiné des étiquettes de clairette de Die pour une «cuvée du berger». En hommage, il serait temps d’en descendre quelques verres et de philosopher, ensuite, en haut de la montagne, hey ho, hey ho.”

Lire l’article original de Quentin GIRARD sur LIBERATION.FR (10 avril 2018)


Plus de BD…

comique

L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire.

NIETZSCHE F., Fragments posthumes (1882-1884)

André COMTE-SPONVILLE, dans son Dictionnaire philosophique (Paris, PUF | Quadrige, 2001) définit le comique comme suit : “L’art de faire rire. On distingue plusieurs types de comique : la farce, qui fait rire de la bêtise ou bêtement ; les jeux de mots, qui font rire du langage ; le comique de caractère, qui fait rire de l’humanité ; le comique de situation, qui fait rire de ce qu’on comprend ; le comique de l’absurde, qui fait rire de l’incompréhensible ; le comique de répétition, qui fait rire du même ; l’ironie, qui fait rire des autres ; l’humour, qui fait rire de soi et de tout… Il y a aussi un comique involontaire, qui n’est plus un art mais un ridicule. Encore n’est-il drôle que par l’art de l’observateur : c’est retrouver l’humour (si l’on se reconnaît dans le ridicule qu’on perçoit), l’ironie (si l’on ne s’y reconnaît pas) et Molière.

Et l’humour : “Une forme de comique, mais qui fait rire surtout de ce qui n’est pas drôle. Par exemple, ce condamné à mort qu’évoque Freud, qu’on mène un lundi à l’échafaud : « Voilà une semaine qui commence bien ! », murmure-t-il. Ou Woody Allen : « Non seulement Dieu n’existe pas, mais essayez de trouver un plombier pendant le week-end ! » Ou encore Pierre Desproges annonçant sa maladie au public : « Plus cancéreux que moi, tu meurs ! » Cela suppose un travail, une élaboration, une création. Ce n’est pas le réel qui est drôle, mais ce qu’on en dit. Non son sens, mais son interprétation –ou son non-sens. Non le plaisir qu’il nous offre, mais celui que nous prenons à constater qu’il n’en propose aucun qui puisse nous satisfaire. Conduite de deuil : nous cherchons un sens ; nous constatons qu’il fait défaut ou se détruit ; nous rions de notre propre déconfiture. Et cela fait comme un triomphe pourtant de l’esprit.

L’humour se distingue de l’ironie par la réflexivité ou l’universalité. L’ironiste rit des autres. L’humoriste, de soi ou de tout. Il s’inclut dans le rire qu’il suscite. C’est pourquoi il nous fait du bien, en mettant l’ego à distance. L’ironie méprise, exclut, condamne ; l’humour pardonne ou comprend. L’ironie blesse ; l’humour soigne ou apaise. « L’humour, disait Boris Vian, est la politesse du désespoir. » C’est qu’il évite d’en incommoder les autres. Il y a du tragique dans l’humour ; mais c’est un tragique qui refuse de se prendre au sérieux. Il travaille sur nos espérances, pour en marquer la limite ; sur nos déceptions, pour en rire ; sur nos angoisses, pour les surmonter. « Ce n’est pas que j’aie peur de la mort, explique par exemple Woody Allen, mais je préférerais être ailleurs quand cela se produira. » Défense dérisoire ? Sans doute. Mais qui s’avoue telle, et qui indique assez, contre la mort, qu’elles le sont toutes. Si les fidèles avaient le sens de l’humour, que resterait-il de la religion ?”


Le rire, la moquerie, la dérision sont des entreprises de purification, de déblaiement, ils préparent des salubrités futures. La source même du rire populaire et de tout comique, c’est cette pointe d’épingle qui crève le ballon du « je » gonflé d’importance. C’est Arlequin, c’est Chaplin, tous les soulageurs du « je ». Le comique est un rappel à l’humilité. Le « je » perds toujours son pantalon en public…

Romain Gary, La nuit sera calme (1974)


