EXPO | 61e édition de l’exposition du prix WORLD PRESS PHOTO à la Cité Miroir (Liège, BE)

“Du 10 novembre 2018 au 13 janvier 2019, les Territoires de la Mémoire accueillent la 61e édition de l’exposition du prix World Press Photo à La Cité Miroir à Liège. Ce concours prestigieux de photojournalisme est une vraie fenêtre sur le monde contemporain et toutes ses réalités. Impressionnantes, interpellantes, les 160 photos présentées nous dévoilent un instantané du monde tel qu’il est aujourd’hui.

Le concours annuel récompense des photographes professionnels pour leurs meilleurs clichés et leur contribution au photojournalisme. Les clichés présentés nous plongent au cœur d’actualités fortes de 2017 comme la guerre en Syrie, le massacre des Rohingyas au Myanmar ou les manifestations clivantes au Venezuela. Mais elles nous montrent aussi nombre de réalités contemporaines sur les modes de vie dans le monde, notre environnement ou encore nos sociétés. Ces images nous racontent des histoires poignantes où la vie est tantôt tragique, tantôt terrifiante mais aussi pleine d’espoir, de complicité et d’humanité.

Le prix World Press Photo est aujourd’hui une institution au niveau mondial et un rendez-vous annuel attendu. En 1955, un groupe de photographes néerlandais a lancé ce concours dans le but de montrer leur travail à un public international. Depuis, la World Press Photo Foundation a acquis une renommée mondiale et prestigieuse. Très impliquée dans le développement du photojournalisme, elle propose un concours annuel, ouvert à tous, qui incarne un événement devenu majeur au sein de la profession de journaliste et de photographe. Les photos de presse des lauréats sont choisies pour leur justesse et le message qu’elles délivrent sur le monde dans plusieurs catégories (environnement, sports, actualités, nature, populations, etc). Elles acquièrent toutes, ou presque, le statut d’icônes et elles sont relayées par les médias du monde entier. L’exposition voyage ainsi dans 45 pays et elle est visitée par près de 4 millions de visiteurs chaque année.

Par le biais de cette exposition d’envergure, les Territoires de la Mémoire participent à interroger la réalité d’aujourd’hui avec ses conflits, ses injustices sociales mais aussi ses solidarités et ses humanités. World Press Photo questionne la liberté de la presse, la mission des images et des journalistes face à ces différentes problématiques. Elle appelle surtout tout un chacun à s’informer et, surtout, à s’indigner face aux violences et aux atteintes aux droits humains…”

Plus d’infos sur CITEMIROIR.BE…


Dans l’agenda…

WELING : Sans titre (s.d.)

WELING René, Sans titre (s.d.)

“Peintre et graveur, René WELING est né à Eupen (BE) en 1967, il vient à Liège en 1986 pour étudier la peinture à Saint Luc. Il y découvre également la gravure. Après quelques années d’expérimentation, il reprend des cours de gravure à l’Académie des Beaux arts. La recherche de diverses techniques (peinture, litho, gravure sur bois, pointe sèche eau-forte…) sont nombres d’outils au service de l’exploration de ses sujets de prédilection que sont l’espace et le rythme. Espace et rythme que l’on retrouve dans deux grands univers, le corps et le paysage. Depuis 21 ans aujourd’hui il a connu de nombreuses expositions en Belgique, Allemagne, Canada…

C’est aussi à travers le partage et la rencontre que l’œuvre de René Weling vit. Ainsi il participe à de nombreux projets collectifs avec d’autres graveurs à travers les deux groupes de gravure La Nouvelle Poupée d’Encre et Impression(s) dont il est membre actif. En découle des échanges internationaux. C’est aussi comme ça qu’il découvre le Québec, dont il tombe en amour. Le travail sur l’espace y prend ses racines. Il y expose et séjourne en résidence d’artiste à plusieurs reprises.

