Mes données sur Internet ou le consentement prisonnier

“Faut-il renoncer à maîtriser la circulation de nos données ? Le point sur ces informations personnelles que les acteurs du marché pillent, avec notre accord.

Vous avez l’impression d’être espionné sur le Web et personne ne vous croit? Faites le test de Lightbeam sur votre ordinateur. L’application du navigateur Firefox pour internautes paranos permet de visualiser le voyage de vos informations personnelles au fur et à mesure que vous passez d’une page à l’autre, et c’est bluffant. Tentez ce qui suit. Réservez un voyage, vérifiez l’itinéraire sur Google Maps, et prévenez vos amis sur Facebook: vous vous êtes rendu sur trois sites ou applications; mais, avec ses graphes mobiles qui mangent tout l’écran en quelques minutes, Lightbeam vous montre que, en réalité, une centaine de sites partenaires et régies publicitaires sont au courant de votre visite et ont obtenu de nouvelles données sur vous, sans aucun consentement de votre part…”

Lire la suite de l’article de Catherine FRAMMERY sur LETEMPS.CH (11 février 2018)


Plus de presse…

Le discours des Droits de l’homme est paradoxal : par un acte de langage (la Déclaration), il instaure des droits dont il constate qu’ils sont naturels à l’homme

“La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789 est auto-interprétative :

  • D’un côté, elle se présente comme un constat : “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit” (Article Premier), ou bien “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme” (Article XI). Pour être reconnus et acceptés, il faut que les droits de l’homme se présentent comme déjà existants. C’est ce que dit La Fayette : la Déclaration ne fait que décrire ce que tout le monde sait. Pour qu’un consensus s’impose, il faut dénier l’acte performatif, faire en sorte qu’on puisse croire qu’on n’a rien ajouté d’autre que l’énonciation des droits.
  • et d’un autre côté, elle est prescriptive. “Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune” (suite de l’Article Premier). “Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi”.”Ne peuvent” signifie ici : “ne doivent”. C’est un performatif. Comme toute loi, cet acte de langage s’impose par la force. Pour acquérir force de loi, il présuppose un pouvoir…”

Lire la suite sur IDIXA.NET…

D’autres articles de la même catégorie :