“Nous pensons connaître l’humour par l’expérience que nous en avons. Parce que nous en faisons parfois, parce que nous en rions, presque toujours. Cet humour qui nous semble si familier relève pourtant de mécanismes psychiques très complexes. Pour le Larousse, l’humour qui vient de l’ancien français humor, humeur, est la « forme d’esprit qui s’attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité. » Il est précisé que L’humour noir, ou humour cruel, grinçant, est celui « qui porte sur des situations tragiques et choisit de les présenter comiquement plutôt que d’en faire des sujets de désespoir. »

Des précisions concernant l’étymologie du mot sont utiles : « il y a un lien sémantique, évident en anglais qui ne connaît que le mot humour, entre humour et humeur. La bonne humeur est, pour les élisabéthains, une manière de gaieté, où le physiologique (théorie des humeurs) ne se distingue pas de l’esprit, et qui commande précisément l’alacrité mentale et la plaisanterie. Le mot s’établit en France au XVIIIe siècle, toujours référé à l’Angleterre, se distingue peu à peu du terme connexe, ironie, et acquiert droit de cité esthétique avec Lautréamont, Jarry et les surréalistes. Breton donne une Anthologie de l’humour noir. Significative cette confusion de l’humour avec un primat de la négativité… »

Lire la suite de l’article de LAUFER Laurie, ROUX Annie, Avant-propos. L’humour et le rire (Champ psy, 2015/1, n° 67)


En vrac :

GERVAIS : The Office (2001)

GERVAIS, Ricky The Office (série, 2001)
Gervais | The Office

GERVAIS Ricky, The Office (série, UK, 2001)

“A Wernham-Hogg, une petite entreprise de papeterie, il a été décidé de fermer la succursale de Slough, dirigée par David Brent, un homme odieux. Alors que la menace de licenciements économiques se précise, David minimise l’ampleur du drame, à sa façon. Mais les employés ne sont pas dupes. La routine de la vie de bureau cède lentement la place à la panique…”

D’autres incontournables du savoir-regarder :

POTTER : Hellzapoppin (1941)

POTTER, H.C. Hellzapoppin (film, 1941)

POTTER H.C., Hellzapoppin (film, USA, 1941)

Pour les besoins d’un film, Ole et Chic imaginent une histoire d’amour. Un de leurs amis, Jeff, un auteur sans le sou, est follement épris de Kitty, la fille d’un milliardaire, mais celle-ci est promise à un autre, Woody, qu’elle n’aime pas. Jeff prépare un spectacle avec Ole et Chic. Ces derniers s’efforcent d’éloigner Woody par tous les moyens. Pendant ce temps, Jeff promet à Kitty qu’il l’épousera si son spectacle fait recette. Suite à un quiproquo, Ole et Chic se mettent à douter de la fidélité de la belle. Ils décident donc de saboter le spectacle de leur ami…

Lire la fiche technique sur TELERAMA.FR

D’autres incontournables du savoir-regarder :

MARLIERE : Anthologie de l’humour belge (JOURDAN, 2012)

MARLIERE Bernard, Anthologie de l’humour belge (JOURDAN, 2012)

Du Prince de ligne à Philippe Geluck

Existe-t-il une spécificité dans la manière d’appréhender l’humour chez les quatre millions de francophones que compte la Belgique ?

La réponse est positive. De Tyl Ulenspiegel au Chat de Philippe Geluck, de Beulemans à Toine Culot, des Surréalistes à Benoît Poelvoorde, le comique belge se nourrit d’un cocktail riche en autodérision, en absurde et en déraison, épicé parfois d’accents savoureux et de tournures insolites.
Ce recueil propose les textes les plus significatifs, anciens et récents, des Belges qui font rire.

Bernard Marlière a enseigné le français, de l’Afrique centrale à la Sibérie, privilégiant l’accès à la littérature de Belgique. Directeur de l’Os à Moelle, le café-théâtre mythique niché sous la maison natale de Jacques Brel, il a présenté sur sa scène le gratin des humoristes de son pays, et leur a déjà consacré deux recueils.

C’est donc en parfaite connaissance de cause qu’il a opéré la sélection des textes d’humour de cette anthologie.”