Mais il réalise aussi des projets plus intimes, que ce soit en collaborant avec un photographe, un poète, ou musicien… C’est à travers une édition, un cadre objet, une publication que vivent ces échanges.

Toujours au fil de sa passion, René Weling propose également des expositions privées qui lui permettent de rencontrer et d’échanger plus encore avec son public, public qui compose ainsi sa propre exposition rendant pour le temps d’un week-end, d’une soirée ou de plusieurs mois sa propre maison en galerie.”

Source : CULTUREPLUS.BE

Plusieurs de ses oeuvres sont empruntables gratuitement (60 jours par emprunt) à l’Artothèque de la province de Liège (BE). La notice complète est disponible ici


Egalement à l’Artothèque de la Province de Liège (BE) :

CORRADINI Antonio (1668–1752) : voiles

CORRADINI Antonio, La pudeur (détail du monument funéraire pour Cécilia Gaetani, Naples, chapelle Sansevero, 1752)
CORRADINI Antonio, La pudeur (monument funéraire pour Cécilia Gaetani, Naples, chapelle Sansevero, 1752)
CORRADINI Antonio, La femme voilée / La foi (?) (Paris, Le Louvre)
CORRADINI Antonio, La pureté (Venise, Ca’Rezzonico, musée du XVIIIe siècle vénitien,1717-1725)

Plus de formes…

LEFEBVRE : Marie-Madeleine dans la grotte (1876)

“Jules Joseph LEFEBVRE (1836-1911) est un peintre académique français, portraitiste et peintre de genre, professeur à l’École des beaux-arts et à l’Académie Julian. Professeur réputé et sympathique, il a de nombreux élèves, dont le peintre paysagiste d’origine écossaise William Hart, des peintres américains tels que Childe Hassam, Frank Benson, Edmund Charles Tarbell et John Noble Barlow, ainsi que le peintre français Georges Rochegrosse, le sculpteur français Paul Landowski, le portraitiste Gustave Brisgand et le peintre belge Fernand Khnopff. Il est connu principalement pour ses nus féminins, genre dans lequel il rivalise avec William Bouguereau.  Son œuvre la plus célèbre est sans doute La Vérité, aujourd’hui au Musée d’Orsay. Il reçoit de nombreuses décorations, dont une médaille de première classe à l’Exposition de Paris de 1878 et la médaille d’honneur en 1886. Il est également Commandeur de la Légion d’Honneur.”

Source : ARTMAGIQUE.BLOGPSOT.COM qui propose d’autres reproductions.

LEFEBVRE J., Marie-Madeleine dans la grotte (1876)

Jules Joseph LEFEBVRE (1834-1912), Marie-Madeleine dans la grotte (huile sur toile, 1876) | Musée de l’Hermitage (RU)

LEFEBVRE J., Chloé (1875)

Jules Joseph LEFEBVRE (1834-1912), Chloé (huile sur toile, 1875) | Young & Jackson Hotel de Melbourne (AU)

LEFEBVRE J., Jeune homme peignant un masque grec (1865)

Jules Joseph LEFEBVRE (1834-1912), Jeune homme peignant un masque grec (huile sur toile, 1865) | Musée des Beaux-Arts de Valenciennes (FR)

Un site en anglais est dédié à son oeuvre : JULES-JOSEPH-LEFEBVRE.ORG


Contempler encore…

UBAC : La Nébuleuse (1939)

(c) Adam Rzepka – Centre Pompidou

UBAC Raoul (1910-1985), La Nébuleuse (1939)

  • épreuve gélatino-argentique (40 x 28,3 cm) conservée au Centre Pompidou de Paris (FR) ;
  • inscriptions : Titre et date au revers : “La nébuleuse – brûlage 1939”
  • don de l’artiste, 1976
  • numéro d’inventaire : AM 1976-322