Découvrir une bien bonne dans le recueil de Bernard MARLIERE
(ISBN : 978-2-87466-244-7)

D’autres incontournables du savoir-lire :

Plonk & Replonk

Quand on a touché le ​fond, quoi de mieux que d’essayer d’élever le débat et, ici, de goûter quelques unes des facéties -tant alpestres que graphiques- de l’équipe suisse des désormais éditeurs Plonk & Replonk. S’il en reste qui se demandent ce que peuvent produire aujourd’hui des rejetons Monty Pythonien élevés à la raclette, au fendant et à l’humour… helvète, ces quelques exemples sont pour eux. Les autres n’ont qu’à tourner l’alpage !

S’amuser encore ?

Ne pas confondre…

“Amenez vos Maures”
(Othello)
& “Bring out your deads”
(Monty Python)
dimanche & T-shirt de poulpe
les poubelles & les moutons aussi
un gaz à effet de serre & Bambi a pété
mon Amiral & mon copain rouspète
gros facho & bon à rien
le système métrique & la société m’étouffe
javellisé & j’ai lu
l’idole des jeunes & Johnny casse la croute
un chapitre & un matou rigolo
c’est l’Amazone & c’est là que j’habite
un perroquet & mon Papa est d’accord
lesbienne androgyne & omoplate
le Gospel & mon bébé a un coup de soleil
le Petit Poucet & le gosse était constipé
fêtard & il est temps de rentrer
 courgette & mode d’emploi du lancer de javelot
Mercato & maman pratiquante
la douche & l’abbé noir
les ciseaux à bois & les chiens aussi
Mais où est donc mon Ricard ? & conjonctions de coordination
Saturne & je suis bourré
péniche & oune zizi portougaiche
un poussin & égale 2
expatriées & anciennes petites amies mal rangées
gaspacho & flatulence froide
immatriculé & j’ai subi une triple sodomie
théologie & café au boulot
détergent & il va étouffer
coûts totaux & arme blanche pour bègues
chien de fusil & Kanichlakov
les Chloristes & les Petits Chanteurs à la
Javel La Croix
narcissique impuissant & égocentrique
où est Frère Tuck ? & je veux un crackers
de Sherwood
nous n’irons plus au bois & un seul hêtre vous manque
et tout est des peupliers

Nicole Ferroni en mission de radio

On lui a donné rendez-vous à l’hôtel Amour. Parce que quand elle fait escale à Paris, elle dort dans le IXe arrondissement, et qu’on y travaille. Mais nos inconscients respectifs ont possiblement joué un rôle. Une sentimentale, tout feu tout flamme, c’est l’idée qu’on s’est faite de Nicole Ferroni. Laquelle, bingo, arrive en pull gris à grand cœur rouge et tonitruant «I Love». Bientôt 35 ans et un prénom d’autrefois, elle en fait bien moins, a la ferveur des adolescents, le regard noir brillant, un débit de mitraillette.
Nicole Ferroni est comique de profession depuis 2011. Depuis six ans, elle sillonne la France avec succès et son one-woman-show l’Œuf, la Poule ou Nicole ?Mais pour nous, faute d’avoir pu aller la voir sur scène à Perpète-les-Alouettes, elle est cette voix dans la matinale de France Inter, où mercredi, trois minutes avant 9 heures, c’est Ferroni. Pipelette espiègle dans le ton, mais indignée dans le fond, voire castagneuse. L’impuissance lui est d’ailleurs insupportable, facteur de désespoir. Le 14 décembre, c’était à propos d’Alep, ses civils massacrés, la vie décomposée. «La guerre, ce n’est pas un truc de “loin, là-bas”. La guerre, ça peut avoir des allures d’un “ici et maintenant” qu’on prend et qu’on fracasse. C’est prendre un présent et le réduire en cendres.» Une chronique conclue gorge étranglée et larme à l’œil, pas du tout pro impavide, qui donnait envie de la consoler…

Lire la suite de l’article de Sabrina CHAMPENOIS sur LIBERATION.FR (13 février 2017)

DESPROGES : textes

DESPROGES, Pierre (1939-1988)

Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde venue.

Je ne bois jamais à outrance, je ne sais même pas où c’est.

L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

Je n’ai jamais abusé de l’alcool, il a toujours été consentant.

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… S’il vous répond, vous êtes schizophrène.

5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer… Moi, à la troisième pastèque, je cale.

Un jour j’irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie !

Le lundi, je suis comme Robinson Crusoé, j’attends Vendredi.

Dieu a donné un cerveau et un sexe à l’homme mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

La lampe torche. Le PQ aussi.

La pression, il vaut mieux la boire que la subir.

Jésus changeait l’eau en vin, et tu t’étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

Si la violence ne résout pas ton problème, c’est que tu ne frappes pas assez fort.

Le voisin est un animal nuisible assez proche de l’homme.

On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère.

Pour lutter contre l’insomnie, faites un quart d’heure de yoga, mangez une pomme crue, avalez une infusion de passiflore (Passiflora incarnata), prenez un bain chaud à l’essence de serpolet (Thymus serpyllum), frictionnez-vous à l’huile essentielle de jasmin (Jasminus officinale) et orientez votre lit au nord. Quand vous aurez fini tout ça, il ne sera pas loin de 8 heures du matin.

Endive n.f. Sorte de chicorée domestique que l’on élève à l’ombre pour la forcer à blanchir. La caractéristique de l’endive est sa fadeur : l’endive est fade jusqu’à l’exubérance. (…)
L’endive, en tant que vivante apologie herbacée de la fadeur, est l’ennemie de l’homme qu’elle maintient au rang du quelconque, avec des frénésies mitigées, des rêves éteints sitôt rêvés, et même des pinces à vélo.

Tout dans la vie est une affaire de choix, ça commence par la tétine ou le téton, ça se termine par le chêne ou le sapin.

Travailler n’a jamais tué personne mais pourquoi prendre le risque ?


Citez-en d’autres :

VAN DAMME : textes

JCVD
V​AN DAMME, Jean-Claude (né en ​​1960)

Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien.

T’as pas besoin d’un flash quand tu photographies un lapin qui a déjà les yeux rouges.

Dans les magasins de lingerie, on ne voit pas de calendriers avec des photos de garage.

Selon les statistiques, il y a une personne sur cinq qui est déséquilibrée. S’il y a 4 personnes autour de toi et qu’elles te semblent normales, c’est pas bon.

Moi, Adam et Eve, j’y crois plus, tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c’est plein de pectine…

Si t’es perdu dans la forêt et que tu restes immobile pendant deux ans, il va pousser de la mousse sur un côté de tes jambes. C’est le Nord.

L’air est fait d’oxygène CO2.

Si tu dors et que tu rêves que tu dors, il faut que tu te réveilles deux fois pour te lever.

Je suis fasciné par l’air. Si on enlevait l’air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre… Et les avions aussi… En même temps, l’air tu peux pas le toucher… ça existe et ça existe pas… Ca nourrit l’homme sans qu’il ait faim… It’s magic… L’air c’est beau, en même temps tu peux pas le voir, c’est doux et tu peux pas le toucher… L’air, c’est un peu comme mon cerveau…

Si tu invites des gens qui ont tous le même groupe sanguin à une fête, mais que tu le leur dis pas, ils vont parler d’autre chose.

Citez-en d’autres :