Lire la fiche de l’oeuvre sur  CENTREPOMPIDOU.FR

LESMUSEESDELIEGE.BE ont édité un dossier pédagogique pour découvrir l’oeuvre de Raoul UBAC, à télécharger ici :

“Raoul UBAC, de son vrai nom Rudolf Gustav Maria Ernst Ubac, est né en 1910 à Cologne (DE) où il vit durant sa prime enfance. En 1914, sa famille s’installe à Malmedy (Hautes-Fagnes, BE) où son père vient d’être nommé juge de paix. Durant sa scolarité à l’Athénée de Malmedy, Raoul Ubac envisage son avenir en tant qu’agent des eaux et forêts (garde forestier). Raoul Ubac se sent proche de la nature. Entre 1927 et 1930, il entreprend de nombreux voyages pédestres en Europe. Mais lorsqu’il découvre, grâce à un professeur, le Manifeste du Surréalisme d’André Breton, il change ses ambitions et s’inscrit dès 1930 en faculté de lettres à la Sorbonne (Paris, FR). Il rencontre dans la capitale française le groupe des artistes surréalistes et fréquente le quartier de Montparnasse. Lors d’un de ses voyages en Dalmatie (région de Croatie), Ubac assemble des pierres trouvées et les photographie. Ce premier acte artistique marque le début de sa carrière. A son retour, il s’inscrit à l’École d’Arts Appliqués de Cologne pour y apprendre le dessin et la photographie. Il expérimente de nouvelles techniques photographiques et expose pour la première fois le résultat de ses recherches à Paris, en 1933. Jusqu’à la fin de cette décennie, Ubac va s’impliquer dans le groupe surréaliste ; ses photographies sont publiées dans la revue surréaliste « Minotaure » et il participe à l’exposition internationale du surréalisme en 1938. Durant le second conflit mondial, Ubac se réfugie à Carcassonne située en « zone libre » française. Il s’éloigne peu à peu du mouvement surréaliste et réalise de nombreux dessins dits Les objets les plus simples. Ces travaux montrent des natures mortes de pain, couteaux, fruits. Mais l’événement qui marquera un tournant décisif dans l’œuvre de Raoul Ubac, c’est son voyage en Haute-Savoie en 1946. Il y ramasse une ardoise et entreprend de la graver avec un clou. Cet événement qui pourrait être anecdotique, va pourtant déterminer le reste de sa carrière puisque c’est suite à cette nouvelle rencontre avec la nature qu’Ubac se lance dans le travail de taille d’ardoise qu’il poursuivra jusqu’à la fin de sa vie. Durant la même période d’après-guerre, l’artiste se lance aussi dans des recherches sur la forme et la couleur. Peu à peu son travail tend vers le non-figuratif, vers l’art informel. Fin des années 1950, il quitte Paris et s’installe à Dieudonné (dans l’Oise, France) où il travaillera jusqu’à la fin de ses jours en 1985. Engagé à 100% dans son travail, sa manière se simplifie de plus en plus. Parfois proche des Arts primitifs, cet artiste méditatif a parfois été rapproché du mouvement CoBrA (il participe en 1951 à l’exposition CoBrA de Liège) […]”

Le musée de La Boverie de Liège (LABOVERIE.COM) a organisé une rétrospective Raoul UBAC en 2017 ; wallonica.org y était…


Contempler encore…

MULS : sans titre (2014)

MULS Isa (née en 1976) : sans titre (aquatinte, Artothèque de la Province de Liège, BE)​

Pour visiter le blogue de l’artiste : isa muls : juillet 2014


Egalement à l’Artothèque de la Province de Liège (BE) :

REMOUCHAMPS : Trois fenêtres

En savoir plus sur Fabris REMOUCHAMPS (né en 1955)

Savoir contempler plus encore…

PEALE : Venus Rising from the Sea – After the Bath (a Deception) (1822)

PEALE : Vénus naissant de la mer – Après le bain (tromperie) (1822)

PEALE Raphaelle (1774-1825, US) : Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception) (1822) | The Nelson-Atkins Museum of Art (Kansas City, US)

“L’obscurité du titre comme voile : la Vénus de R. Peale

Le titre du tableau de Raphaelle Peale de 1822, Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception), pose l’obscur de l’illusion, au sens de ce qui ne se voit pas bien mais est quand même deviné, de ce qui se laisse voir à demi, est donc dans un entre-deux du visible, un entre-deux du sens aussi. Le sujet est rejeté dans l’obscurité. Ce qui est porté en avant, dans la lumière, est un voile vierge de toute trace qui connote l’énigme, le sens obscur. Ce tableau est d’abord le repeint d’une oeuvre de James Barry de 1772, intitulée Venus Rising from the Sea. Raphaelle Peale, peintre américain, prénommé d’après son célèbre prédécesseur, par son peintre de père Charles Wilson Peale, est donc l’auteur d’une Vénus anadyomène. Venus Rising from the Sea – After the Bath (A Deception) resitue le tableau dans l’histoire de la peinture occidentale, en particulier celle de la Renaissance italienne, dont le paradigme est la Naissance de Vénus de Botticelli, après “la mythique [et] l’inexistante Aphrodite anadyomène du peintre grec Apelle”.

Ici, l’on voit : un linge épinglé en deux endroits sur un ruban brillant qui pend en son milieu laissant apparaître un bras nu saisissant une chevelure retombant en cascade qui prend la forme d’une main semblant rejoindre la première au-dessus de la tête, formant ce que Barthes appelle l’idéogramme des “bras levés du Désir”. En bas, un pied écrase des fleurs en couronne. Un fond obscur laisse deviner la nature derrière le sujet féminin et sert d’arrière-plan. Les plis du linge sont fortement sculptés par la lumière, en trompe-l’œil. Question de proportions, de dimensions, oscillation entre deux moments du voir : si l’on considère que le linge, comme la musca depicta, “témoin” de trompe-l’œil, est posé sur l’espace du tableau il est alors grand comme un mouchoir. Inscrit dans l’espace représenté, il serait de la taille d’un drap. Problème d’échelle, ce que Louis Marin à propos du vase de Filippo Lippi appelle le lieu de “l’échange invisible entre le regard du spectateur et le tableau” et qui, justement ici, scelle l’entrée “de ce regard dans le tableau”.

L’oeuvre de Peale laisse dans l’ombre le tableau éponyme de James Barry, dans lequel Vénus coiffe ses cheveux, le corps entouré de volutes de nuées. De Vénus sortant de la mer, ne reste qu’un substitut domestique : la serviette de bain qui a servi à essuyer le corps ? Ce linge qui sert à dissimuler Vénus-en-tableau joue le rôle de rideau blanc. Or, les tableaux, autrefois, étaient souvent protégés d’une étoffe, coutume dont Lacan lui-même usera pour L’origine du monde.

La femme de Peale, jalouse, aurait voulu, comme Zeuxis devant le tableau de son rival Parrhasios, soulever le voile pour voir se qui se cachait derrière. D’où l’un des sens de “A Deception”, une duperie, un tour joué à une épouse. La nudité doit être voilée, on l’aura compris, même s’il s’agit d’un tableau, surtout s’il s’agit d’un tableau ? lorsqu’il montre qu’il en cache un autre sous une toile, qu’il s’agit d’une re-peinture de sujets en palimpseste, de couche de tableaux. Bien sûr, ce n’est pas l’oeuvre de Barry que le voile recouvre mais de la toile vierge. L’original est en sûreté dans un musée. Mais le tableau de Barry réapparaît obscurément sous le voile peint en trompe-l’œil, oubliant que “ceci n’est pas une toile” justement.