Perles du BAC…

Désespoir (Williams)
  • Le génie de la Renaissance Italienne : Mickey l’ange
  • Comme souvent, le peuple s’en est pris à un bouc et mystère
  • Les Américains ont perdu la guerre du Nuocmam
  • Noé et son arche se sont échoués sur le mont Arafat
  • Il fut condamne après un procès en bonnet de forme
  • Le marché capitaliste est régulé par la loi du plus fort et de la demande
  • Staline fit déporter la classe des paysans enrichis : les goulags
  • Jean Moulin fut, lui aussi, victime de la barbie nazie
  • Le calendrier révolutionnaire commence en primaire
  • Vendémiaire correspond à la saison des vidanges
  • Les français sont de plus en plus intéressés par leur arbre gynécologique
  • Le Tsar a perdu le pouvoir malgré les occases
  • Le Vietnam est la capitale du Liban
  • Les escargots sont homosexuels
  • La génétique arrivera un jour a clowner les gens
  • L’hypopotamus est le siège du système neurovégétatif
  • L’oxydant chrétien
  • Un collectionneur de timbres est un pédophile
  • Louis XVI avait trahi la France. La preuve : il était protege par des Suisses
  • La tendance à aller vers le soleil s’appelle l’hélicotropisme
  • La médecine preventive soigne la maladie en amont ; la médecine curative en avalant
  • Le cachet de la poste faisant mal au foie
  • Le gouvernement de Vichy siégeait à Bordeaux
  • Les liquides sont incompréhensibles
  • En 1934, Citroën révolutionne la construction automobile en sortant la traction a vent
  • Les sacrifices humains étaient courants chez les pazteques
  • L’éther est un produit très volubile
  • La terre rote sur elle-même
  • On ne peut pas nationaliser tous les étrangers
  • Le général sudiste Bruce Lee
  • Lénine et Stallone
  • A la conference de Versailles, pour les Français : Clemenceau ; pour les Anglais : Boy George
  • D’après le calendrier hébraïque, on est en 5757 après Jesus-Christ
  • Les Romains ont sacrifié le Christ sans lui laisser le temps d’aller a l’église
  • Napoleon III était le neveu de son grand-père
  • Le chèvre est un fromage fait avec du lait de brebis
  • Les Allemands nous ont attaqués en traversant les Pyrénées à Grenoble
  • Le métré est la dix-millionième partie du quart de méridien terrestre, pour que ca tombe juste on a arrondi la terre
  • Le soleil a cessé de tourner autour de la terre le jour où on a menacé de le brûler
  • La force de Coriolis provoque des cyclones dans les lavabos
  • Le cerveau a deux hémisphères, l’un pour surveiller l’autre
  • Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu’aujourd’hui pratiquement tout le monde en a un
  • Quand il voit, l’œil ne sait pas ce qu’il voit. Il envoie une photo au cerveau qui lui explique
  • Toute bactérie a deux doigts : un pour marcher, l’autre pour manger
  • Les végétaux fixent l’oxygène grâce aux globules verts
  • La concurrence était tellement âpre qu’il n’y en avait que cinq dans les dix premiers
  • Un pilote qui passe le mur du son ne s’en rend pas compte : il n’entend plus rien
  • La datation au carbone 14 permet de savoir si quelqu’un est mort à la guerre
  • Un litre d’eau à 20° plus un litre d’eau à 20° égalent deux litres d’eau à 40°
  • Privé de frites, Parmentier inventa la pomme de terre
  • Déjà avant guerre, Mercedes fabriquait des Volkswagen
  • Les passagers de première classe ont moins d’accidents que les passagers de deuxième classe
  • Le chauffage au gaz revient moins cher mais disjoncte tout le temps
  • Castor a pris le pouvoir grace à une guérilla urbaine dans les campagnes
  • Depuis Archimède, les bateaux flottent
  • Les continents dérivent, peinards
  • L’indice de fécondité doit être égal à deux pour assurer le renouvellement des générations parce qu’il faut être deux pour faire un enfant. On peut s’y mettre à trois ou quatre mais deux suffisent
  • Trente personnes travaillent a l’usine, plus les ouvriers
  • Les riches bouffent le gâteau ; les pauvres se contentent des miettes. Plus le gateau est gros plus les miettes sont grosses
  • En 2020, il n’y aura plus assez d’argent pour les retraites à cause des vieux qui refusent de mourir
  • Moise appela Dieu qui sortit d’un nuage et lui dit : “Qu’est-ce que
    tu veux ?”
  • Un prévenu est quelqu’un qu’on a mis au courant
  • Un ver solitaire est un ver qui vit tout seul à la campagne
  • Tous les spermatozoïdes ont un fouet, mais seul le plus fort parvient à ses fins
  • Les ouvriers Japonais commencent leur journée de travail en hurlant des slogans comme : “japonais un jour, japonais toujours”

5 trucs pour lui toucher la bite sans passer pour une salope

Vous mourez d’envie de lui toucher la bite mais vous n’osez pas ? Pas de panique ! Madame Gorafi a pensé à tout pour que vous puissiez vous faire plaisir sans avoir l’air d’une salope !

  1. Allez-y franchement ! Puis prétendez que vous ne l’avez pas fait exprès. Par exemple, touchez-lui la bite puis dites « je suis désolée, ma main est obsédée ces derniers temps ! » ou « Oh excuse-moi, je savais pas que ta bite était ici ! ». Ça marche à tous les coups !…”

Lire la suite des bons conseils de madame Gorafi sur LEGORAFI.FR (3 mars 2016)

On veut de l’amour…