Après le tiret qui suit la référence mythologique, “A Deception”, annonce donc un leurre. Entre “refuser à voir” et “donner à voir”, on n’y voit rien, pour parler comme D. Arasse. Et l’on se souvient de la phrase de St Augustin : “Et voici la grande énigme : que nous ne voyons pas ce que nous ne pouvons pas ne pas voir”. Ensuite, (After the Bath), cadré entre-parenthèses, semble poser un joker, dans l’énonciation du prosaïque. Troisième titre, mais titre premier si l’on considère qu’il est le juste titre, celui qui fut donné par Peale pour seconder celui de l’oeuvre de Barry, lui-même citation ad infinitum, (After the Bath) est aussitôt recouvert du voile de la duperie, et de la déflation énigmatique du bathos du bain/bath.

C’est qu’il s’agit ici de “détruire (et célébrer) la peinture” en la dérobant au regard sous le linge fraîchement déplié, avec rayures rouges à l’ourlet comme il se doit et dans le coin inférieur droit le nom du peintre, un nom en forme d’écho, comme dans une broderie, noire sur blanc qui rajoute au nom la date 1822-1823 et pinxit, affirmation de la paternité de l’oeuvre, déclaration orgueilleuse et obscure du peintre… sur un coin de torchon.

Mais encore, si l’on poursuit, la “femme au bain” est un genre de peinture. Titillé par le montrer-cacher, le spectateur, ici, voudrait voir ce que les plis du linge maintiennent dans l’obscurité. Le titre nous prévient “After the Bath“, la femme n’est plus au bain mais elle se rhabille, Venus pudica, elle est dissimulée aux yeux des autres. Jeu avec le genre pictural, citation et refus devant l’obstacle, on est dans l’après/l’apprêt du linge, celui du bain, celui du tableau de Barry. Le corps de la femme reste à “inventer” sous l’opacité. Il y a de la monstration dans ce tableau et de la monstruosité, celle qui dans le même mouvement consiste à montrer tout en cachant, contrairement au voile de Phryné qui sert à dévoiler la vérité lorsqu’elle est au-delà du langage, lorsque l’éloquence est en panne. Histoire aussi de dénoncer le puritanisme des contemporains.

La Naissance de Vénus c’est l’histoire d’une double incarnation, incarnation de celle qui ne naît pas du corps d’une mortelle mais de l’aphros, incarnation de la peinture, par la peinture, du désir comme jaillissement. Mais cette double incarnation est finalement suggérée et refusée par le déni du voile et du titre.”

Ce commentaire est extrait de LOUVEL Liliane, Le tiers pictural (Rennes, Presses universitaires, 2016) : “Cet ouvrage part d’un constat : celui de la longue inféodation de l’image au texte, au langage, dont on a évoqué l’impérialisme, la tentation dominatrice en termes de genres. Il s’agira dans un premier temps de voir en quels termes la poésie a pris langue avec la peinture et, plus largement, avec l’image, de faire le point sur ce rapport bien particulier entre langage et image et d’observer les modalités de ce que l’on nommera « la transposition intermédiale ». La question de leur commune mesure, en termes de commensuratio, devrait permettre de peser les choses, de poser les termes d’une transaction à l’œuvre dans l’économie du visible en texte. Il s’agira ensuite de revenir à l’ut pictura poesis puisque la formule a souvent été renversée et comprise comme « la peinture comme la poésie », autorisant toutes les « lecture de l’image ». En suivant une méthode critique reposant sur des analyses de textes, on verra en quoi l’outil pictural permet de rendre compte du texte littéraire. Ce qui peut-être est nouveau ici, dans cette « idée de recherche » ainsi que Barthes la formule, c’est d’essayer de rassembler en un faisceau critique ces pratiques, en une « Poétique du pictural », en une « Poétique du texte/image ». Les notions techniques propres au medium et à son histoire : perspective, cadres, cadrages, couleur, effets d’anamorphose, Véronique, nature morte, portrait, figure, illusion, dispositifs, genres et styles…, peuvent faire système et constituer un outil opératoire pour ouvrir « l’œil du texte ». La lecture picturale comporte une part de synesthésie et l’aboutissement de ces études devrait être de redonner au corps son rôle dans ce que l’on peut appeler à la suite de Louis Marin, un « événement de lecture ». L’approche sensible a ses résonances propres et l’œil, parfois, voit double. On nommera alors « tiers pictural » ce phénomène que l’on peut appréhender en termes d’événement et d’affect, pas seulement de concept. Que fait l’image en texte, l’image au texte, au lecteur ? En posant une pragmatique de l’image en texte, du visuel en texte, du texte/image donc, on verra comment se manifeste l’image suggérée par un texte dans le corps du lecteur « on his mind’s eye », sur son écran interne. Peut-on parler de « double exposure », de double vision/double regard, ou plus justement d’oscillation et de « tiers pictural » ? Toutes questions qui devraient permettre de faire avancer cette nouvelle branche de la critique dite intermédiale.

Savoir en contempler d’autres encore…

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (1630)

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (1630)

Georges de LA TOUR (vers 1593-1652) : La Diseuse de bonne aventure | Metropolitan Museum of Art (New York, US)

LA TOUR : La diseuse de bonne aventure (détail)

Contempler plus encore…

GAUGUIN : Madame la Mort (1890-91)

GAUGUIN Paul (1848-1903) : Madame La Mort (également L’Ange du bizarre, 1890-91) | Musée d’Orsay (conservé au Louvre, Paris, FR)

Plus de contemplation ?

YAMAMOTO : photographies

(c) Yamamoto Masao

Masao YAMAMOTO est né en 1957 au Japon ; initialement peintre, il est aujourd’hui photographe indépendant : “aux antipodes d’une photographie frontale aux grands formats qui s’imposent au spectateur, Yamamoto développe depuis vingt ans une oeuvre discrète qu’il faut approcher pour en saisir la finesse et la subtilité. Ses images sont comme des fragments de vie à jamais indéchiffrables, éclairs de grâce comparables à des haïkus. Ses tirages, de petits formats qu’il réalise lui-même avant de les patiner et de les user, ont fait l’objet de nombreuses expositions.”

(c) Yamamoto Masao

Découvrir le travail de l’artiste sur son site officiel YAMAMOTOMASAO.JP ou, pour les férus du clic droit, quelques autres photographies téléchargeables sur CAMERALABS.ORG

(c) Yamamoto Masao

Ses oeuvres sont exposées à l’international : Harvard University Art Museums (Cambridge, US), Philadelphia Museum of Art (Philadelphia, US), Museum of Fine Arts (Houston, US), The International Center of Photography (New York, US), Center for Creative Photography (CCP, Tucson, US), Princeton University Art Museum (Princeton, US), …, Victoria & Albert Museum (London, UK), Maison Européenne de la Photographie (Paris, FR), Quinzaine photographique (Nantes, FR), Musei Civici Comune di Reggio Emilia (IT), Forum für Fotografie (Köln, DE), Fondation d’entreprise Hermès (Paris, FR), Art at Swiss Re (Zurich, CH)…

Yamamoto a déjà publié plusieurs recueils de photographies. Parmi les plus récents :

Contempler encore…

ENSOR : Hôtel de ville de Bruxelles (1885)

ENSOR James (1860-1949), Hôtel de ville de Bruxelles (1885) – La Boverie (Liège, BE)

Contempler encore…

TURNER : Trois marines (1827)

TURNER J.M.W., Three Seascapes (1827) – Tate Gallery (London, UK)

D’autres incontournables du Savoir-contempler…

HOMER : Sleigh Ride (1890-95)

http://www.clarkart.edu/Collection/8034

HOMER Winslow (1836-1910), Sleigh Ride (trad. La glisse, 1890-95) – The Clark Museum (US)

D’autres incontournables du savoir-contempler :

VINCI : Arbres (1502)

Leonardo da VINCI (1452-1519), Alberi (1502) – [à compléter] Galerie des Offices (Florence, IT)

D’autres incontournables du savoir-contempler :

CHARLIER : Courage to the last (2003)

CHARLIER, Jacques : Courage to the last (2003) – La Boverie (Liège, BE)

Pour continuer la visite :

DE WITTE : Femme au corset rouge (1880)

DE WITTE, Adrien (1850-1935) : Femme au corset rouge (1880) – La Boverie (Liège, BE)

Pour continuer la visite :

PACE : Tryptique (2011)

PACE Maria (née en 1959) : Tryptique (gravure, 25×33 cm, 2011)​

L’oeuvre est empruntable gratuitement (60 jours par emprunt) à l’Artothèque de la province de Liège (BE).


Egalement à l’Artothèque de la Province de Liège (BE) :

PICASSO : La buveuse d’absinthe

Pablo Picasso, The Absinthe Drinker, 1901

PICASSO, Pablo (1881-1973) : La buveuse d’absinthe (1901) – Collection privée

Pour continuer la visite :

MARQUET : Nus (1898-1919)

MARQUET Albert (1875-1947) : Nu sur fond bleu (1913) Nu fauve (1898) La femme blonde (+ détail, 1919) – e.a. Centre Pompidou (Paris, FR)

Pour continuer la visite :

LIPKING : Baignoire dans un château de la Loire

LIPKING, Jeremy (né en 1975) : Baignoire dans un château de la Loire – www.lipking.com

Pour continuer la visite :

TOULOUSE-LAUTREC : Rosa la rouge (1886-1887)

TOULOUSE-LAUTREC Henri de- (1864-1901) : A Montrouge ou Rosa la rouge (1886-1887) – The Barnes Foundation (Philadelphia, US)

Pour continuer la visite :

GUERIN : Nu (1910)

GUERIN Charles-François-Prosper (1875-1939) : Nu (1910) – Musée de l’Hermitage (Amsterdam, NL)

Pour continuer la visite :

GRATON : Hélène (2013)

GRATON, Philippe (né en 1961) : Hélène (Bruxelles, 2013) – www.philippe-graton.com

Pour continuer la visite :

BRICARD : ​Nu au bracelet vert​

BRICARD François Xavier (1881-1935) : ​Nu au bracelet vert​ – Collection privée​

Pour continuer la visite :

BREITNER : Geesje Kwak (détail, 1894)

Breitner, Geesje Kwak (1894)

BREITNER, George Hendrik​ ​(1857-1923) : ​Geesje Kwak ou ​Meisje in witte kimono (détail, 1894)​ – ​Rijksmuseum (A’dam, NL)

Pour continuer la visite :

BONNARD ​: Nu à contre-jour (1908)

Bonnard, Le cabinet de toilette (1908)

BONNARD, Pierre (1867-1947) : Nu à contre-jour ou ​Cabinet de toilette au canapé rose ou L’eau de Cologne​ (1908) – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles, BE)

Pour continuer la visite :

BLAKELOCK : Moonlight Sonata (1889-1892)

Blackelock, Monlight Sonata (1892)

BLAKELOCK Ralph Albert (1847-1919) : Moonlight Sonata (1889-1892) – Museum of Fine Arts (Boston, US)

BLAKELOCK Ralph Albert (1847-1919) : Moonlight (1885-1890) – The Phillips Collection (US)

Pour continuer la visite :

THONART (Cléa) : aquarelle

(c) wallonica.org

THONART Cléa (née en 1998, BE), Aquarelle brute (non daté)

Savoir contempler plus encore…

WEGMAN : Polaroïds

WEGMAN, William (né en 1943)
Wegman reading to dog

Plus d’infos sur www.williamwegman.com

Pour continuer la visite :